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IN MEMORIAM. mai 2012

Nous avons la grande tristesse de faire part du décès de notre collègue et amie Claudine Ogé, décédée à l'âge de 54 ans. Claudine Ogé était une "fidèle" de l'APLG depuis le début des années 1980. Elle était institutrice, et avait adhéré à l'APLG par fidélité à
ses études classiques à la Faculté de Nantes, et aux amitiés qu'elle avait nouées pendant ces années. Nous la retrouvions régulièrement aux Assemblées générales annuelles.
Elle avait été aussi secrétaire de l'Association Hermès, qui, pendant les années 80, s'était constituée, à l'initiative d'Odette Touchefeu, pour réaliser et présenter dans les classes de collèges des montages audiovisuels concernant l'antiquité grecque et romaine.
En 2006-2008, elle avait pris part au travail qui a conduit à la publication de la brochure "Notor et les images grecques"

Claudine Ogé avait lutté très courageusement ces cinq dernières années contre un cancer qu'elle a longtemps contenu, en accompagnant de sa résistance déterminée les efforts de ses médecins. Nous pensons à elle avec émotion et nous garderons précieusement le souvenir de sa gentillesse souriante, de son énergie discrète, de son engagement pédagogique, de son attachement aux humanités classiques, et de son amitié.

  Décembre 2010. L'APLG rend hommage à Jacqueline de Romilly, qui vient de s'éteindre à l'âge de 97 ans.

C'est une disparition qui nous touche tous beaucoup.

Cette grande helléniste, à la carrière exceptionnelle, a toujours défendu avec une inlassable conviction la cause de l'enseignement du grec. Elle laisse un grand nombre d'écrits (dont une traduction toujours remarquable de Thucydide).
Nous garderons d'elle aussi l'image si précieuse d'une énergie généreuse et d'une intelligence pétillante.

Nous nous associons à tous les hommages qui sont apportés à cette très grande dame.

La huitième édition des Journées de l'Antiquité est dédiée à sa mémoire.

J
Jacqueline de Romilly photographiée dans son appartement, en 2003


Sur le site de France Culture, une page lui est consacrée, avec de nombreux documents et liens.

On peut écouter en particulier un entretien réalisé par Emmanuel Laurentin en 2005 pour l'émission La Fabrique de l'histoire (et rediffusé le 20 décembre).

France 5 rediffuse mardi 21 décembre, à 21h 30, l'émission de la série Empreintes qui lui avait été consacrée récemment ("Jacqueline de Romilly, la vigie grecque") 

un article intéressant sur le site Rue 89 (un commentaire d'un professeur de lettres classiques) novembre 2008 Sur le blog de Pierre Assouline,

un compte-rendu du dernier livre de Jacqueline de Romilly,
Petites leçons sur le grec ancien (176 pages, 15,50 euros) Stock)

 

 Résultats du concours de l'Association Vendée-Italie, à la Roche-sur-Yon

En février 2008, l'association Vendée Italie associée à l'inspection académique a lancé un concours destiné aux collégiens yonnais qui apprennent le Objectif du concours : illustrer les traces de la civilisation romaine dans la ville de la Roche sur Yon et présenter un mémoire évoquant le goût pour l'antiquité dans le chef lieu vendéen.
La remise d'un prix de 400 Euros au meilleur mémoire était prévue le 2 juin, date anniversaire de la proclamation de la république italienne.
C'est la classe de 3° latinistes du collège Herriot qui a le mieux relevé le défi en écrivant une lettre très pittoresque , assortie d'une monographie (album + photos + illustrations). Bravo aux 37 élèves de la classe et à leur professeur Marion Babaud, qui ont reçu la récompense méritée.

L'APLG s'associe à l'hommage d'Eliane Gallocher présidente de l'A.V.I et à celui de M. L'inspecteur d' Académie de la Vendée.

article Ouest-France du 12 juin 2008

 

 

Le Magazine littéraire de février 2008 (n° 472) consacre son dossier central à Aristote :

Aristote, le désir des savoirs

Pour saluer la fin de l'entreprise de traduction menée par les éditions Flammarion, le Magazine littéraire publie un dossier consacré à Aristote :

"c'est l'occasion de bousculer quelques idées reçues sur la place de la philosophie et de la culture des Anciens dans notre temps et notre société - place qui serait de plus en plus réduite pour une culure humaniste ayant cessé d'exercer sur nos esprits et nos actions sa fonction de modèle éternel. Pourtant, nous n'avons jamais aussi bien connu nos Anciens que depuis trente ans... Les traductions qui paraissent aujourd'hui, fortes de cette effervescence, nous offrent un Aristote vivant, inséré dans son temps..."

Sommaire :

Des dieux dans la cuisine, par Michel Crubellier
Aristote, une vie, par Maxime Rovère
Bibliographie
Entretien avec Margaret Doody "Un compagnon intellectuel", propos recueillis par Arnaud Macé
Comment Aristote est venu jusqu'à nous, par Rémi Brague
Entetien avec Pierre Pellegrin "Traduire tout Aristote", propos recueillis par Arnaud Macé
Livres essentiels

Penser aujourd'hui avec Aristote : Jacques Rancière, la Poétique à Hollywood ; Florence Dupont, Le théâtre ou le piège de la mimèsis ; L'Ecole analytique, Une éthique de la croyance ; Vincent Descombes, Une philosophie de l'action par Arnaud Macé et Maxime Rovère

L'Organon : comprendre la connaissance, par Michel
Le sommeil ou la question de la finalité naturelle, par Pierre-Marie Morel
La science de l'être, par Annick Jaulin
La vocation politique de l'homme, par Arnaud Macé
Qu'est-ce que l'éthique ?, par Anne Merker
Le caractère : de la douceur du boeuf à la vertu de l'orateur, par Frédérique Woerther
La poétique d'Aristote, par Arnaud Macé
Juste la rhétorique mais toute la rhétorique, par Pierre Chiron

Epilogue, par Charles Dantzig

 

(novembre 2007)

La "Grotte de Romulus" découverte dans les profondeurs du Palatin :
un événement spectaculaire qui fait parler de lui…

Une recherche "Grotte de Romulus" sur Google conduit sur des dizaines de sites…

Par exemple Libération, avec un diaporama de six photos.
Ou bien
La Tribune de Genève

Il est amusant de noter la diffférence de tonalité dans les présentations. Parfois c'est la vraie grotte de Romulus et de Rémus qui semble "enfin découverte". Par exemple dans un titre du Figaro.

Souvent c'est la grotte en effet remarquable mentionnée par la légende.

Cette grotte pourrait bien être une grotte liée au rituel des Lupercales. Et les Romains de la République pouvaient se dire en effet que cette grotte était la grotte de Romulus. Certains archéologues italiens aimeraient le dire… d'autres maintiennent une juste distance entre la légende et la réalité cette adhésion …

On peut tirer d'intéressants enseignements pédagogiques de cette revue de presse. On pourrait par exemple commenter l'organisation de cette note publiée sur le site de France 2 :

La grotte de Rémus et Romulus retrouvée

La grotte mythologique, où la louve aurait allaité Romus et Romulus, a été mise à jour à Rome sur le mont Palatin

Mardi, le ministre de la culture italien, Francesco Rutelli, a annoncé la découverte de la grotte, où les fondateurs de Rome, les jumeaux Rémus et Romulus auraient été allaités par une louve.

"L'Italie et Rome ne cessent jamais de stupéfier le monde avec des découvertes archéologiques et artistiques continues",  a déclaré le ministre.

Francesco Rutelli ajoute "il est incroyable de penser que l'on a finalement trouver un site mythologique qui est ainsi devenu un site réel".

Dans la Rome antique cette grotte, appelée Lupercale, était le lieu où la population organisait une grande fête annuelle en l'honneur du dieu des troupeaux Faunus Lupercus.

Et selon la légende, c'est dans cette grotte que la louve a allaité Rémus et Romulus qui auraient fondé la ville de Rome en 753 avant notre ère.

La statue en bronze représentant la louve allaitant les deux enfants, et qui se trouve à l'entrée de l'hôtel de ville, est le symbole le plus connu de la capitale italienne.

La grotte, qui mesure 6,5 mètres de diamètre et 7 mètres de hauteur était ensevellie sous plusieurs mètres de terre. Une sonde a permis de découvrir les parois recouverts de mosaïques et de coquillages.


mardi 29 mai 2007 :

Gérard Jeunet, fondateur de l'ARELAB, est mort dans la nuit du 28 mai. Les obsèques ont lieu ce vendredi 1er juin, à 14h30, à l'église Saint-Claude, à Besançon.

Gérard Jeunet était un homme remarquable qui avait fondé et lontemps animé l'ARELAB, Association régionale des enseignants de langues anciennes de Besançon, dont il restait le président d'honneur.

L'ARELAB a été un foyer particulièrement rayonnant de réflexions et d'initiatives pédagogiques novatrices. L'impulsion ainsi donnée dans les années 80- 90 s'est prolongée et l'ARELAB est toujours une association très dynamique. Nous devons tous beaucoup aux travaux, aux idées, aux publications de l'ARELAB. Nous devons tous beaucoup à Gérard Jeunet, qui avait su fédérer ces belles énergies dans l'académie de Besançon.

Nous sommes très touchés par l'annonce de ce décès.
L'APLG exprime sa vive sympathie à la famille de Gérard Jeunet, à ses amis, à l'ARELAB. Nous garderons la mémoire de cet homme généreux qui a tant fait pour que les langues anciennes restent vivantes.

Y.T.

 

  Le Festival Européen Latin-Grec organisé par Elizabeth Antébi s'est tenu à Nantes les vendredi 11, samedi 12, dimanche 13 mai 2007.

Une programmation originale, hétéroclite, riche et en même désordonnée : telle est la particularité de ce festival très marqué par la personnalité d'Elisabeth Antébi et sa volonté de proposer un rendez-vous foisonnant.

Des éléments très intéressants :

  • les spectacles de théâtre et de musique : Démodocos, la troupe de théâtre universitaire de Coïmbra avec l'Assemblée des femmes d'Aristophane, la troupe de théâtre universitaire de Brest, dirigée par Yves Moraud, avec Amphitryon 38 de Giraudoux, le spectacle Pour Aphrodite d'Anastassia Politi,
  • la participation de l'archéologue belge Catherine Breyer avec une exposition sur les Jeux dans l'antiquité et la présence de Cindy Piété, présidente de l'Association des Ludothèques françaises
  • la présentation par Annie Collognat de sa traduction du dernier album d'Astérix : Caelum in caput ejus cadit !, et sa conférence sur les Métamorphoses d'Ovide.
  • Un repas romain le samedi soir préparé par Christine Beyer

Une couverture médiatique remarquable (grâce aux talents de l'organisatrice, très introduite dans le monde des médias)

Une participation appréciable, à situer à sa vraie mesure : de 100 à 170 personnes le vendredi et le samedi, une cinquantaine pendant la journée de dimanche; un total de 650 à 700 entrées pour les cinq spectacles.

L'APLG a apporté pour cette édition nantaise un soutien sans lequel ce festival n'aurait pas pu se tenir (il avait dû quitter la cité de Bécherel).
Mais ce festival reste celui d'Elisabeth Antébi (conformément d'ailleurs à sa volonté) et c'est elle qui en assume la programmation, la conduite organisationnelle et la gestion financière. Vous pourrez lire le bilan qu'elle en tire sur son site personnel :
http://www.antebiel.com/fortunajuvat

Pour les éventuelles éditions ultérieures, l'APLG discutera des conditions nécessaires pour qu'elle renouvelle son engagement et son soutien.

L'APLG pour sa part reste essentiellement engagée dans les Journées de l'Antiquité organisées dans la région des Pays de la Loire : la prochaine édition- la septième- aura lieu au printemps 2009 et nous engageons dès maintenant sa préparation ! C'est un rendez-vous qui continuera à s'ancrer dans la réalité culturelle de la Région, par le développement du réseau de partenariats qui le porte.

 

 Nantes, Rezé, Angers : Dans le cadre du Printemps des arts 2007

Pirame et Thisbé

Page sur le site du Rectorat de Nantes
Un riche dossier pédagogique a été établi pour accompagner ces spectacles.
Il est disponible sur demande auprès du secrétariat des IA-IPR du Rectorat de Nantes.


