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Bulletin de l'APLG

Année 2001-2002

Assemblée Générale du samedi 1er décembre
Séminaire national sur l'enseignement des langues anciennes (janvier 2002)
Note de Jack Lang aux Recteurs (13 novembre 2001)

 Année 2000-2001   

Année 1999-2000


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2001-2002

Assemblée Générale du samedi 1er décembre

Séminaire national sur l'enseignement des langues anciennes
Note de Jack Lang aux Recteurs (13 novembre 2001)


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Assemblée générale de l'APLG,
le samedi 1er décembre 2001

   Cette Assemblée générale, comme d'habitude, s'est passée de façon très agréable. Elle a réuni un peu plus de 35 collègues. Le rapport d'activité et le rapport financier ont été approuvés à l'unanimité. Le bureau, élu l'an dernier, demeure en fonction pour l'année 2001-2002 : de nouvelles élections auront lieu l'année prochaine.

Nous avons aussi parlé des Journées de l'Antiquité, dont la première édition aura lieu cette année, du 15 au 30 mars, et du concours de latin et de grec qui sera proposé en cette occasion aux élèves de quatrième et de troisième. Nous avons évoqué la question complexe des Itinéraires de découverte qui doivent s'installer au collège.

Une table de presse, préparée par la librairie Vent d'Ouest, donnait un intérêt supplémentaire à cette rencontre. Autour des petits fours, des verres de muscadet, de jus d'orange -et d'une très belle bouteille d'ouzo, les discussion allaient bon train. Nous avons eu le plaisir de voir à nouveau à cette assemblée des collègues qui maintiennent une présence très fidèle. Nous avons été heureux aussi d'accueillir des collègues qui venaient pour la première fois.



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16 et 17 janvier, Paris
Séminaire national
sur l'enseignement des langues anciennes


une rencontre qui témoigne d'un désir partagé :
redonner une vraie place au latin et au grec

 

Ce Séminaire était organisé par la Desco (Direction de l'enseignement scolaire) et l'Inspection générale de Lettres. Dans sa tenue même, il marque une volonté de soutenir l'enseignement des langues anciennes.

Deux cents personnes environ ont assisté à ces travaux (enseignants, IPR, Inspecteurs Généraux).

M. Jean-Pierre Weill, Inspecteur Général, et Mme Anne Armand ont construit et animé ces deux journées (auxquelles ont participé d'autres membres de l'Inspection générale, et beaucoup d'IPR). Le professeur Heinz Wissman, directeur d'études à l'Ecole des Hautes études en Sciences sociales et chargé par le Ministre d'une mission" langues anciennes", a assisté aux travaux, et présenté une communication tout-à-fait intéressante (en reprenant des idées qu'il avait communiquées lors des Journées d'octobre, « Grec et latin : Rencontre autour d'une passion »).

L'essentiel du travail s'est fait dans des commissions
(Itinéraires de découverte au collège,
nouvelles épreuves du baccalauréat,
mise en œuvre des programmes
continuants et débutants,
manuels scolaires,
étude de la langue,
progression autour d'une thématique,
ressources (remarquables !) apportées par l'utilisation de l'informatique et d'Internet.

   Dans ces lignes très rapides, il ne sera pas rendu compte de ces travaux et de ces réflexions. Disons seulement que nous avons eu le vrai plaisir de rencontrer beaucoup de personnes qui mettent leur énergie à défendre sur le terrain dans les collèges et les lycées l'enseignement du grec et du latin. Des expériences très riches, très encourageantes ont été présentées.

  Certes, les problèmes sont très réels : ils étaient au cœur de toutes nos réflexions. Nous savons bien que la question de fond pour nous est celle du maintien, dans les années à venir, d'un enseignement de grec et de latin dans notre Ecole. Beaucoup de volontés déterminées et convergentes s'efforcent de relever ce défi : telle est l'impression qui se dégage de cette rencontre.