Pirame et Thisbé
Musique de François Rebel (1701-1775) et François Francoeur (1698-1787).
Un spectacle proposé par Angers Nantes Opéra et Stradivaria, ensemble baroque de Nantes

Nantes, Théâtre Graslin: vendredi 25, dimanche 27, mardi 29, jeudi 31 mai, Vendredi 1er juin 2007.
Angers, Grand Théâtre : vendredi 8, dimanche 10, mardi 12 juin 2007
en semaine à 20 heures, le dimanche à 14 h 30.
 

Piramo e Tisbe
Intermezzo tragico de Johann Adolf Hasse
mercredi 30 mai, à 20h 30, théâtre municipal de Rezé,

Anne Magouët, soprano
Catherine Padaut, soprano
Lachrimae Consort
Philippe Le Corf, direction musicale

Hasse considérait que son avant-dernière œuvre comptait parmi ce qu'il avait composé de mieux. Aujourd'hui, cette partition représente un sommet de la synthèse entre l'art lyrique italien et le baroque allemand, sommet qu'il est donc légitime de découvrir en création française.

Ce même mercredi 30 mai à 18H 30, au Théâtre municipal de Rezé,
Conférence de Françoise Rubellin, professeur de littérature à l'université de Nantes, sur les expressions littéraires de l'histoire de Pirame et Thisbé.


 

  Exposition à la BNF :

Homère sur les traces d'Ulysse

21 novembre 2006 au 27 mai 2007

site François-Mitterrand, Quai François Mauriac, 75013 Paris

Du mardi au samedi de 10h à 19h
dimanche de 13h à 19h
Fermeture lundi et jours
Entrée : 5 euros

 

Homère, Sur les traces d'Ulysse

L'oeuvre d'Homère relève du patrimoine littéraire universel. C'est un socle qui repose sur les deux piliers que sont l'Iliade et l'Odyssée, ces deux épopées de la guerre et du voyage. Homère y met en scène les expériences humaines les plus intenses : violence, amour, cruauté, douleur, noblesse, volonté... Sans doute la figure d'Ulysse incarne-telle, à un degré rare, ce parcours initiatique dans son périple, confronté aux hommes et aux dieux, aux monstres et aux héros, il perçoit la diversité des êtres possibles. Les résonances de ce diptyque ont traversé les siècles et inspirent aujourd'hui encore, de nombreux créateurs. Aussi cette exposition est-elle attentive à illustrer la part d'imaginaire mais aussi les aspects bien réels -l'archéologique, l'histoire, la géographie- du monde d'Ulysse.

L'exposition explore les textes fondateurs que sont l'Iliade et l'Odyssée en s'attachant à Ulysse, le héros qui choisit l'humain contre l'inhumain et le surhumain. Dans la première partie de l'exposition, Homère et les muses, le visiteur découvre ce qu'est une épopée. Avec Ulysse, le destructeur de Troie, il est ensuite plongé au coeur de la bataille et identifie la nature de l'héroïsme homérique. Il suit enfin Ulysse dans son Retour à Ithaque, et affronte à ses côtés le cyclope et les sirènes. Les différentes facettes du personnage d'Ulysse sont ainsi évoquées tour à tour.

L'exposition aborde également la question complexe de la transmission du texte de l'Antiquité jusqu'à nos jours. Parmi la centaine d'objets et d'ouvrages présentés, le public appréciera des pièces aussi rares qu'une sanguine de Matisse pour l'Ulysse de Joyce, une édition d'Homère annotée par Chateaubriand, des remarques émouvantes de Racine sur les adieux d'Hector et d'Andromaque, l'un des plus vieux papyrus au monde de l'Odyssée, un plateau en argent massif dit Plat d'Achille, de très beaux vases antiques illustrant les épopées, etc… Des extraits de films ponctuent le parcours de l'exposition.

         Sur le site de la BNF, une remarquable exposition visuelle,
       présentant
       les textes affichés dans l'exposition réelle,
        les différents films qui sont y accessibles sur ordinateurs
        des documents pégagogiques
 

Ca
talogue de l'exposition : Homère, sur les traces d'Ulysse
Dirigé par Olivier Estiez, Mathilde Jamain et Patrick Morantin
Avec la collaboration de Jacqueline de Romilly, Jean-Pierre Vernant et Pietro Citati

38,
00 euros. Date de parution 16/11/2006
Broché ; 176 p. ; illustrations en noir et blanc ; 27 x 20 cm

Documents pédagogiques à télécharger sur le site de la BNF (fichiers PDF) :

Homère, sur les traces d'Ulysse

Un texte vieux de 3 000 ans

L'Iliade et Troie entre mythe et histoire

Le voyage d'Ulysse et ses interprétations

Les grands héros homériques  

Voir aussi les animations proposées pour les scolaires


 

 L'Hommage à Jean-Pierre Vernant, organisé à la Bibliothèque nationale de France, le vendredi 30 mars, a réuni quelque 600 personnes.
La qualité des documents vidéo et la richesse des témoignages ont fait de cette journée un moment particulièrement intéressant, à la fois émouvant et chaleureux.
  
        
Programme de cette journée

 

A écouter en ligne
I
nformation transmise par Alain Gascon sur la liste Musagora

France Culture, émission Surpris par la nuit par Alain Veinstein

émission du mercredi 21 février 2007

Les démodées par Isabelle Rossignol
Réalisation : Anne Fleury

Au règne des langues vivantes, le Latin et le Grec classique ne sont rien ! Voilà ce qui se dit haut et fort dans les cours de collèges... et bien ailleurs. Pour autant, ces deux langues sont toujours enseignées -sous le label peu excitant de « langues mortes » certes !-, mais il n'empêche : elles existent. Grâce à des enseignants et une poignée d'élèves convaincus.

Tout de même, enseigner ou apprendre ces langues anciennes, que cela signifie-t-il aujourd'hui, à une époque où l'institution scolaire est sommée de former au pratique ? 3 enseignants de Grec classique et/ou de Latin ainsi que 3 élèves nous aident à le comprendre.

Par ailleurs, des lectures de textes permettent d'entrer dans l'univers sonore et littéraire de ces deux démodées, qui, au terme de l'émission, ne le sont plus tout à fait.

Enseignants de latin et de Grec classique :
Jacqueline Dupret, Marie-Hélène Lafon, Jean-Louis Le Gludic

Élèves :
Adil Benaïssa, Maud Blanluet, Christoffert Photo

Textes (en langues originales) de : Socrate, Homère, Virgile
Textes (en langue française) de :Pascal Quignard, Yves Bonnefoy, Tocqueville

 

 

  Dans le numéro de septembre du magazine Lire, Gérard Oberlé, dans sa chronique défend le latin :

Rentrée des classes pour vous, rentrée littéraire pour mézigue: une actualité qui nous flanque dans de semblables galères, ma chère Emilie. Bon courage! Dans votre courrier de vacances, vous me disiez vouloir renoncer au latin au profit de je ne sais quelle langue vulgaire prétendue «utile». Une perfide mouche vous aurait-elle piquée sur la plage ? Sachez, ma fille, que ce qu'il y a de plus «utile» pour former les jeunes esprits, ce sont les choses réputées «inutiles». «Pourquoi apprendre le latin? plaisantait l'élève Rimbaud. Personne ne parle cette langue... Que sait-on si les Latins ont existé? C'est peut-être quelque langue forgée; et quand même ils auraient existé, qu'ils me laissent rentier, et conservent leur langue pour eux! Ah! saperlipotte de saperlipopette! sapristi! moi je serai rentier; il ne fait pas si bon de s'user les culottes sur les bancs, saperlipopettouille!» Gausserie d'un potache qui chaque année remportait au collège de Charleville le premier prix de vers latins ainsi que le premier prix au Concours académique qui se disputait entre les collèges et lycées de l'académie de Douai. S'il avait vécu au siècle de Dorat et de Jean Second, il eût rivalisé avec eux et serait sans doute devenu le premier poète latin de son temps (…)

suite de l'article

 

Désormais disponibles en DVD, les 12 premiers épisodes de la série ROME diffusée cet été sur Canal+.

    Warner, 6 DVD sous coffret.

   Une série qui met en scène, dans un registre spectaculaire, violent et cru, les années qui virent s'effondrer la république romaine.

Présentation et analyse très riches sur le site Péplum de Michel Eloy

Voir la présentation de la série sur Wikipédia.

Rome est une série télévisée américano-britannique créée par John Milius, William J. MacDonald et Bruno Heller et diffusée depuis le 28 août 2005 sur HBO et le 2 novembre sur BBC2. En France, la série est diffusée depuis le 29 juin 2006 sur Canal+.

L'action débute lorsque Jules César revient de Gaule à la fin de son mandat de proconsul, refuse de libérer ses légions selon l'ordre du Sénat, et s'apprête à franchir le Rubicon à la tête de ses légions et à marcher sur Rome. Dès lors, on suit les luttes de pouvoir entre Pompée et César, jusqu'à l'assassinat de ce dernier aux ides de mars en 44 av. J-C.

Les deux personnages principaux de l'histoire, Lucius Vorenus et le légionnaire Titus Pullo, de retour à Rome en ces temps agités, croisent et mêlent sans cesse leur destin avec les grands personnages de la Rome antique : Pompée, César, le jeune Octave - futur empereur Auguste - et sa mère, Atia Julii, la vénéneuse nièce de César, Cicéron, Marc Antoine, Brutus, Caton le Jeune, Cléopâtre, etc.

Les deux légionnaires, Lucius Vorenus et Titus Pullo sont les deux seuls soldats à être cités régulièrement dans les commentaires sur la Guerre des Gaules de César.

Selon les dires du créateur de la série, Bruno Heller, la deuxième saison pourrait reprendre le thème de la lutte de pouvoir entre Marc-Antoine et Octave.

 
 

   


Vingtième anniversaire de la mort de Georges Dumézil

4 mars 1898- 11 octobre 1986


Le 11 octobre 1986,
Georges Dumézil
s'éteignait à l'âge de 88 ans.

Son œuvre immense, profondément novatrice,
constitue toujours un apport majeur.


Maintenant disponible en DVD,
un moment de télévision mémorable, passionnant et réjouissant :

Les Grands entretiens de Bernard Pivot : Georges Dumézil,
entretien réalisé en juillet 1986; 1 heure 2 mn.
INA , 20 euros.

        

Des resssources précieuses en ligne :

Georges Dumézil In Memoriam
site personnel d'Arnaud Duroy,
très riche, avec beaucoup de documents d'archives

Bernard Sergent, Georges Dumézil, Port-Folio publié par l'ADPF,
version téléchargeable au format RTF

 

Présentation génerale de l'œuvre de Georges Dumézil sur Wikipédia

 

Articles en ligne dans les Folia Electronica Classica de l'Université de Louvain-la Neuve :

Jacques Poucet, Professeur émérite de l'Université de Louvain et des Facultés universitaires Saint-Louis (Bruxelles), Membre de l'Académie royale de Belgique
Georges Dumézil (1898-1986)

Georges Dumézil et les historiens de la Rome ancienne : un bilan récent

Autour de Georges Dumézil : Aspects de l'héritage indo-européen dans la religion romaine archaïque

Autour de Georges Dumézil : Aspects de l'héritage indo-européen dans l'annalistique

Comparaison typologique et comparaison génétique : Alexandre Grandazzi et la méthode comparative de Georges Dumézil

 

Dominique Briquel, Université de Paris-Sorbonne (Paris IV), École Pratique des Hautes Études (Section des Sciences Historiques et Philologiques) :
Tullus Hostilius et le thème indo-européen des trois péchés du guerrier [1e partie]

Tullus Hostilius et le thème indo-européen des trois péchés du guerrier [2e partie]

 

 

   

 

 
   

Juillet 2006 :

Emotion, admiration, reconnaissance : hommage à Pierre Vidal-Naquet


AFP Photo prise le 6 décembre 2000 à Paris

Quelques-uns des articles écrits pour lui rendre hommage

Bibliographie de Pierre Vidal-Naquet

 

http://www.pierre-vidal-naquet.net : Un site pour Pierre Vidal-Naquet

Un groupe d'amis de Pierre Vidal-Naquet (1930-2006) a pris l'initiative d'ouvrir ce site, en octobre 2006, pour rendre hommage à l'historien disparu le 29 juillet 2006. La première mission qu'ils se sont assignée -en plein accord avec la famille de Pierre Vidal-Naquet - est d'organiser (avec le soutien de diverses institutions) une journée d'hommage, le 10 novembre 2006, à la Bibliothèque nationale de France, à Paris.