    Un bon petit groupe d'enseignants de l'académie a participé à ces deux journées (Annick Douillard, Catherine Gentric, Anne Guet Verhaegue, Thierry Brigandat, Michel Rival, Philippe Ségura, Yves Touchefeu). Nous avons été heureux de rencontrer là un grand nombre de collègues qui travaillent dans les différentes associations régionales membres de la CNARELA, et avec lesquels nous avons établi au fil des années, des relations très cordiales et très confiantes.

Yves Touchefeu

 

 


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Document transmis à la CNARELA par Pierre-Henri Tavoillot
conseiller de Jack Lang pour le dossier des langues anciennes

 

Note de Jack Lang aux Recteurs

13 novembre 2001

Paris, le 13 novembre 2001


Le ministre de l'Education nationale

à Mesdames les rectrices et Messieurs les recteurs d'académie

Objet : enseignement des langues anciennes au collège et au lycée

  Suite au colloque organisé à la Sorbonne les 24 et 25 octobre sur le thème : "le latin et le grec aujourd'hui, rencontre autour d'une passion", il apparaît qu'il est nécessaire aujourd'hui de redonner aux langues et cultures de l'Antiquité la place qu'elles méritent.

   Tout d'abord, l'annonce des nouvelles orientations sur le collège a suscité un mouvement d'inquiétude chez les professeurs de langues anciennes, dans la mesure où n'étaient pas mentionnés les enseignements optionnels de latin et de grec ancien. Ces inquiétudes doivent être apaisées et il est important d'informer au plan local les associations de spécialistes et les organisations syndicales du maintien du régime actuel de ces options. Il convient au contraire d'insister sur le fait que deux des innovations majeures portées par ces nouvelles orientations contribuent au renforcement de la place de la culture classique.

Les itinéraires de découvertes : Deux domaines permettent d'intégrer les langues anciennes : "Découverte des arts et des humanités", "Découverte des langues et civilisations".

Les enseignements choisis pour la nouvelle classe de troisième : parmi les dominantes que doivent choisir les élèves, "Langues et cultures de l'Antiquité" permet aux langues anciennes de préparer une orientation vers un cursus à humanités classiques et de revaloriser la filière littéraire.

   Les groupes de réflexion actuellement mis en place sur les contenus des itinéraires de découvertes et des enseignements choisis envisagent des approches distinctes des contenus d'enseignement optionnel. Ainsi, outre les élèves qui suivent ces options, la totalité des élèves de cinquième et de quatrième et une partie de ceux de troisième pourront bénéficier de ces enseignements.

   Je vous informe par ailleurs qu'une brochure à destination des collégiens de troisième, visant à les convaincre de poursuivre au lycée les enseignements de langues anciennes initiés au collège, est actuellement en cours d'élaboration à la direction de l'enseignement scolaire. Je vous demande de veiller à sa diffusion dès réception.

   Parmi les obstacles au développement sinon au maintien de l'enseignement du latin et du grec, les conditions selon lesquelles sont organisés ces enseignements optionnels semblent peu attractives. Il s'agit donc d'inciter les chefs d'établissement à les améliorer, notamment au niveau des horaires.

   Par ailleurs, il paraît souhaitable de répondre à la demande de certains élèves et de leurs familles de commencer l'étude d'une langue ancienne au lycée et de préparer la mise en place d'une option "grands débutants" dans les classes de seconde générales et technologiques à la rentrée 2002. Le document d'accompagnement des nouveaux programmes de langues anciennes au lycée propose aux enseignants des éléments pour la mise en œuvre de cette option "grands débutants" (pages 31, 32, 33).

   Enfin, je vous informe que deux journées de formation nationale aux nouveaux programmes de langues anciennes au lycée sont organisées par la direction de l'enseignement scolaire dans le cadre du programme national de pilotage de la formation continue les 15 et 17 janvier 2002 à Paris. Comme toujours, il est nécessaire de relayer ce dispositif de formation des enseignants au plan académique.