Sur le site sont présentés : la bibliographie de Pierre Vidal-Naquet ; sa biographie à travers les articles de presse publiés après son décès ; des hommages de ses amis.

Ce site est amené à s'enrichir ultérieurement d'autres documents, et à rendre compte d'autres initiatives autour de la figure de ce grand historien de la Grèce ancienne, qui fut aussi, tout au long de sa vie, un intellectuel engagé dans les débats du siècle.

Élisabeth Allès (CNRS), Jean-Christophe Attias (EPHE), Esther Benbassa (CNRS), Jacques Brunschwig, Hélène Monsacré (Éditions Albin Michel), Zoé Castoriadis (Association Castoriadis), Denis Gazquez (BNF), François Gèze (La Découverte), François Hartog (EHESS), Pierre Judet de la Combe (EHESS), Emmanuel Laurentin (France-Culture), Gilles Manceron (Ligue des droits de l'homme), Olivier Mongin (Esprit), Marc-Olivier Padis (Esprit), Vincent Rebérioux (Ligue des droits de l'homme), Agnès Saal (BNF), Alain Schnapp (Université Paris-I), Abraham Ségal (« Trop, c'est trop ! »), Dominique Vidal (Le Monde diplomatique).
 
 

Quelques-uns des nombreux articles
écrits en hommage en Pierre Vidal-Naquet ces dernières semaines.
Encore disponibles en ligne :

Libération   Le Figaro   L'Humanité   La Croix   Politis     Ligue des droits de l'homme

 L'Histoire    L'Histoire a mis en ligne les articles que la revue a consacrés à Pierre Vidal-Naquet

 

 

Les livres de Pierre Vidal Naquet

Sur la Grèce antique, le livre le plus important peut-être, qui réunit des articles majeurs :
Le Chasseur noir - Formes de pensées et formes de société dans le monde grec, Maspero, 1983, La Découverte, 1991, 2005

 

L'Affaire Audin 1957-1958, Minuit, 1958, édition augmentée, Minuit, 1989.

La Raison d'État, Minuit, 1962; La Découverte, 2002.

Clisthène l'Athénien, avec Pierre Lévêque, Belles Lettres, 1964, rééd. Macula, 1998.

Le Bordereau d'ensemencement dans l'Égypte ptolémaïque, Bruxelles, Fondation égyptologique Reine-Élisabeth, 1967.

Journal de la commune étudiante (avec Alain Schnapp), Le Seuil, 1969;  Le Seuil, 1988.

« Flavius Joseph ou du bon usage de la trahison » préface à La Guerre des Juifs de Flavius Joseph, trad. de Pierre Savinel, Minuit, 1976.

Les Crimes de l'armée française, Algérie 1954-1962, Maspero 1972, rééd. La Découverte, 2001.

La Torture dans la République, essai d'histoire et de politique contemporaine, 1954-1962, Minuit, 1972; Maspero, 1975; La Découverte, 1983; Minuit, 1998.

Économies et Sociétés en Grèce ancienne (avec Michel Austin), Armand Colin, 1972, 7e éd. 1996.

Mythe et Tragédie en Grèce ancienne (avec Jean-Pierre Vernant), Maspero, 1972; rééd. sous le titre Mythe et Tragédie-Un.

Le Chasseur noir. Formes de pensée et formes de société dans le monde grec, Maspero, 1983 et La Découverte, 1991, 2005.

Mythe et Tragédie en Grèce ancienne-Deux, avec Jean-Pierre Vernant, 1986; 1995; La Découverte & Syros, 2001.

« Flavius Arrien entre deux mondes » dans Histoire d'Alexandre d'Arrien, Minuit, 1984.

Les Assassins de la mémoire. « Un Eichmann de papier » et autres essais sur le révisionnisme, La Découverte, 1987; Le Seuil, coll. « Points Essais », 1995; La Découverte, Paris, 2005.

Atlas historique (sous la direction de), Hachette, 1987 ; 1992.

Oedipe et ses mythes, avec Jean-Pierre Vernant, Complexe 1988, rééd. 2006. Face à la raison d'État, La Découverte, 1989.

La Démocratie grecque vue d'ailleurs. Essais d'historiographie ancienne et moderne, Flammarion, 1990 et 1996.

Les Juifs, la Mémoire et le Présent, t. I et II, La Découverte, 1991 ; Le Seuil, coll. « Point Essais », 1995 (en un volume).

La Grèce ancienne (avec Jean-Pierre Vernant) I : Du mythe à la raison ; II : L'Espace et le Temps; III : Rites de passage et Transgressions, Le Seuil, 1990-1992.

Le Trait empoisonné, réflexions sur l'affaire Jean Moulin, La Découverte, 1993.

Réflexion sur le génocide. Les Juifs, la mémoire et le présent, t. III, La Découverte, 1995; 10/18, 2004.

Mémoires, I : La Brisure et l'Attente, 1930-1955, Le Seuil/La Découverte, 1995.

Mémoires, II : Le Trouble et la Lumière, 1955-1998, Le Seuil/La Découverte, 1998.

Les Grecs, les Historien et la Démocratie, La Découverte, 2000.

Le Grand écart, La Découverte, 2000.

Le Monde d'Homère, Perrin, 2000.

Le Miroir brisé, tragédie athénienne et politique, Les Belles Lettres, 2002.

Fragments sur l'art antique, Noêsis, 2002.

Le Choix de l'histoire, Pourquoi et comment je suis devenu historien, Arléa, 2004

Démocratie, citoyenneté et héritage gréco-romain, avec Elisabeth Brisson, Jean-Paul Brisson et Jean-Pierre Vernant, Liris, 2004.

L'Atlantide : petite histoire d'un mythe platonicien, Les Belles Lettres, 2005.

La Guerre des Juifs, Bayard, 2005.

 

Un livre consacré à Pierre Vidal-Naquet, rassemblant des articles de ceux qui l'ont côtoyé :

Pierre Vidal-Naquet, un historien dans la cité, dir. Pauline Schmitt, Alain Schnapp, François Hartog, La Découverte, 1998.

 

Sur le site des éditions La Découverte : des compléments (tables des matières, textes de préfaces …)

Voir aussi la bibliographie sur le site de la revue L'Histoire.
 L'Histoire a mis en ligne les articles que la revue a consacrés à Pierre Vidal-Naquet




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L'APLG rend hommage à Odette Touchefeu-Meynier,
brusquement décédée le vendredi 21 avril 2006, à l'âge de 77 ans

Odette Touchefeu avait participé à la fondation de l'APLG, créée en en 1970 à l'initiative de Louis Holtz, directeur de la section de langues anciennes de l'université de Nantes.
De 1983 à 1994, elle avait assuré une présidence très dynamique de l'APLG, et était depuis présidente d'honneur, toujours membre du bureau de l'Association. Elle avait soutenu la fondation de la CNARELA et avait longtemps participé à son bureau.

Voyez la page spéciale qui lui est consacrée.



  Texte et document pour la classe, TDC n° 916 du 15 mai : Le siècle de Périclès

 

Le numéro d'avril des Cahiers de science et vie (n ° 92) a pour titre : Six héros grecs traversent le temps
Il invite à suivre au fil de notre histoire culturelle Prométhée, Orphée, Œdipe, Thésée, Héraclès et Sisyphe  

 

  N° Hors Série 9- Avril-Mai-Juin de la Revue Histoire antique - 7,50 euros

Homère et son époque
Homère et son œuvre
L'Iliade et l'Odyssée : des lieux mythiques

 

 

Dans le Monde du 9 juin, Le secret du mécanisme astronomique d'Anticythère (article de Pierre Le Hir) :

En 1900, des pêcheurs d'éponges remontaient, d'une épave antique coulée par 40 m de fond, près des côtes de l'île grecque d'Anticythère, entre la Crète et le Péloponnèse, un curieux butin, noyé parmi une cargaison d'amphores et de statues. Leur prise se composait de plusieurs fragments de bronze corrodé, recouverts d'une gangue de calcaire et de corail, et maintenus entre eux par les restes d'une structure en bois. A première vue, il s'agissait d'un ensemble d'une vingtaine de roues dentées, formant un mécanisme à l'usage inconnu.

(…)

Soumis à la question par ce scanner, qui dévoile l'intimité de ses structures en trois dimensions avec une précision de 50 microns, le mécanisme d'Anticythère a commencé à parler, relate Xénophon Moussas, directeur du laboratoire d'astrophysique de l'université d'Athènes. "Nous avons découvert et déchiffré de nouvelles inscriptions en grec, sur les pièces du mécanisme ou sur des fragments de feuilles de bronze. Ces textes, qui comptent au total un millier de caractères, sont à la fois un mode d'emploi de l'appareil et un traité d'astronomie, faisant référence aux étoiles. Chaque semaine nous en apprend un peu plus", s'enthousiasme-t-il. Quatre cadrans "au moins" - et non pas trois - indiquent les positions du Soleil et de la Lune, ainsi que, pour le plus petit des cadrans, les phases de notre satellite.

"Nous sommes sûrs aujourd'hui qu'il s'agissait d'une machine à calculer les mouvements du Soleil et de la Lune, peut-être aussi - nous n'en sommes pas certains - ceux de quelques planètes", indique le chercheur. Le terme d'horloge astronomique lui paraît toutefois inapproprié, le mécanisme étant apparemment actionné par une manivelle. La forme des caractères, comparée à celles d'autres inscriptions de la même époque, conduit en outre les experts à dater la pièce de la fin du IIe siècle avant l'ère chrétienne. Les résultats des analyses en cours devraient être communiqués à l'automne 2006, lors d'une conférence internationale à Athènes.

Reste la principale énigme : comment les Grecs, peu réputés pour leur culture technologique, ont-ils réalisé un tel instrument, très en avance sur son temps ? "Les mathématiques grecques étaient déjà très poussées à cette époque", observe Xénophon Moussas. Elles auraient pu suffire à un érudit, doublé d'un mécanicien de génie, pour ciseler une mécanique savante qui, si l'on en croit certains textes de Cicéron décrivant des systèmes similaires, pourrait provenir de l'école du philosophe Poseidonios de Rhodes. Et qui, deux millénaires plus tard, intrigue toujours.

 

Le DVD du documentaire-fiction : Hannibal, le pire ennemi de Rome, diffusé jeudi 25 mai sur France 2,
peut être acheté sur le site de la
Boutique France Télévision 19, 99 euros, + 6 euros de port.

Documentaire-fiction d'Edward Bazalgette, 2005, 99 mn

À la fin du IIIe siècle avant notre ère, la cité phénicienne de Carthage est la seule à pouvoir rivaliser avec la puissance grandissante de Rome. Hannibal, général carthaginois, est l'un des plus farouches adversaires de la République romaine. Avec une armée de plusieurs milliers d'hommes et d'éléphants, il va parcourir des centaines de kilomètres et traverser les Alpes pour défier Rome sur ses terres. Le réalisateur Edward Bazalgette retrace l'épopée de ce personnage de légende, incarné ici par l'acteur Alexander Siddig. Ben Cross interprète, lui, le rôle de l'adversaire d'Hannibal, le Romain Fabius Maximus Cunctator

 

Dans Le Monde de l'Education , numéro de mai 2006,

un article intitulé : L'ordinateur, la boîte à outils opur un travail d'équipe,
avec ce sous-titre :
Les lettres classiques à la pointe de la modernité.-

 

Dans le journal Le Monde du 10 mai 2006 :

"Deux peintures romaines resurgissent du passé

Deux magnifiques peintures romaines que l'on croyait perdues viennent ainsi d'être "mises au jour" en explorant le grenier de Kingston Lacy, un petit château britannique du Dorsetshire qui a appartenu au voyageur-égyptologue-collectionneur William John Bankes (1786-1855).

En 1816, celui-ci se rend à Sidon - en Syrie à l'époque, au Liban aujourd'hui - et visite un tombeau romain souterrain, découvert deux ans auparavant grâce à... un dromadaire passé au travers de l'entrée enfouie. Entre chacune des dix niches à sarcophages qui composent cette grande chambre funéraire, les parois sont peintes de neuf personnages en pied, qui passionnent Bankes au point qu'il en exécute des copies à l'aquarelle, à la lueur d'une chandelle tenue par un domestique. Puis l'Anglais dépose les deux fresques les plus faciles à détacher de la paroi. Comme l'explique la spécialiste de la peinture romaine Alix Barbet, directrice de recherches au laboratoire d'archéologie d'Orient et d'Occident (CNRS-Ecole normale supérieure), "cette pratique est courante à l'époque. Bankes est un savant de type colonial : il emporte avec lui les plus belles pièces".

Les aquarelles sont rangées dans une boîte métallique et les fresques dans une caisse en bois. Bankes poursuit son voyage au Proche-Orient tandis que ses bagages sont expédiés dans le Dorsetshire. Et, comme s'ils s'étaient perdus en route, personne n'en entend plus parler. Jusqu'en 1997. Cette année-là, à Kingston Lacy, qui fait l'objet d'un long programme de restauration et de conservation, les aquarelles sont retrouvées dans le fatras qu'était devenue la collection de William Bankes. Aujourd'hui, nouveau coup de théâtre, c'est au tour des deux peintures de revoir le jour."

          suite de l'article sur le site du Monde, avec la photo des deux peintures.

 

 Dans Télérama (numéro du 8 au 14 avril), un long article :
Tous les chemins ramènent à Rome, De nouvelles traductions donnent aux classiques grecs et latins une éternelle jeunesse

sur Télérama.fr,
vidéo :
une nouvelle Odyssée de l'Iliade
avec Philipppe Brunet autour d'une nouvelle traduction de l'Iliade
et François Cam

 

Brutale réduction des postes affectés aux concours 2006 (Capes et Agrégation)

Des décisons qui nous alarment et nous désolent :
Baisse globale de 29 % des postes mis au concours pour les collèges et lycées (-4800 postes)

Capes Lettres classiques : 170  (284 postes en 2005, 345 postes en 2002)
Capes Lettres modernes : 980  (1364 postes en 2005, 1336 postes en 2002)

Agrégation Lettres classiques : 40
Agrégation Lettres modernes : 114

  
 
Ancenis, samedi 7 janvier 2006, théâtre Quartier Libre, 20h 30
Angélique Ionatos     Paris-Athènes via... Ancenis

Voix, guitare : Angélique Ionatos
Percussions : Ramon Lopez
Violon : Michael Nick
Bandonéon : César Stroscio
Contrebasse : Claude Tchamitchian

Plein tarif : 16 euros / tarif réduit : 14 euros / tarif abonné : 13 euros / tarif jeune : 8 euros
Ouverture de la billetterie :samedi 3 décembre

 

Angélique Ionatos est cette belle voix grecque altière au souffle immense, parfumée de toutes les vagues de la Méditerranée.

Elle hellénise la France de sa voix chaude depuis trente ans avec déjà quelques passages par Ancenis. Fuyant la dictature des colonels, elle s'installe à Paris pour chanter la Grèce et ses poètes, antiques ou contemporains.

"Je suis comme les oliviers, plus ils vieillissent, plus leurs racines apparaissent". Athènes-Paris est une version rêvée et fragmentée de ses souvenirs, une autobiographie incomplète, musicale et secrète, pleine de mensonges et pourtant vraie. Un voyage initiatique au cœur des lieux réels, mythiques ou imaginaires, qui ont jalonné son existence et des langues qui ont fondé son parcours.

Musique métissée, couleur de lave et de lin à la fois, Angélique explore le blues de sa terre natale et son attachement à son pays d'adoption avec un détour par les chants traditionnels judéo-espagnols, la musique arabo-andalouse et les poèmes de Neruda.

Habitée, ferme et grave, sa voix est parfaite, enveloppée, par une musique bruissante de délicatesse et transportée par les musiciens aux talents d'aquarellistes.

La presse

Angélique Ionatos ne perd rien de l'essentiel ; fidèle à ses habitudes d'interprète, glissant d'une solennité de tragédienne à des attitudes franchement espiègles ; à ses envies constantes de nous raconter, avant de les chanter, le pourquoi de ses poètes préférés. - Le Monde

A chaque fois, d'une voix profonde et énergique, où affleure ce sens de la tragédie propre aux habitants des Cyclades, elle réussit à construire une atmosphère très particulière, qui, entre ombre et lumière, évoque avec beaucoup de sensualité sa Grèce natale. - ParisObs

   

 

 
France 3, dimanche 15 janvier 2006, 18 h

          L'Affaire Sextus, 81 avant J-C
      un documentaire-fiction de Dave Stewart (2005), coproduit par BBC et Discovery Channel, diffusé dans le cadre d'Explore (50 min)

Rediffusion : la nuit du jeudi 19 au vendredi 20 janvier, 4 h 20

Sur TéléDoc (CDNP) : une fiche de Ludovic Fort

-en liaison avec le programme de latin 2de (l'éloquence judiciaire)

C'est à un véritable procès en direct de la Rome antique que nous propose d'assister ce film qui retrace la victoire du jeune avocat Cicéron, dans le procès pour parricide intenté contre Sextus en 81 av. J.-C. Nous voici introduits au cœur du forum romain, haut lieu de la vie politique, religieuse et sociale d'alors. Les personnages et le contexte de ce procès sont rapidement mis en perspective : Rome sort de la guerre civile et Sulla est le grand vainqueur de cette période de troubles qui rendent les rues de Rome peu sûres.

Un homme a été retrouvé assassiné dans le quartier mal famé de Subure. Son fils, Sextus Roscius, l'aurait tué pour se venger d'un père l'ayant déshérité. C'est en tout cas ce qu'essaie de prouver devant les juges assemblés le procureur Erucius, qu'un certain Chrysogonus, bras droit de Sulla, a choisi tout particulièrement pour mener cette bataille. Protégé par Caecilia Metella, Sextus obtient les services du jeune avocat Cicéron, qui attend le procès qui le fera connaître. (…)
 
 

une déclaration consternante de Paul Veyne (décembre 2005)

 
Paul Veyne est un grand historien, mais à la fin d'un long -et intéressant- entretien publié dans le magazine Lire, il tient des propos désolants, et pour nous insupportables, sur l'enseignement du latin et du grec.
 
François Busnel : Le combat pour le maintien du latin et du grec dans le secondaire est-il le vôtre?
 
P.V. Non, pas du tout. Pour être franc, je m'en fous complètement.
 
-Comment!
 

P.V. Il serait plus utile que les enfants étudient l'allemand plutôt que le latin et le grec : c'est une langue à déclinaison difficile. Je ne crois pas que savoir le latin fasse mieux connaître le français. Par contre, connaître le bon français facilite la compréhension du latin. Combien d'étudiants en grec et latin peuvent-ils lire couramment les poètes latins ou grecs? Je lis la prose grecque mais pas la poésie grecque car c'est un langage très différent du grec usuel, très compliqué. Quand un Grec fait de la littérature, il n'écrit pas en grec mais en prose d'art, et quand il écrit de la poésie, il use d'une langue spéciale. Cela dit, je n'ai pas envie de fâcher les défenseurs du latin et du grec à l'école : ce qui est important n'est pas de maintenir le latin et le grec mais qu'il y ait à chaque génération et dans chaque pays cinq cents types capables de traduire du latin et du grec.

-Mais pour cela, il faudrait commencer dès le secondaire, non ?

P.V. Mais non!

 

Paul Veyne avait déjà, il y a plusieurs années, déclaré qu'il suffisait de 500 personnes par génération qui comprennent le grec et le latin. C'est donc une conviction arrêtée, consternante de la part d'un universitaire de cette importance. 

Voir la totalité de l'entretien dans le Magazine Lire (numéro de décembre-janvier 2006)

   

Dans Télérama n° 291, du 21 décembre 2005
un bel article consacré à Nicole Loraux : La flamme grecque.
 
 

 

France 5 (TNT) , samedi 17 décembre 2005 , Brûlez Rome !  

        

21h58  Brûlez Rome ! Durée : 1h25

Documentaire-fiction, écrit par Frédéric Lepage, réalisé par Robert Kéchichian et coproduit par France5/ A Prime Group/France3/Rai Due, avec la participation de la RTBF et du CNC. 2005.

En 61-62, À Rome, deux esclaves affranchis, Celer et Thésée s'engagent dans la sixième cohorte de vigiles, les forces de police et de lutte contre l'incendie de la capitale qui abrite plus d'un million d'habitants. Cette reconstitution les suit dans leur formation et leurs pérégrinations jusqu'à ce 18 juillet 64 lors du grand incendie qui va détruire les deux tiers de la ville.Ce docu-fiction entraîne les téléspectateurs à la découverte de la vie quotidienne sous l'Empire.

         Si le commentaire est en français, les dialogues sont en latin (traduits par Florence Dupont).

rediffusion lundi 19 décembre 2005 à 17h28 sur le réseau hertzien
ce programme est vendu en DVD sur la
Boutique France Télévision

23h30 Néron, pyromane pour l'histoire Durée : 0h48

Documentaire de 50' écrit et réalisé par Frédéric Lepage, et coproduit par France 5/A Prime Group/France 3, avec la participation de la RTBF et le soutien de France Télévision Distribution. 2005.
 
Retrace le travail de reconstitution réalisé pour le documentaire " Brûlez Rome " avec des historiens, des architectes, des archéologues et des chercheurs.

 

 

Exposition La Garenne Lemot (Gétigné Clisson, Loire Atlantique)
          24 juin - 2 octobre 2005

 François Frédéric Lemot (1771-1827)
Les œuvres officielles du sculpteur et leur histoire secrète

présentation de l'exposition, dossier de presse (pdf, 150 Ko)


Nantes, mercredi 19 octobre, Musée des Beaux-Arts, 14h 30

Images de la Bible et Images de la mythologie
Présentation de ces deux dossiers (remarquables !) réalisés par des enseignantes chargées de mission

Inscription au musée des Beaux-Arts : 02 51 17 54 74
Présentation des activités proposées par les chargés de mission :
document PDF

 

 

Exposition La Garenne Lemot (Gétigné Clisson, Loire Atlantique)
          24 juin - 2 octobre 2005

 François Frédéric Lemot (1771-1827)
Les œuvres officielles du sculpteur et leur histoire secrète
présentation de l'exposition, dossier de presse (pdf, 150 Ko)
 

 

 

 

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Jacques Lacarrière vient de mourir, à l'âge de 79 ans.

L'APLG rend hommage à cet homme lumineux qui a su faire partager à tant de gens son amour de la Grèce, antique et moderne.

Libération : Lacarrière, du style au Styx
Le Point :
Jacques Lacarrière, le bout du chemin

 
 

Dans le Monde daté du samedi 16 avril (première page)

 1955 : Le mot ordinateur inventé par Jacques Perret, professeur de latin à la Sorbonne,
en réponse à une demande de la socité IBM…

« La production devait commencer en France, à l'usine de Corbeil-Essonnes, au printemps 1955. Mais quel nom simple et générique donner à cette machine à calculer électronique que l'on appelait computer aux Etats-Unis ? "Computeur" n'évoquait rien. "Machine processionnelle", forgé à partir de l'américain data processing machine, parut bien amphigourique. François Girard, responsable du service promotion générale publicité d'IBM France, eut l'idée de consulter son ancien maître, le latiniste Jacques Perret, professeur à la Sorbonne. Ce dernier proposa, le 16 avril 1955, le mot "ordinateur", dans une lettre adressée à Christian de Waldner, président d'IBM France, restée fameuse dans la mémoire des terminologues français. "C'est un exemple très rare de la création d'un néologisme authentifiée par une lettre manuscrite et datée", explique le linguiste Loïc Depecker, président de la Société française de terminologie.

"Cher Monsieur, écrivit Jacques Perret, que diriez-vous d'"ordinateur" ? C'est un mot correctement formé, qui se trouve même dans le Littré comme adjectif désignant Dieu qui met de l'ordre dans le monde. (...) "Combinateur" a l'inconvénient du sens péjoratif de "combine". (...) "Congesteur", "digesteur", évoquent trop "congestion" et "digestion". "Synthétiseur" ne me paraît pas un mot assez neuf pour désigner un objet spécifique, déterminé, comme votre machine." IBM France retint "ordinateur" et chercha à le protéger comme une marque. Mais le mot fut rapidement adopté par les utilisateurs, et la compagnie décida en 1965 d'en abandonner l'usage exclusif : "ordinateur" devint ainsi un nom commun. »

 

(février 2005) Nos collègues belges de la Fédération des Professeurs de Grec et de Latin (FGBL) nous informent d'un projet du Ministre de l'Education en Belgique francophone qui menace fortement l'enseignement du latin et du grec dans le premier degré de l'enseignement secondaire :

« Marie ARENA, Ministre-Présidente de la Communauté française Wallonie-Bruxelles et Ministre de l'Education en Belgique francophone met sur le métier un " Contrat stratégique pour l'Education " qui concernerait tous les jeunes depuis la maternelle jusqu'à l'âge de 14 ans.