Le Ministre de l'Education Nationale

     Jack LANG


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2000 -2001
 
Jack Lang et la réforme du collège
Que deviennent les langues anciennes ?
-les éléments réunis en avril-juin 2001-  

 

Pas de moyens pour les options

 

Rassemblement au Rectorat le 8 novembre 2000  
 

Pas de moyens pour les options :
les calculs du Rectorat

  Les lycées voient arriver cette fameuse Dotation Horaire Globalisée qui définit les moyens d'enseignement (le nombre d'heures affectées à chaque lycée). Mais pour établir cette DHG le Rectorat ne prend pas en compte les options facultatives. C'est là un premier problème, et il est de taille : le Rectorat et le Ministère font donc ainsi savoir que ces options n'ont pas de place légitime et qu'elles ne peuvent fonctionner que dans les marges du système, sur le reste des moyens disponibles. A chaque lycée de se débrouiller pour savoir comment il va assurer tous ces enseignements non-obligatoires.

   Mais le scandale ne s'arrête pas là. Un enseignement de latin, de grec, de langue vivante peut réunir des élèves qui le suivent comme option facultative, et d'autres au titre d'un enseignement obligatoire. Or, dans les calculs du Rectorat, seuls comptent les élèves inscrits pour un enseignement obligatoire.
   Prenons l'exemple d'un lycée qui aurait une option de Grec avec ces effectifs : 8 élèves en Seconde, 6 en première, 5 en Terminale (en ces temps difficiles, ce serait là une option tout à fait défendable).
    Mais le Rectorat fait ses comptes autrement : imaginons que parmi les hellénistes de Première, il y ait 2 littéraires et 4 scientifiques, et qu'il se trouve 1 littéraire et 4 scientifiques en Terminale. Le Rectorat ne veut pas voir les élèves qui font du Grec de façon facultative et il conclut en disant à ce lycée : "vous n'avez que 2 hellénistes en Première, 1 en Terminale : regroupez ces trois élèves avec les hellénistes de Seconde : ce groupe unique sera bien suffisant". Et le Recorat d'accorder 3 heures alors qu'il en faut 9 pour que l'option fonctionne normalement. Ce cas n'est pas un cas fictif.

   Toutes les options facultatives sont pareillement malmenées.

Jack Lang a beau dire que tous les élèves ont le droit de faire du latin et du grec, les pratiques dont il a en dernière instance la responsabilité continuent à asphyxier nos enseignements. La brutalité destructice et l'insupportable cynisme sont toujours là …


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Le bureau de l'APLG s'est réuni le samedi 3 mars 2001

La discussion a porté essentiellement sur ces points :

-les stages de latin et de grec
-la gestion des demandes d'élèves qui voudraient arrêter le latin à la fin de la Quatrième (un article sur ce point sera prochainement publié sur ce site)
-la situation de la carte scolaire
-l'opération « Bus langues anciennes »
-le projet d'une Semaine de l'Antiquité, en mars 2002
-l'organisation d'un concours de latin en février 2002.


Projet d'une
Semaine de l'Antiquité dans les Pays de Loire.


Projet d'un concours de latin en février 2002.

  Nous essayons de mettre en place un concours de latin pour le collège, concours qui pourrait être aussi une façon de préparer la Semaine de l'Antiquité.
   De tels concours sont organisés depuis plusieurs années dans un certain nombre d'académies. Pourquoi ne pourrions-nous pas suivre cet exemple ? Mais cela demande du travail !

Faites part de vos suggestions à Michel Rival
8, route de Saint Eugène, 44600 Saint-Nazaire. Tél. 02 40 91 78 28;
mmfrival@free.fr .

La prochaine réunion du bureau de l'APLG : le samedi 9 juin.


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Pour le Grec !



  Certains collègues se demandent comment ils pourraient obtenir l'ouverture d'une section de Grec.
  
 Voici les procédures à suivre.

Discuter avec les collègues, avec les élus au conseil d'établissement, avec le Principal ou le Proviseur, si possible avec les parents d'élèves.
 
Rédiger un projet qui soit compatible avec le projet d'établissement ou qui s'inscrive directement dans ce projet d'établissement. Pour qu'une section s'ouvre ( ou se maintienne), il faut d'abord qu'elle soit soutenue par l'établissement lui-même et que le grec trouve une place reconnue dans la structure pédagogique de l'établissement et dans ses choix.

Si l'accord de l'établissement est ainsi acquis, il faut aussi obtenir l'accord de l'Inspection académique et du Rectorat. Le fonctionnement des options est en effet soumis au contrôle et à l'accord de l'Administration.

   Il n'y a pas de seuils nationaux pour ouvrir une option. Les seuils sont déterminés dans chaque Académie et peuvent varier localement. Il est certain cependant qu'on ne peut obtenir l'ouverture d'une option en 3ème si trois élèves seulement sont attendus...
 
Pour que cet enseignement de Grec soit solide et qu'il perdure, il faut voir comment se fait la liaison entre le collège et le lycée, comment peuvent se construire des continuités grecques pour les élèves.

Dans toute cette entreprise, il faut trouver les justes arguments pour défendre efficacement cette option! L'APLG peut vous aider (un petit Vademecum du professeur de Grec a été publié dans le bulletin de l'APLG, année 1998-1999, n°3, mai 1999).

 
N'hésitez pas à faire appel à Mme Anne Armand, notre Inspectrice Pédagogique Régionale responsable des langues anciennes. Elle cherche avec vigilance et détermination à faire en sorte que le Grec vive et se renforce dans l'Académie. -Vous pouvez lui écrire en envoyant votre lettre au Rectorat, 4 chemin de la Houssinière, BP 72616, Nantes Cedex 3.

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Le 2 décembre 2000
Assemblée générale de l'APLG

  L'Assemblée générale de l'APLG qui s'est tenue le samedi 2 décembre, à Nantes, a réuni 40 collègues. Nous étions accueillis, comme les années passées, par le Service de de formation continue de l'Université de Nantes, dans des locaux très fonctionnels et très agréables. Une belle table de presse (préparée par la Librairie Vent d'Ouest) ajoutait à l'intérêt de cette assemblée, qui s'est conclue (selon un rituel très sympathique) autour d'excellents petits fours.

Merci à tous les participants, dont certains venaient de la Sarthe, de la Vendée, du Maine et Loire !

  Cette réunion a constitué un moment de rencontres à la fois cordiales et fructueuses.
   Le rapport d'activités et le rapport financier ont été approuvés unanimement.

   Un nouveau bureau a été élu, à l'unanimité aussi, pour les deux ans à venir. Trois collègues ont quitté le bureau, cinq "nouveaux" sont arrivés (Olivier Bonsergent, Gilles Boulvert, Claudine Ménard, Catherine Sorin, Michel Rival) : merci aux membres sortants et merci aux arrivants!

  Voici les noms des 21 membres de ce nouveau bureau.