Parmi ses projets, la suppression des activités au choix (parmi lesquelles le cours de latin) au 1er degré de l'enseignement secondaire ( 12-14 ans).

Devant les réactions que suscite cette suppression, la Ministre envisage qu'au 1er degré soit proposé aux élèves ( ?) le choix (obligatoire) entre une 3e langue vivante et…le latin, choix qui déterminerait les orientations ultérieures. »

La FGBL met en ligne une pétition, à laquelle nous apportons notre soutien.

 
Nantes, du 1er au 4 mars 2005, à 20 h 30, au Lieu Unique
Vitellius, ou la gourmandise du pouvoir. Une pièce d'Andras Forgach,
par le théâtre du Rictus dans une mise en scène de Laurent Maindon.

Renseignements et dossier de presse : www.theatredurictus.fr     02 40 12 14 34

 

Je veux lire en trois jours l'Iliade d'Homère, 5-6-7 mars 2005
lecture intégrale de l'Iliade, traduction inédite de Philippe Brunet
Printemps des Poètes, "Passeurs de mémoire"
Université Paris IV-Sorbonne et Théâtre Démodocos

5 mars, amphi Richelieu, 14h-23h
6 mars, salle L. Liard, 10h-13h et 14h-23h
7 mars, amphi Richelieu, 20h-23h
(entrée libre, 17 rue de la Sorbonne, M° Cluny)

Une traduction nouvelle, rythmée sur le rythme du vers grec, composée au fil des jours et des expériences pendant vingt ans. Le temps de prendre Troie et de rentrer à Ithaque. Rendre Homère à la fascination de la guerre et de la beauté, à l'amour de la paix et de la vie. L'arracher aux querelles des philologues. Le montrer dans son évidence fondatrice : le père de la poésie, l'enfance et l'accomplissement de l'art occidental.

Pour dire toute l'Iliade, en trois jours comme le voulait Ronsard, des enfants lanceront le début des chants en grec ancien. Et des aèdes se succèderont, seuls, à deux ou à trois, pour prêter leur voix : traducteurs, poètes, professeurs, metteurs en scène, éditeurs, comédiens, étudiants... Tous "Passeurs de mémoire" pour honorer le poète de la gloire, du renom : ce seul bien que convoitent les héros des guerres troyennes.

Avec notamment : André Markowicz, Armando Uribe, Elisabeth de Balanda, Annie Bastide-Blazy Philippe Tancelin, Bernard Benech, Fanette Vendeville, Karoline Zaidlin, Eric Premel, Jean-Claude Arnould, Yann Migoubert, Guillaume Boussard, François Cam, Nicolas Lakshmanan, Jean-Pierre Guglielmi, Michel Viel, Caroline Le Pape, Damiane Goudet, Thibaut Weeler, Emmanuel Lascoux, Magali Hubert, Aymeric Münch, Alice Nez, Estelle Meyer, Clément Tockats, Nathalie Guilmard, Gaëtan Pralong, Alexandre Arathoom, les étudiants de Paris IV, les collégiens du collège Montaigne, et les enfants de l'école Chaptal.

Avec la participation du public. Celui qui voudra lire Homère pourra le faire.

Philippe Brunet, né en 1960, professeur à l'université de Rouen, a traduit Sappho, Hésiode, Sophocle, et mis en scène en français et en grec ancien l'Odyssée, Eschyle, Aristophane pour la compagnie Démodocos, qui fête ses dix ans en 2005. La traduction de l'Iliade est à paraître aux éditions Folio Gallimard.

contact Théâtre Démodocos : demodocos@free.fr (01 45 26 49 10), www.demodocos.com <http://www.demodocos.com>

Organisateur : l'Université Paris IV-Sorbonne, Service Culturel.Partenaires : le Ministère de l'Education Nationale, le Rectorat de Paris, le Printemps des Poètes, le Centre National du Livre, la DRAC Ile-de-France, les éditions Gallimard, Homerica

   

Les langues anciennes dans le projet de loi d'orientation, présentés par le Ministre de l'Éducation Nationale à la presse le 3 décembre 2004 Texte intégral disponible (fichier PDF téléchargeable). ( information communiquée par notre collègue Philippe Joussain)

Projet de Loi
[...] Titre II. Orientations et résultats assignés au système éducatif
       Article 2 : Dans le cadre des objectifs fixés à l'article L. 111-6, les résultats suivants doivent être atteints d' ici à 2010
     -[...]  7. La proportion des élèves de lycée étudiant une langue ancienne augmentera de 10 % ;

Rapport annexé

[....] Pour les élèves qui ont montré aisance et rapidité dans l'acquisition des connaissances indispensables, l'Éducation nationale se doit de favoriser leur progression. Les collèges veilleront à permettre des approfondissements dans les disciplines fondamentales, ou des diversifications en particulier dans des disciplines telles que les langues anciennes.

 

(déc. 2004) La revue Géo publie un numéro hors série sous ce titre : La Méditerranée d'Ulysse.
Une série d'articles et de reportages en Méditerannée, dans les lieux qui auraient pu correspondre aux étapes d'Ulysse (avec de très belles photographies). Le numéro est ouvert par deux articles de l'helléniste Philippe Brunet et de Jean Cuisenier (auteur du livre Le Périple d'Ulysse)

 

La revue Science et vie Junior a publié en octobre un numéro consacré à la Grèce (Les Grecs, surdoués de l'Antiquité, hors série n° 58). Toujours en vente.

le Film Médée de Pier Paolo Pasolini est maintenant disponible dans un coffret DVD(Carlotta film), avec de précieux compléments (> précisions sur le site d'ARTE)

 

Le numéro 687-688 de la revue Critique (août-septembre 2004) est consacré à Jean Starobinski, et publie l'une de ses études intitulée « Mémoire de Troie ». Jean Starobinski y suit le motif de la chute de Troie, du récit de Virgile jusqu'à la poésie moderne (Baudelaire, Jacques Réda, Yves Bonnefoy); il montre brillamment comment « la mémoire de Troie a tendu un miroir symbolique à la poésie dans son développement séculaire ».

 

France 5, samedi 27 novembre, 18 h 05 : Les Étrusques, un voyage interrompu, documentaire de Bernard George.
(Rediffusion : vendredi 10 décembre, 15 h 50)

Commentaire Télédoc : Rediffusé, ce documentaire de Bernard George se présente comme le récit de la découverte, au large de Hyères, de plusieurs centaines d'amphores étrusques sur les fonds sous-marins. De leur examen, les archéologues tirent une masse d'informations sur la civilisation étrusque. [11-18 ans]



Pierre Judet de la Combe et Heinz Wismann, L'Avenir des langues. Repenser les humanités, Cerf, 2004.
Heinz Wissman et Pierre Judet de la Combe ont été chargés d'une mission ministérielle sur l'enseignement des langues anciennes. Ce livre est la conclusion de leurs réflexions.

Télérama a publié dans son numéro du 9 au 15 octobre un entretien de deux pages avec Heinz Wismann sous le titre : Est-il vital d'apprendre le grec et le latin aux écoliers ?

De nombreux compte-rendus dans la presse : L'Express, Libération,  sur le site Fabula

 

Exposition à l'Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts, à Paris
Dieux et mortels,
Homère dans les collections de l'Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts
depuis le 21 septembre jusqu'au 28 novembre 2004
(avec un très beau catalogue)


A Nantes, du 04 au 07 novembre Festival des Utopiales, - festival international de science-fiction, à la Cité des Congrès. Un vaste dispositif est mise en place pour les scolaires. Disponibles en ligne : programme, textes de réflexion sur la science-fiction, suggestions pédagogiques.
Information communiquée par Nathalie Labrousse-Marchau, professeur de philosophie à lycée des Bourdonnières à Nantes (qui est au cœur du volet pédagogique de cette opération de grande envergure).

 

Nantes, Musée Dobrée, Théâtre Musée-Vacances
En suivant le fil, la mythologie racontée aux enfants,
Dernière création de la troupe L'Atelier du livre qui rêve,
les lundi 25, mardi 26 et mercredi 27 octobre 2004 à 15 heures
(durée : 1h 30)
Tarifs renseignements et réservation au 02 40 82 70 38.

Nantes, Studio-théâtre, du mardi 19 au samedi 23 octobre, la compagnie nantaise Bel Viaggio a joué Cléopâtre, tragi-commedia dell'Arte, spectacle écrit et mis en scène par Chantal David, d'après la pièce de Shakespeare Antoine et Cléopâtre (création 2004).

Studio Théâtre, 5, Rue du Ballet, 44000 Nantes, 02 40 29 07 61

Un trio d'acteurs remarquable entraînant la bonne humeur du public. Un spectacle plein d'allant, qui multiplie les trouvailles, les jeux de scènes, les parodies, les décalages, et qui fait en même temps entendre la tragédie de Shakespeare (Y.T.)

« Une Cléopâtre exubérante, acide et follement drôle. » Presse-Océan, juillet 2004

« Un peu comme dans un rêve où les éléments du passé s'articulent sans avoir de cohérence apparente, le «Cléopâtre» de Bel Viaggio est comme un kaléidoscope. » L'Hebdo de Sèvre et Maine, Juillet 2004

« Avec Bel Viaggio, les ressorts de la commedia servent à mieux dénoncer les vices et les préjugés dans un éclat de rire. » Ouest-France, 9/07/2004.

Spartacus, le Gladiateur, Il rêvait d'être libre.
Sepctacle musical d'Elie Chouraqui, Paroles et musiques de Maxime Le Forestier.

Un grand spectacle qui commence à Paris, au Palais des Sports, le 1er octobre.
Une tournée dans toute la France est ensuite programmée :
à Nantes, à la Beaujoire, le 18 juin 2005.
Voir le site du spectacle

 

La Chapelle sur Erdre, Loire Atlantique, mardi 19 octobre à 20h30, Capellia,

Antigone, d'après Sophocle, Théâtre de la Passerelle de Limoges,
Spectacle joué cet été dans le festival Off d'Avignon, avec cette présentation :
«   C'est une tragédie contemporaine éternelle. Elle raconte l'homme Créon, Bush, Berlusconi, Ceaucescu, Ubu, Richard II. Chanter la mort d'Antigone pour qu'elle continue à vivre. Mon nom est amour, mon cri. La répression ne peut rien contre la liberté de penser. Il faut espérer contre tout espoir, résister même quand tout est perdu ».

Réservation : Capellia, 02 40 72 97 58



France 2 a présenté le mardi 5 octobre 2004 une Soirée Contre courant :
Gladiateurs et Le Lion du Colisée.
Gladiateurs, un documentaire-fiction britannique (2003) de 50 mn,
Le Lion du Colisée, un documentaire de 35 mn.

Dans l'esprit du documentaire-fiction Pompéi diffusé l'an dernier (grande rigueur scientifique et mise en scène narrative)

France 2 présente ces deux films :
Gladiateurs nous transporte littéralement dans les arènes du Colisée en 80 après J.-C. Une visite chez nos aïeux qui mixe scènes filmées et trucages numériques, comme dans Le dernier jour de Pompéi. Capitaine de cette machine à remonter le temps ? Tilman Remme, secondé par John Leonti, pour les effets spéciaux.

Le Lion du Colisée : dans ce documentaire, Marie-Noëlle Himbert nous propose d'entrer encore plus avant dans l'univers des gladiateurs et nous entraîne dans les coulisses du plus grand amphithéâtre romain, le Colisée.

voir les pages spéciales sur le site de France2 ( informations sur les gladiateurs, le Colisée (avec quelques textes latins), Les Romains et les jeux (avec extraits latins des Confessions d'Augustin), Jeux sur l'armement des différents types de gladiateurs.

Le film en VHS et DVD, en vente à partir du 20 octobre.


samedi 18 septembre, sur Arte, à 20h 15 (durée : 30 mn)
l'émission Palettes d'Alain Jaubert est consacrée aux peintures de la Villa des mystères de Pompéi.