Claudine Allaire, collège de Goulaine, Basse Goulaine, 44.
Christian Battaglia, Formation continue, Université de Nantes.
Olivier Bonsergent, collège Paul Langevin, Evron, 53.
Gilles Boulvert, clg Paul Langevin, St-Etienne de Montluc, 44.
Danièle Borot, collège Pierre Abélard, Vallet, 44.
Thierry Brigandat, Lycée Les Bourdonnières, Nantes, 44.
Nicole Chotard, collège Raymond Queneau, Machecoul, 44.
Annick Douillard, collège Ernest Renan, Saint-Herblain, 44
Eliane Falquero, lycée Nicolas Appert, Orvault, 44.
Françoise Gaven, lycée Estournelles de Constant, La Flèche, 72.
Jean-Claude Gaven, Prytanée, La Flèche, CPGE, 72.
Catherine Gentric, collège du Pays Blanc, Guérande, 44.
Didier Laporte, collège Les Gondoliers, La Roche sur Yon, 85.
Christine Le Bras, collège Molière, Beaufort en Vallée, 49.
Claudine Ménard, lycée Galilée, Guérande, 44.
Michel Rival, lycée de la Cité scolaire de Saint Nazaire, 44
Henri Rossard, Inspecteur Pédagogique Régional honoraire.
Philippe Ségura, lycée Léonard de Vinci, Montaigu, 85.
Catherine Sorin, collège Maryse Bastié, Ingrandes sur Loire, 49.
Odette Touchefeu, Université de Nantes, Professeur en retraite.
Yves Touchefeu, lycée Gabriel Guist'hau, CPGE, Nantes, 44.


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Le latin au collège de Courtanvaux (Sartre)

A la veille de notre Assemblée générale du 2 décembre dernier, nous avions reçu cette lettre que nous adressait le Principal du collège de Courtanvaux, en Sartre. Un petit collège très dynamique, où le latin est défendu avec une totale conviction !



Académie de Nantes
Collège de Courtanvaux
Bessé Sur Braye (Sartre)

Le Principal
à Monsieur Le Président de l'A.P.L.G

Bessé sur Braye
Le 30 novembre 2000

 
 Monsieur Le Président,

   Nous sommes en l'an 2000 ; tous les collèges de France ont succombé à l'attrait des nouvelles technologies, enfin presque tous...pourtant un Collège résiste encore dans notre beau pays, celui de Bessé sur Braye. Isolé, ou plutôt protégé par des forêts épaisses, à la limite du territoire des Cénomans, des Camutes et des Turones, ses élèves, descendants directs des gallo-romains, continuent à « faire » du latin !  Plus de 50% de nos élèves de 5ème, 4ème et 3ème ont choisi cette option (voir les chiffres en annexe).

   Pourquoi cette résistance ?

   -Peut-être parce que les parents pensent que c'est un plus dans l'éducation de leurs enfants...
   -Peut-être parce qu'il y a une vraie salle dédiée au latin avec une décoration très personnalisée...
   -Et peut-être enfin parce que le latin y est présenté et vécu comme quelque chose de vivant...

Comment savoir ?

    Ce que je sais, c'est que le développement de cette option fait partie des choix de l'établissement, choix validés par le Conseil d'Administration et choix soutenus par l'équipe des enseignants.
Le pourcentage des élèves latinistes est la meilleure réponse à notre volonté de soutenir le latin et nous en sommes assez fiers.
   Je tenais à vous faire part de ce modeste témoignage de solidarité avec votre association et vous prie d'agréer, Monsieur Le Président, mes cordiales salutations.


J. DAVID

Avenue de Courtanvaux - 72310 Bessé Sur Braye
Téléphone 02.43 35.31. 20 - Télécopie 02.43.63.13 28

 
Cette lettre est publiée sur ce site avec l'autorisation de M. David,
Principal de ce collège, que nous remercions chaleureusement.
Bravo à toute l'équipe des enseignants ! Et bravo aux élèves !


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Pour défendre l'enseignement des langues,
vivantes et anciennes
un rassemblement unitaire au Rectorat de Nantes
le mercredi 8 novembre 2000

   Une centaine de personnes ont participé à ce rassemblement, appelé par l'intersyndicale SNES, SGEN, CGT, Sud-Education, SNALC, CGT, et par les associations ADEAF (Association pour le Développement de l'Allemand en France) APLG-Cnarela et APLCE (Association pour le Pluralisme Linguistique et Culturel en Europe).

Un déclaration intersyndicale a été faite, suivie par les deux interventions de l'APLG et de l'ADEAF. Une délégation commune a été reçue.

Il s'agissait de faire entendre nos grandes préoccupations dans un moment où le Rectorat pose les principes qui doivent conduire à une Carte des langues. Des initiatives communes seront prises dans les prochaines semaines (pétition, réunion de secteurs, etc…) 


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1900-2000 : une année bien difficile…

Un ministre désastreux a enfin été contraint à la démission. Dans l'académie nous avons été confrontés à des mesures d'une brutalité sans précédent : vingt options de latin et de grec supprimées dans les lycées publics.Voici les documents qui témoignent de ce que nous avons fait :

Le mercredi 8 mars, devant le Rectorat de Nantes, un rassemblement commun avec l'Association pour le Développement de l'Allemand en France.

Une succession de
lettres adressées à la Rectrice, accueillies par un silence obstiné qui n'est rompu que par une réponse tardive, et bien décevante.

Une grande
pétition, signée par plus de 500 universitaires, par cinq anciens recteurs, et par plus de 2000 personnes au total.

Une lettre à Jack Lang, une
réponse de Jack Lang,
   une
seconde lettre à Jack Lang, une réponse de son directeur de Cabinet.

La diffusion de deux documents, adressés en particulier à un certain nombre d'élus de la Région :
       
Six raisons pour défendre le latin et le grec  Quatre mesures indispensables

Les réponses des élus.

Nous aurons eu par ailleurs le plaisir d'inviter François Lissarrague, en collaboration avec    l'Association des Historiens-Géographes (APHG).
Ce fut une belle conférence sur ce thème : «
Les dieux dans les images grecques ».



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APLG. 15 mars 2000.
 

Rassemblement au Rectorat de Nantes,

le mercredi 8 mars 2000

Une initiative tout à fait réussie, organisée solidairement
par l'APLG et l'ADEAF (Association pour le Développement de l'Allemand en France)

 
 
300 personnes réunies pour montrer leur détermination et leur colère à la Rectrice. Professeurs d'allemand et de lettres classiques, professeurs du secondaire et de l'université, étudiants : nous avions la même conviction. Merci à tous ceux qui se sont déplacés, parfois en venant de loin.
 
  Nous avons été 'écoutés' par le Directeur de cabinet de Madame la Rectrice.
  Nous n'avons rien entendu pourtant qui nous rassurerait.
  Il faudra maintenir et augmenter la pression. Nous y sommes décidés.

Ces deux documents ont été diffusés aux participants -et remis à nos interlocuteurs :

Nous nous réjouissons d'avoir manifesté avec nos collègues d'allemand. Nous pensons comme eux qu'il est très important de maintenir une réelle diversité linguistique dans l'enseignement en France. Nous avons les mêmes préoccupations, nous nous battons pour les mêmes valeurs. Pour écouter le point de vue "germaniste", vous pouvez rendre visite au site Internet de Jacques Omnès, président "académique" de l'ADEAF : http://perso.wanadoo.fr/jacques.


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Lettre adressée le 16 mai par Jack Lang au président de l'APLG

 

    
   Monsieur le Président,

  J'ai bien reçu votre correspondance du 14 avril 2000 par laquelle vous me faites part de vos inquiétudes à propos de l'enseignement du latin et du grec dans les lycées de l'académie de Nantes.

  Particulièrement conscient de l'importance de l'enseignement des langues anciennes pour la formation culturelle des élèves de lycées, je me suis penché sur le sort de ces deux disciplines au statut tout à fait particulier, dépositaires à elles seules de pans entiers de la mémoire de l'humanité.

  Limiter à une seule option facultative le choix possible des élèves de 1ère et de terminale pourrait fragiliser ces deux disciplines. C'est notamment pour cette raison que j'ai souhaité offrir la possibilité, pour tous les élèves, de suivre deux options facultatives.