Sur ces peintures, deux livres récents (qui présentent des interprétations différentes) :

Paul Veyne, François Lissarrague, Françoise Frontisi Ducroux,
Les Mystères du Gynécée, Gallimard, « Le Temps des Images», 1998.

Gilles Sauron,
La grande fresque de la villa des Mystères à Pompéi. Mémoires d'une dévote de Dionysos, éditions Picard, 1998.

 

dans le numéro du Monde, en date du jeudi 9 septembre, un article intitulé :
Les marches d'Hadrien, empereur romain
En 122 fut édifié, à l'extrême nord de l'Angleterre, un mur de 177 km pour contenir les barbares. Randonnée dans la lande battue par le vent.(…) (De Newcaste, par Pierre Le Hir)

Le Mur d'Hadrien sur un site personnel : Sur les chemins d'Ecosse

 
Jules César, Spectacle Son et lumière présenté les 27-28 Août, 3-4 et 10-11 Septembre 2004, à Trans-sur Erdre, en Loire Atlantique. Une étonnante aventure : depuis 1997, un spectacle qui s'enrichit d'année en année : il mobilise 300 bénévoles, pour retracer en 20 scènes à grand spectacle la vie de César, sur 5 hectares, pour des milliers de spectateurs…

L'association Transmission, de Trans-sur-Erdre, organisatrice du spectacle, a pour buts essentiels d'animer de dynamiser la vie culturelle en espace rural et d'agir sur le plan social en faveur des plus démunis face à l'emploi.

 

Est paru le 1er juillet un numéro des Collections de L'Histoire sur ce sujet : La Méditerranée d'Homère (Les Héros, les dieux et la cité; la guerre de Troie a-t-elle eu lieu ? Sur les traces d'Ulysse).


Numéro spécial de Notre Histoire consacré à la Gaule romaine (article de Christian Goudineau, François Gilbert, Jean-Louis Brunaux, Gérard Coulon… ; Tour des villes gallo-romaines avec des illustrations de Jean-Claude Golvin, guide de la France gallo-romaine)  

Festival Off d'Avignon,

Pénelope raconte l'Odyssée    Avec la Compagnie Hadrien 2000 et le soutien de Vaison-la-Romaine et du Conseil Général de Vaucluse, un conte pour tous : Pénélope raconte l'Odyssée et commente les 24 chants d'Homère en 23 jours + 1 ! Le périple commence à Vaison le 7 juillet au théâtre du Nymphée, en clôture de la semaine de théâtre antique et se poursuit sur les 23 jours du Off : chaque jour un épisode différent.

 

Dans le numéro de juin (412) d'Archéologia, un article sur les marbres du Parthénon.
le numéro en cours des Dossiers d'Archéologie est consacré aux
Jeux Olympiques.

Le numéro de juin de la revue L'Histoire comporte un dossier "Les Mystères de Pompéi" (articles de Filippo Coarelli, Jean-Pierre Adam, Jean Andreau, Claude Aziza, Pier Giovanni Guzzo, entretien avec Paul Veyne sur les peintures de la Villa des mystères). L'Histoire, juin 2004, n° 288.

Cinéma grec à Paris, du 2 au 27 juin 2004 :

Portrait d'Athènes au Forum des images

La liste complète des films présentés

A la veille des Jeux Olympiques, le Forum des images aux Halles de Paris, en collaboration avec le Centre du Film Grec, consacre dans sa série de portraits de villes, son édition 2004 à la ville d'Athènes. Une sélection d'une cinquantaine de films projetés du 2 au 27 juin en version originale met en lumière de grandes périodes historiques comme l'âge d'or des comédies populaires et le Nouveau Cinéma grec.
Les grands noms du cinéma grec Theo Angelopoulos, Michael Cacoyannis, Irène Papas, Robert Manthoulis, Vassilis Vafeas, Nikos Perakis, (qui viendront présenter leurs films) ainsi que Melina Mercouri, Jules Dassin, Constantin Giannaris, Costa-Gavras font partager leur vision de la ville.

Plusieurs soirées consacrées à l'Athènes antique à travers le Péplum, ainsi qu'à l'urbanisme de la ville à la veille des Jeux Olympiques, aux événements politiques qui l'ont marquée, à la musique de Mikis Theodorakis, au Rebetiko, complèteront ce parcours guidé.

Article de Michel Ciment sur Théo Angelopoulos
Article de Claude Aziza sur
la présence d'Athènes dans les péplums.

 

 

Dans le Figaro du 25 juin, un article "L'Antiquité sous le regard de l'Histoire" consacré à un nouvel aménagement présenté au musée du Louvre : Jean-Luc Martinez, conservateur en chef du département des Antiquités grecques, étrusques et romaines, a placé dans la salle du Manège des Antiques restaurés, pastichés ou imités par leurs propriétaires, c'est-à-dire les collections Borghèse et Albani et celles de Richelieu, de Mazarin et de Louis XIV. > Plus…

 

Le 13 mai, sortie en France du film Troie, de Wolfgang Petersen, avec Brad Pitt (Achille),  Eric Bana (Hector),  Orlando Bloom,  Diane Kruger,  Sean Bean,  Brian Cox,  Peter O'Toole,  Brendan Gleeson,  Saffron Burrows,  Rose Byrne,  Julie Christie,  Garrett Hedlund… 

Information sur le site du film : http://troymovie.warnerbros.com,
ou sur
http://www.cinemovies.fr/fiche_film.php?IDfilm=1503
ou sur le site
Comme au cinéma

Revue de la critique sur ce film sur Itinera electronica, dans les actualités du 24 mai 2004


Le supplément Le Figaro littéraire du vendredi 29 avril met en avant un dossier antique, sous le titre « L'Antiquité contre-attaque » : « La multiplication des traductions d'auteurs classiques signe le regain d'intérêt d'une nouvelle génération ».
Deux grands articles, l'un présentant quelques éditions récentes d'auteurs anciens (« Quoi de neuf ? L'Antiquité »), l'autre fait d'un
entretien avec Jacqueline de Romilly (« Le latin et le grec rendent heureux »).


Vient de paraître un numéro-magazine hors série du Figaro consacré à Athènes (avec de nombreux articles consacrés à son passé antique et de très belles photos).

Arkéo Junior : le numéro 106 (mars) présente un dossier sur Athéna, ainsi qu'une enquête sur les bateaux des Gallo-Romains. Le numéro 107 (avril) propose de suivre Rufus, esclave à Rome au temps de Marc-Aurèle. http://www.arkeojunior.com/

Dans le journal L'US-Mag (SNES), sous le titre Alea jacta non est, un entretien avec le philosophe Heinz Wismann (chargé d'une mission ministerielle sur l'enseignement du latin et du grec). (numéro du 20 mars, p. 44-45)

La revue L'Archéologue consacre son numéro 71 (avril-mai 2004) aux Ports de la Rome antique, Ostie et le Portus (6 euros)

 

Plus de 8 millions de téléspectateurs ont regardé sur France 2, le dimanche 22 février, 20h 55, le documentaire Le Dernier Jour de Pompéi -voir article de présentation dans Télérama, du 21 au 27 février, p. 60-63 (et 67).

 dans la revue Sciences Humaines, n° 146, février 2004
    un article de Thomas Lepeltier : « Entre mythe et histoire, Georges Dumézil (1898-1986) »
 

Elie Chouraqui et Maxime le Forestier présenteront au Palais des Sports à Paris, à partir du 1er octobre, un spectacle musical consacré à Spartacus, qui portera le titre de Gladiateur. Maxime le Forestier a écrit les 23 chansons du spectacle, qui seront disponibles dans un album attendu pour le 16 mars.

 

Hymnus Latinus Europae
Proposées par le professeur autrichien Peter Roland, des paroles latines pour l'Hymne à la Joie de Beethoven, hymne de l'Europe

 

Exceptionnel :
France 2, dimanche 22 février, 20h 55, Le Dernier Jour de Pompéi (50mn).
Ce documentaire coproduit par la BBC, Discovery NDR et France 2, présente et explique l'éruption du Vésuve qui se produisit le 24 août 79 après J.-C. Il confirme la version des faits présentée par Pline le Jeune . Appuyé sur les travaux archéologiques, mêlant données scientifiques, images de synthèse et fiction, ce documentaire d'une forme nouvelle vise un public très large.
Ce "docu-fiction", conçu dans le même esprit que L'Odyssée de l'espèce, a séduit 10 millions de téléspectateurs en Angleterre.
-voir article de présentation dans Télérama, du 21 au 27 février, p. 60-63 (et 67)

Suite à 21 h 45, dimanche 22, France 2 avec Les Mystères de Pompéi (un documentaire complémentaire, 2003, expliquant la réalisation du film précedent).

samedi 21 février, Europe 1 (15h-16h), Heinrich Schliemann, avec Hervé Duchêne, professeur d'histoire ancienne à l'Université de Bourgogne.

jeudi 25 février, France Culture, « En étrange pays » (14h-14h55) : A la voile, sur les mers d'Ulysse, avec Jean Cuisenier, ethnologue, ancien directeur du musée des arts et traditions populaires, auteur du livre Le Périple d'Ulysse, qui vient à Nantes le lundi 22 mars, pour une conférence dans le cadre des Journées de l'Antiquité.

 

Nous apprenons par le réseau Musagora que le journal The Economist présentait une apologie du latin dans un long article (pages 77 à 81), dans son numéro du 20 décembre 2003 au 2 janvier 2004. Malheureusement ce numéro n'est plus en accès gratuit sur le site du journal (l'accès payant se trouve à cette adresse -à l'entrée "Roman rebound"). Il est possible de le trouver peut-être dans une médiathèque


en format PDF, le rapport du professeur Heinz Wissmann, chargé d'une mission ministérielle sur l'enseignement des langues et cultures anciennes (septembre 2003). Un texte important, qui expose avec profondeur les raisons qui conduisent à défendre et promouvoir les enseignements de latin et de grec dans les pays constitutifs de l'Europe. Ce rapport est signé aussi par Pierre Judet de la Combe, conseiller de Heinz Wissmann dans cette mission.


Nantes, mercredi 17 décembre 2003, à Nantes, 14h 30, au cinéma Le Katorza (3, rue Corneille, près du théâtre Graslin)
pour inaugurer le cycle des Goûters de l'écran,
rendez-vous mensuel destiné au jeune public (un film, un débat, un goûter)
Tarif : 5,5 euros pour tous (3 euros pour un groupe sur réservation au 02 51 84 90 60)
www.ifrance.com/cinekatorza/ :

Projection du film Jason et les Argonautes, animation et débat.
film de Don CHAFFEY ( GB, 1963, 1h44)

Afin de devenir roi de Thessalie, Jason part avec ses compagnons à la recherche de la Toison d'Or, dotée de pouvoirs magiques. Ils devront affronter de terribles dangers, tels un colosse de bronze, l'hydre aux sept têtes ou un armée de squelettes ...

 

Dans Le Monde, du 28 novembre 2003 :

 «  Une étude qui relance le débat sur l'origine des langues indo-européennes »

« Deux thèses sont en concurrence. L'une fondée sur la diffusion rapide d'un idiome parlé, 4000 ans avant J.-C., par des guerriers conquérants d'Ukraine. L'autre sur celle d'une langue lentement véhiculée 8000 à 9500 ans avant J.-C. par des agriculteurs anatoliens. (…) Deux chercheurs néozélandais rendent compte, dans l'édition du 27 novembre de la revue Nature, de l'utilisation de nouveaux algorithmes dans la construction de l'arbre phylogénétique indo-européen. (…) Les travaux de Russell Gray et Quentin Atkinson, chercheurs au département de psychologie de l'université d'Auckland, indiquent que la langue proto-indo-européenne pourrait venir d'Anatolie. Elle se serait diffusée à partir de la Turquie actuelle, il y a 8000 à 9500 ans, et aurait suivi un processus de diffusion parallèle à celui de l'agriculture, née dans la même région. Cette hypothèse, dite "anatolienne" est formulée depuis de nombreuses années, mais le débat scientifique n'a pas, sur ce point, été tranché
.(…) »

Vous pouvez rechercher et imprimer cet article sur le site du Monde (où l'on trouve aussi un entretien sur cette question avec le linguiste Claude Hagège).

Le numéro de novembre 2003 du Magazine littéraire consacre son dossier central aux Epicuriens (depuis l'Antiquité grecque et romaine, jusqu'à l'époque moderne, en passant par les âges classiques). Articles de Marcel Conche, Jean Salem, Francis Wolf, Chantal Labre -sur l'épicurisme à Rome, José Kany-Turpin -sur Lucrèce, Jean-Charles Darmon, Pierre François Moreau, Michel Delon, etc.  