  Il convient pourtant de préciser qu'il n'existe pas de seuil d'ouverture d'option, celui-ci étant laissé à l'appréciation des chefs d'établissements et des autorités académiques, en fonction de la demande d'enseignement et des moyens dont ils disposent.

  Compte tenu de la situation particulièrement préoccupante de l'Académie de Nantes, je demande à Madame la rectrice de bien vouloir étudier à nouveau ce dossier avec la plus grande attention. Je ne manquerai pas de vous communiquer la suite qui aura pu, en définitive, être donnée à cette affaire.

  Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l'assurance de mes sentiments les meilleurs.

           Jack Lang

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Lettre de la Rectrice à l'APLG


 La Rectrice de l'Académie de Nantes
Chancelier des Universités

Nantes, le 22 mai 2000

Monsieur le Président,

   Vous avez bien voulu appeler mon attention, par courrier en date du 16 mai 2000, sur la suppression de l'option latin et grec dans certains établissements de l'académie, à la prochaine rentrée.

   Je peux vous assurer que j'ai manifesté un intérêt particulier à l'égard de l'enseignement des langues anciennes dans l'académie de Nantes. A ce titre j'ai décidé de rétablir l'enseignement du grec au lycée J. Prévert de Savenay, du latin au lycée Les Bourdonnières à Nantes, au titre de la rentrée 2000.

   Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l'assurance de ma considération distinguée.

Annie Cheminat

 


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Seconde lettre de l'APLG à Jack Lang

Nantes, le 13 juin 2000

Yves Touchefeu
Président de l'APLG

à M. Jack Lang
Ministre de l'Education nationale

 

Monsieur le Ministre,

   Vous avez bien voulu porter attention à la situation des langues anciennes dans l'académie de Nantes, et nous avons dit combien nous vous en remercions.
  La situation malheureusement n'a guère changé sur le terrain.
  
    Nous avons enfin reçu, le 2 juin, une lettre de Madame Annie Cheminat, Rectrice de l'académie de Nantes. Elle nous écrit qu'elle a "manifesté un intérêt particulier à l'égard des langues anciennes", et nous annonce le rétablissement de deux des options supprimées.
  Ces réouvertures sont indéniablement positives, mais nous les jugeons néanmoins très insuffisantes : la Rectrice avait décidé la fermeture de vingt sections, deux sections sont rétablies (dans un cas, il s'agissait d'une fermeture supplémentaire, qui n'avait pas été annoncée et ne figurait pas dans cette liste de vingt suppressions officielles). Dix-neuf sections de latin et de grec disparaîtront encore à la rentrée 2000 dans l'académie de Nantes.
  Nous considérons donc que presque rien n'a progressé dans les faits. Notre inquiétude et notre tristesse demeurent très lourdes.
  
  Nous nous permettons de vous adresser copie de la dernière lettre que nous avons envoyée à Madame Cheminat.

  En vous remerciant de votre attention et de votre soutien, je vous prie d'agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de nos sentiments respectueux, et très sincèrement reconnaissants.

Yves Touchefeu, président de l'APLG
 
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 Réponse du Ministère à cette seconde lettre

 
 

 Le Directeur-Adjoint de Cabinet                   Paris, le 6 juillet

        

   Monsieur le Président

  Vous avez souhaité attirer l'attention du Ministre sur la situation difficile de l'enseignement des langues anciennes dans l'académie de Nantes.

  Il appartient à Madame la Rectrice, à qui je fais suivre votre lettre, de régler les problèmes que vous soulevez, compte-tenu des moyens dont elle dispose.

  Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma considération distinguée.

André Hussenet

 

   commentaire :  Une réponse vaut mieux qu'un silence, mais cette réponse est tout de même bien diplomatique... Nous avions adressé à Jack Lang le double de la lettre que nous envoyions à la rectrice. Le ministère va donc transmettre cette même lettre à la rectrice à qui il appartient d'agir « compte-tenu des moyens dont elle dispose » ...

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Les Dieux dans les images grecques
une conférence de François Lissarague



   Cent cinquante personnes ont assisté le mercredi 12 avril 2000, au CRDP de Nantes, à une remarquable conférence de François Lissarrague. Cette conférence était organisée solidairement par le CRDP, l'APLG et l'APHG (Association des Professeurs d'Histoire et de Géographie).

  François Lissarrague, directeur d'études à l'Ecole des Hautes études en sciences sociales, est l'un des meilleurs spécialistes des images grecques. Il travaille depuis longtemps avec l'équipe du Centre Louis Gernet, fondé par Jean-Pierre Vernant, qui est l'un des lieux les plus féconds de réflexion sur l'antiquité grecque et romaine. François Lissarague a publié de nombreux livres, a participé à de multiples colloques, expositions, ouvrages. Il vient de signer un livre remarquable : Vases Grecs. Les Athéniens et leurs images (voyez en page Livres).

  Dans un parcours en images, François Lissarague nous a invités à méditer cette présence du divin dans le monde grec, et dans les images des Grecs. L'anthromorphisme est la règle dominante, mais pas absolue. Il faut faire une place à ces statues d'Hermès (les herméia) qui sont faites d'un poteau de pierre, quadrangulaire, animé par la présence d'une tête et d'un sexe. Hermès, le dieu des frontières et des passages, s'impose ici de manière saisissante. Dionysos, le dieu de l'ailleurs, est l'objet de représentations comparables : des poteaux, revêtus d'un vêtement, d'un masque. La présence du dieu peut se montrer dans des têtes de pierre ou dans des sortes de masques de terre cuite. Le sacré excède ainsi la représentation anthormorphique. Il la déborde. D'autres exemples nous le montrent aussi. On voit traditionnellement dans ce que les Grecs appellent des xoana des statues grossières de bois, des statues qu'on imagine archaïques, primitives. Il faut élargir cette représentation : les xoana sont des statues de bois ou de pierre qui sont en effet grossièrement grattées (le verbe xeô signifie gratter), mais qui n'en sont pour autant essentiellement primitives. Ces statues disent que le divin peut être là, dans cette matière presque brute. Et l'on voit alors coexister cette présence presque sauvage du sacré, et ces images célébrant une beauté divine anthromorphique. Le sacré est ainsi doublement défini : dans cette proximité qu'il entretient avec la beauté humaine, avec notre humanité, mais aussi dans cette part d'étrangeté.

  François Lissarague nous invite à poursuivre cette exploration en distinguant les espaces de représentation. Le sacré n'a pas pas la même présence dans les bas-reliefs votifs des sanctuaires et sur les images des vases célébrant le plaisir de la vie, les bonheurs du banquet.

  Les dieux peuvent apparaître dans cette majesté qui les éloigne des hommes : les bas-reliefs que l'on trouve dans les sanctuaires mettent en scène cette supériorité qui fait que les dieux sont plus grands que les hommes. Différentes sont les images des vases que l'on installe dans les maisons, que l'on admire dans les banquets, que l'on offre à des amis, à des parents. Sur ces vases, c'est plutôt la proximité des dieux et des hommes qui se trouve mise en images. Se révèle aussi cette liberté qu'ont les peintres de décliner à leur manière le système très complexe et très ouvert du polythéisme grec.

  Dans la beauté de ces images, une sagesse se donne ainsi à voir, une sagesse grecque qu'on peut dire humaniste, une sagesse légère et grave, gaie et profonde, qui célèbre à la fois la liberté des hommes et l'excellence des dieux.

  Dans la matinée de ce même mercredi, François Lissarague avait assuré une première conférence, pour des étudiants en classes préparatoires littéraires au lycée Gabriel Guist'hau, à Nantes. Cette conférence a concerné les rituels de la vie sociale (funérailles, mariage, sacrifice), tels qu'ils sont interprétés dans les images. Ce fut là aussi une séance passionnante !



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