Le Cédérom Les Métamorphoses d'Ovide - Mythes et réalités de l'antiquité  met en regard le texte intégral d'Ovide (édition bilingue de Danièle Robert pour Actes Sud) et les illustrations qu'il a suscitées dans l'art occidental. Les récits, de la création du monde aux aventures et aux amours des dieux et des mortels, forment une introduction à la mythologie. Les dictionnaires de l'art (histoire de l'art, artistes), de la Grèce et de Rome (thèmes et personnages) facilitent la recherche et l'approfondissement (Cédérom PC-MAC, 60 euros, Société CADMOS, 41 rue de Richelieu, 75001 Paris -voir une version de démonstration sur le site http://www.texteimage.com).

 

 Les Olympiades du théâtre antique, sont organisées par l'Université de Toulouse-le-Mirail et la ville de Limoux les 20-21-22 mai 2004.

  Le samedi 6 septembre 2003, 9 h 15- 9h 45, sur France 5, Jacqueline de Romilly ou la lutte contre l'oubli, réalisation Bernard Jourdain( (2003, indédit) -dans une série de quatre documentaires, intitulée A vous de voir. Une demi-heure d'entretien avec Jacqueline de Romilly aujourd'hui aveugle, filmée dans la lumière du Sud de la France, et parlant avec toute sa passion de la culture grecque.
Rediffusion le jeudi 11 septembre, à 10h 40. Voir Télérama, n° 2799, semaine du 6 au 12 septembre, p. 80

 

Le jeudi 5 juin 2003, à 20h 30, Salle Jean Jean Bart, Saint-Marc (juste à côté de Saint-Nazaire), le club de théâtre antique du collège Jean-de-Neyman a joué L'Assemblée des femmes d'Aristophane. « Un franc succès, justifié », comme le dit cet article paru dans le journal Ouest-France : Bravo à toute l'équipe et au professeur qui anime cet atelier, notre collègue Soizic Morvant ! .

 

(mai 2003) « Rome capitale du monde », Historia thématique, n° 83. Pour voir le sommaire de ce dossier - et accéder en ligne aux articles.

Le jeudi 5 juin, à 20h 30, Salle Jean Jean Bart, Saint-Marc (juste à côté de Saint-Nazaire), le club de théâtre antique du collège Jean de Neyman joue L'Assemblée des femmes d'Aristophane. Ce spectacle avait été présenté une première fois l'an dernier, par les élèves de ce club de théâtre antique animé par notre collègue Soizic Morvant. Cette année, le spectacle se déplace dans une salle professionnelle pour une "vraie" représentation publique. Bravo à toute l'équipe! - Pour contacter Soizic Morvant.

 

  Dieux et héros de l'Antiquité, Repères iconographiques, par Lucia Impelluso, traduction française par Valérie Julia, 384 pages, 27 euros.
Dans une nouvelle collection lancée par l'éditeur Hazan, ce guide présente et commente un grand nombre de documents iconographiques. Un répertoire des dieux et héros mythologiques est complété par des pages consacrées aux poèmes homériques, aux histoires et personnages de la Grèce antique, aux histoires et personnages de la Rome antique. Les personnages sont classés par ordre alphabétique. Un ouvrage très agréable à consulter.L'ensemble est de bonne qualité, dans un format maniable : c'est un livre à recommander.
Dans la même collection, un titre sur le Nouveau Testament, un autre sur les saints, un troisième à paraître sur l'Ancien Testament.


 Jacques F. Guilbaud, d'origine canadienne, de formation scientifique, traducteur assermenté, nous adresse cette invitation :

« Je propose de tenir salon sur des sujets se rapportant au grec, au latin et aux études indo-européennes en général. Ceci devant un agréable feu de cheminée, avec possibilité de jouir de l'ombre d'un jardin arboré si l'occasion s'y prête, le tout accompagné de thé, café et gâteaux. Nombre de participants : maximum 12. »

Jacques F. Guilbaud
GUILBAUD TRADUCTIONS Les Hautes Haies 44522 MESANGER
Tel : 02 40 96 68 56 Fax : 02 40 96 68 55
jacques.guilbaud@free.fr



 Le numéro 34 du Café pédagogique langues anciennes
avec à la Une un entretien avec Jean-Noël Robert
Cette livraison signale en particulier les conférences remarquables disponibles sur la chaîne
Canal U
(en sélectionnant Les Amphis de France 5,puis littérature (ou histoire) dans la liste des disciplines
et enfin conférences)

.
le Mardi 13 mai 2003 à Nantes, 20h30, Cité des Congrès,
en collaboration avec le Printemps des Arts, la Maison de la Culture de Loire Atlantique présente :

Orphée et Eurydice de Christoph Gluck
Ensemble vocal de Nantes Dir. Paul Colléaux Orchestre Musica Aeterna de Bratislava Dir. Peter Zajicek

« Puisqu'on peut avoir un si grand plaisir pendant deux heures, je conçois que la vie peut être bonne à quelque chose » : voilà ce qu'écrivait Jean-Jacques Rousseau quand en août 1774, douze ans après sa création viennoise, il découvrait à Paris, dans une version française remaniée par le compositeur et une traduction de Moline, Orphée et Eurydice de Gluck. Comme lui de nombreux spectateurs ont été alors subjugués par la poésie et la beauté formelle de ce sommet du théâtre lyrique.

A l'apogée de l'opera seria, Orphée, en trois actes et cinq tableaux marque une grand date du théâtre lyrique. Dans ce drame musical où il entend soutenir la comparaison avec la tragédie grecque, le compositeur mêle, comme jamais encore, l'action signifiée par les récitatifs et la construction musicale en s'appuyant sur une véritable unité dramatique. Pour fêter son vingtième anniversaire, le Printemps des Arts, invite à redécouvrir ce grand moment de l'histoire de l'opéra en associant l'Ensemble vocal de Nantes. Toujours remarquable, la formation de Paul Colléaux promet un moment de musique exceptionnel. » (MCLA)

 

(avril 2003) La revue Notre Histoire publie un numéro spécial « Les Héros de la Grèce et leurs images », avec des articles de spécialistes renommés : Suzanne Saïd, François de Polignac, François Lissarrague, Annie Schnapp, Claude Mossé -avec un cahier particulier consacré aux « dieux de l'Olympe » (avril 2003, 4,5 euros) 

*une erreur dommageable dans le petit dossier consacré aux dieux olympiens : on lit (p. 60) que les dieux « mangent essentiellement de la viande ». L'affirmation est appuyée par une analyse erronée de l'histoire du partage rusé fait par Prométhée, au temps où se jouait la séparation des hommes et des dieux.
    Les Immortels précisément ne sont pas assujettis à cette faim qui définit la condition des hommes mortels : il leur suffit de cette liqueur immatérielle qu'est l'ambroisie -que ce nom même désigne comme la liqueur d'immortalité.

 

(mars 2003) Robert Hossein monte Antigone de Jean Anouilh au Théâtre Marigny.
Sur le site du Theâtre Marigny, cette présentation (entre autres documents sur Anouilh et sur la pièce) :

« Créon un roi autoritaire, inflexible mais pas dupe, s'oblige - comme c'est la coutume - à abandonner aux corbeaux le cadavre d'un rebelle, Polynice. Sa soeur, Antigone, est la nièce de Créon. Elle décide de donner à son frère une sépulture décente, sachant bien qu'elle risque sa vie, au bout de cette tâche inutile mais à ses yeux indispensable.
    En recouvrant de sable avec une pelle d'enfant le corps de son frère, Antigone forçant le destin, accomplit son ultime devoir. Créon fera de même en décidant pour cette jeune fille incontrôlable et inattendue, une fin horrible. La tragédie, aura le dernier mot.
     Courageuse et consciente, Antigone s'engage contre l'injustice, la loi imposée, l'humiliante oppression : ici, aujourd'hui, ailleurs, demain !

     Cette pièce marque l'apogée d'un répertoire tendre et désespéré. Jean Anouilh raconte qu'un jour, au plus profond de l'Occupation : une photographie découverte par hasard sur l'édition française du magazine allemand Signal, montrant des premiers résistants arrêtés, des enfants au regard traqué, que les allemands, sous l'Occupation, avaient surnommé "terroristes", le décide, bouleversé, à écrire Antigone.
     Antigone sera créée le 13 février 1944. L'histoire de cette héroïne connaîtra un incomparable succès parisien, national et mondial. »
 

 

(mars 2003) dans la programmation du 9ème festival du Théâtre universitaire de Nantes :

Pyrame et Thisbé, de Théophile de Viaud,
Par l'atelier théâtre du service des étudiants en français langue étrangère, dirigé par François Lejeune.
Mardi 8 avril , 19 h, Grande salle, gratuit.
« Ici, Pyrame vient de chine, Thisbé d'Amérique latine, le roi d'Afrique, le père de Pyrame d'Allemagne et son confident des Etats-Unis. Les étudiants du SUEFLE se risquent dans l'esthétique baroque et les codes du théâtre de la première moitié du XVIème siècle français. Pour chacun, il s'agit, avec sa gestuelle, sa voix, son acent, sa perception de ce moment de l'histoire littéraire, d'aller à la rencontre de ce texte lointain, de ce monument de poésie. »

Informations: 02 40 14 12 79

 

Veni, Vidi … , ou César au service de Mercédès
(une publicité qui nous a été signalée par notre collègue Jean-Yves Chedorge)

  Jeux Olympiques, Athènes 2004
Notre collègue et ami Jean-Louis Satre, professeur de lettres classiques et membre de l'APLG, mais aussi parfait connaisseur du grec moderne, est parti pour trois années à Athènes, afin de travailler comme expert dans le service du traduction du Comité Olympique Grec, Athènes 2004, au Ministère des Affaires étrangères grecques. Il supervise à ce titre les traductions qui font la version française du site Athènes 2004.
Il est prêt à nous adresser des documents de nature variée concernant l'événement olympique. Il communique très aimablement cette adresse électronique qui vous permet de le contacter directement :
JSatre@athens2004.com

Rappel : un dossier
Jeux Olympiques sur Perseus.

  Poèmes d'Odysseus Elytis et de Sappho (information Musagora)
L'alphabet de la mer - de Sappho à Elytis : lecture musicale avec Angélica Ionatos et Mickaël Nick, à la Maison de la Poésie à Paris, du 8 janvier au 9 février 2003.
http://www.maisondelapoesie-moliere.com/fr/programme/index.htm?id_spct=50

« La nature crée ses propres parentés parfois bien plus puissantes que celles que nous forge le sang » écrivait Odysseus Elytis en parlant de Sappho qu'il a magnifiquement traduite en grec moderne. Et il poursuivait en disant qu'il la voyait comme une cousine lointaine avec qui il jouait dans les mêmes jardins, autour des mêmes grenadiers, au-dessus des mêmes puits. Cette parenté ne vient pas seulement du fait qu'ils sont tous les deux originaires de Lesvos, l'île aux dix millions d'oliviers. C'est surtout qu'ils ont chanté -chacun à leur manière- les mêmes choses. C'est pour cela que j'ai voulu unir leurs voix au cours de cette lecture musicale. Mais aussi parce que je sais à présent que ma vraie patrie c'est ma langue ; et plus particulièrement la parole des poètes que j'aime et qui m'ont nourrie depuis que j'ai quitté la Grèce.
    
Serais-je devenue musicienne sans eux ? J'en doute. Je me suis réapproprié mon pays à travers leurs poèmes en les mettant en musique ou en essayant de les traduire en français pour les partager avec ceux que j'aime. J'ai fait mienne cette phrase d'Elytis (extraite de son livre majeur "Axion Esti" - ("Loué soit") :

« Grecque me fut donnée ma langue, humble ma maison sur les sables d'Homère, unique souci ma langue sur les sables d'Homère ».

Pour partager avec vous cet amour - car il ne s'agit que de cela - j'aurai le bonheur d'avoir à mes côtés, sur scène, une autre voix que la mienne, celle d'un violon unique en son genre : Michael Nick qui tissera sa propre toile musicale autour de ces textes. Un enchantement.

Et puisqu'il s'agit avant tout de dire et de lire les textes et pas seulement de les chanter, force m'était de constater qu'on ne navigue pas sur une mer inconnue sans sextant ni boussole, sans une vigie. Pour éviter les écueils, j'aurai à mes côtés mon ami Jean-Claude Feugnet, metteur en scène et auteur.

Sans oublier mes complices de toujours -mes musiciens de l'ombre comme je les appelle- Pascale Paillard aux lumières et Thierry Legeai au son. Sans doute aussi des futurs amis et indispensables collaborateurs à savoir l'équipe de la Maison de la Poésie. La poésie a-t-elle une maison ? Oui.

Notre désir « de défroisser les plis du monde » grâce à la parole nue et lumineuse de ceux qui l'ont inventée : Les Poètes.

Angélique Ionatos

 

  Jeux Olympiques, Athènes 2004
Notre collègue et ami Jean-Louis Satre, professeur de lettres classiques et membre de l'APLG, mais aussi parfait connaisseur du grec moderne, est parti pour trois années à Athènes, afin de travailler comme expert dans le service du traduction du Comité Olympique Grec, Athènes 2004, au Ministère des Affaires étrangères grecques. Il supervise à ce titre les traductions qui font la version française du site Athènes 2004.
Il est prêt à nous adresser des documents de nature variée concernant l'événement olympique. Il communique très aimablement cette adresse électronique qui vous permet de le contacter directement :
JSatre@athens2004.com

Rappel : un dossier
Jeux Olympiques sur Perseus.

 / Page Actualité

(novembre 2002) Une Médée venue du Japon.
La compagnie japonaise Ku Na'Uka joue à Nantes une Médée adaptée d'Euripide, dans laquelle se conjuguent les arts traditionnels du Japon et une savante musique de percussion. le metteur en scène Satoshi Miyagi a transposé l'action en 1926. La pièce est jouée en japonais, avec traduction simultanée. Lieu Unique, quai Ferdinand Favre, du 20 au 23 novembre, à 20h 30.


(novembre 2002) Le prix Goncourt 2002 à été attribué à Pascal Quignard pour son livre Les Ombres errantes. L'auteur de Tous les matins du monde est très profondément habité par la latinité. En, 1994, il a publié Le Sexe et l'effroi, riche essai sur la perception de la sexualité et de l'érotisme dans le monde romain (le livre est maintenant disponible dans la collection Folio). Sur la Rome ancienne, il a aussi écrit Les Tablettes de buis d'Apronenia Avitia et Albucius.

Il y a quelques années, Pascal Quignard intervenait dans une série télévisée consacrée aux grandes langues du passé (Vie et mort des langues, série de quatre émissions de Jean Bottero, sur la Cinquième). Jean-Pierre Vernant assurait la séquence consacrée au grec. Et Pascal Quignard parlait du latin. Il livrait, entre autres, ces réflexion saisissantes : « La passion de ma vie aura été le silence (…). Les langues silencieuses par excellence sont les langues mortes. Et plus encore que les langues mortes, la langue silencieuse par excellence, c'est la littérature, une langue qui s'arrache à l'oralité, qui se déprend du dialogue, qui se retravaille, qui se tait perpétuellement, et qui fait les livres. » Le latin, expliquait Pascal Quignard, est une langue morte, « sacrifiée », autour de laquelle pourtant l'Europe avait constitué une part de son identité la plus profonde. Le latin ne cessait de persévérer comme une langue-fantôme, rigoureuse à la mesure de son système flexionnel, et fascinante en raison de son indécence

(novembre 2002) Le prix Renaudot de l'essai a été attribué au poète Claude-Michel Cluny pour son livre-journal intitulé Le Silence de Delphes.

(novembre 2002) Le dernier livre du romancier américain Philip Roth, La Tache, s'ouvre sur cette épigraphe extraite de l'Œdipe-roi de Sophocle :

                Œdipe : 
Quel est le rite de purification ? Comment faudra-t-il l'accomplir ?
                 Créon :
En bannissant un homme, ou par l'expiation du sang par le sang.


Le narrateur explore la vie très singulière de son voisin, « Coleman Silk, retraité depuis deux ans après une carrière à l'université d'Athena où il avait enseigné les lettres classiques pendant une vingtaine d'années puis occupé le poste de doyen pendant les seize années suivantes »…

 

Une présentation de Musagora et de l'enseignement du grec ancien à distance par visioconférence et forums en ligne a été faite par Jacques Julien, Robin Delisle, Véronique Drujon lors du séminaire de clôture de la manifestation e-Schola, au Parlement auropéen de Strasbourg, le 9 mai.
Elle a été filmée et on peut la voir sur le site Canal-U :

http://argon.u-strasbg.fr/colloque/
(TICE et distance, séquence 3)
 
(information transmise par Musagora)

La musicalité du latin. Gérard Lesne, chanteur haute-contre de musique baroque et aussi compositeur de musique électronique, confie à Télérama (numéro du 11 avril 2001) :

« J'aime le latin, sa couleur, ses accents mordants et mélodieux à la fois. Quand, dans un programme mêlant plusieurs compositeurs, vous prononcez tour à tour à la française et à l'italienne, vous pratiquez deux langues très différentes, aussi jouissives l'une que l'autre. Après de longs tâtonnements, j'ai enfin réalisé que le latin représente la langue idéale pour les musiques électroniques que je compose. »

 

Deux événements éditoriaux pour le grand public : la sortie en vidéo et DVD du film de Ridley Scott, Gladiator (qui vient de recevoir quatre oscars à Hollywood). Et la sortie "mondiale" du nouvel album d'Astérix, orchestrée avec un éclat exceptionnel. Dans les supermarchés, les FNAC et les grandes libraires, on trouve des piles de cassettes et d'albums, avec des mises en scène publicitaires appropriées -un mannequin de soldat romain à la FNAC de Nantes. -Sur le film Gladiator, existe un très riche dossier réuni par nos amis de l'ARELAP. Vous pouvez vous le procurer en vous adressant à Chantal Chelma, 14 rue Auguste Perret, 75103, Paris.

  Lu dans le livre de Jean-Christophe Saladin, La Bataille du Grec à la Renaissance, Les Belles Lettres, 2000 (un livre très savant et très intéressant) :
  Alors qu'ils étaient frères franciscains à Fontenay-le-Comte, en Vendée, Rabelais et son ami Pierre Lamy durent affronter une vive réprobation parce qu'ils apprenaient le Grec. Ils s'adressèrent à Guillaume Budé, qui leur écrivit deux lettres que cite largement Jean-Christophe Saladin :

Lettre de Guillaume Budé à François Rabelais :
   « (...) Je sais que ces théologiens ennemis de la Grèce ont poursuivi ce but avec une grande ardeur : faire disparaître la langue grecque, vérification et preuve de leur ignorance : c'est pour cela que nous voyons les plus vains d'entre eux (...) la couvrir d'injures et la rendre suspecte aux yeux de la masse, telle une science exécrable et néfaste pour la véritable théologie. »

Lettre de Guillaume Budé à Pierre Lamy :
   « (...) Ô par le dieu des couvents, par le fondateur de votre ordre, qu'est-ce que j'apprends ! toi, tête chérie, et Rabelais, ton Thésée, j'apprends que ces ennemis du beau, vos frères, vous tourmentent à cause de votre extrême ferveur pour les lettres grecques et vous font souffrir bien des maux. Hélas ! funeste folie des hommes, absurdité combien renversante. »

« Le coup du latin ». Un petit article tonique et pertinent, de Dominique Louise Pélégrin, dans le Télérama, du 10 au 16 mars (p. 27-28). Il commence par ce constat :
   « Mais qu'est-ce qui leur prend ? Voilà que les multinationales changent de nom et se mettent toutes au latin, -voire au grec, c'est encore plus chic. Le fabricant de laits et fromages Besnier est devenu Lactalis, le Crédit national, Natexis (...) .» La parole est donnée à Florence Dupont : « Les multinationales européennes nous disent : nous ne sommes pas comme ces monstres américains sans âmes, nous faisons le lien entre nos grands ancêtres et le futur. » C'est ainsi que Thomson-CSF qui vend de l'électronique et des armes en tout genre a pris le nom de Thalès... Florence Dupont, dans un autre registre, souligne qu'à Paris VII où elle enseigne «  des étudiants de tous les milieux, y compris des enfants de l'immigration, se précipitent sur les langues antiques, comme sur une culture qu'on leur a interdite. L'image vieillotte du latin, c'est fini. » Et l'article se conclut sur cette appréciation sympathique : « A Teleramus on s'en réjouit ! »

Dans la revue Notre Histoire, de mars 2001, un dossier « D'Aristote à la vache folle, les animaux sont-ils sacrés ? », avec un article « Bœufs, loups, abeilles, poulpes, comment les Grecs pensèrent les animaux et les dieux ».
Des archéologues allemands viennent de retrouver une liste de vingt champions olympiques, gravée sur une plaque de bronze, sur le site d'Olympie. Le dernier de cette liste est l'Athénien Zopyros, qui remporta le concours du pancrace en 385. Les dernières listes connues s'arrêtaient en l'an 226. Cette découverte confime que les jeux olympiques, institués en 776 avant J-C, ont eu lieu au moins jusqu'en 385 après J.C. Ils ont été supprimés en 393, par un décret de l'empereur byzantin Théodose Ier.

D'importants vestiges gallo-romains ont été mis à jour à Jars-sur-Mer, en Vendée. Ils datent du Ier et du IIème siècles de notre ère. Un programme scientifique de fouilles devrait être engagé sur ce site désormais protégé.

L'Ecole Supérieure de Commerce de Nantes vient de prendre un nouveau nom : AUDENCIA. Elle explique son choix :

« Nous pensons que l'audace est la vertu de l'entrepreneur,
Que l'écoute est au coeur de la vie académique,

Nous croyons qu'un joli nom peut être emblématique et créateur pour prétendre apporter l'éducation et le progrès à des femmes et à des hommes.
Nous avons choisi AUDENCIA, pour Nantes, l'Atlantique, et le monde,
AUDENCIA, conçu à partir d'audientia*, ae, f (audio), attention donnée à des paroles et d'audacia*, ae, f (audax), audace.
Nous vous remercions pour votre écoute. Nous vous remercions d'accepter notre audace. »

Audencia a un site internet : www.audencia.com


L'Iliade et l'Odyssée, coffret de dix CD, longs passages d'après de la traduction de Leconte de Lisle, lus par Michaël Lonsdale, Sapho, Jean-Pierre Michael, Emmanuelle Galabru, Claude Lesko (Frémeaux et Associés éd., 499F).

Dans la revue L'Histoire, numéro 247, octobre 2000, entretien avec Paul Veyne, « Quand Rome dominait le monde ».

Les Collections de L'Histoire, H.S. n° 9, Paris La traversée des siècles, « Naissance d'une capitale », -"Julien mélancolique empereur de Lutèce", -"A la découverte de Lutèce"...

 Un intéressant article de Roger-Paul Droit, dans le Monde des livres du vendredi 15 septembre 2000 , ouvert par ce chapeau :

« Grec, latin , français. Négliger les langues mortes ? une erreur et une bêtise. Elles ne cessent de hanter nos moindres phrases. Ne pas se soucier du français ? Plus grave encore. Il risque de n'être plus, demain, qu'un fantôme. »

Dans cet article sont présentés ces deux livres :

  • Pour l'amour du Grec, sous la direction de Jacqueline de Romilly et Jean-Pierre Vernant, Bayard, 200p., 79F.
  • Urbi et Orbi, etc. Le latin est partout ! de Jacques Gaillard et Anne Debarède, Plon, 144 p. 79F.

@ ???
Un lecteur de Télérama, Jacques Thiaud, apporte ces précisions intéressantes. Ce sigle @ était employé dans toute l'Europe, dans le latin de chancellerie, au XVIIème et peut-être avant. Il précédait la ligne d'adresse des documents diplomatiques et représentait la préposition « ad ». Le sigle @ devrait donc se lire « ad », même si ce « ad » latin conduit à l'anglais « at », -tout comme au français « à ». Quant au nom « arrobas », il s'agit de l'appellation anglicisée d'une désignation technique des imprimeurs français : « a rond bas » (le « bas » désignant le  « bas de casse », c'est-à-dire la version minuscule). Jacques Thiaud conclut ainsi ces remarques : « Le français et le latin redeviennent d'un usage international... même s'ils ne sont plus faciles à reconnaître. » (Télérama, du 10 au 16 juin 2000).




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