Journées de l'Antiquité
dans la Région des Pays de la LoireBilan de l'édition 2005
du lundi 14 mars au samedi 16 avrilsous le haut patronage
de l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres
Programme général de l'édition 2005
Documents de cette édition 2005
Dossier Antiquité établi par le CRDPL'antiquité dans les romans pour la jeunesse
(document CRDP)Pistes pédagogiques autour du théâtre, Jublains
par Catherine Le Moullec
Ces Journées
de l'antiquité dans la région des Pays de la Loire
avaient connu leur première édition en 2002.
Elles sont proposées par l'APLG, Association des Professeurs
de Latin et de Grec (dans l'académie des Pays de la Loire),
mais sont devenues l'affaire collective de tous ceux qui y apportent
leur concours.
C'est d'ailleurs cette convergence d'énergies et de compétences qui permet leur réalisation.
D'année en année, les Journées de l'Antiquité progressent : l'édition 2005 a permis une avancée significative.
Ces Journées de l'Antiquité sont par définition très ouvertes, dans leurs contenus comme dans leur organisation.
Elles entendent faire valoir la présence toujours féconde de l'antiquité parmi nous. Toutes les dimensions de la culture peuvent être concernées : l'antiquité marque sa présence dans des lieux et dans des pierres, dans des images et dans des textes, et son souvenir habite tous les domaines du savoir et de la création : sciences, littérature, peinture, sculpture, cinéma, architecture, musique etc
Les Journées de l'Antiquité ouvrent un espace dans lequel peuvent apparaître de multiples événements dont le point commun est d'évoquer l'antiquité. L'originalité et la force de ces Journées tiennent à cette mise en résonance d'évenements très variés, situés en des lieux très divers.
1. Une réalité désormais régionale, présente dans les cinq départements
Maine et Loire, Mayenne, Sarthe, Vendée, Loire-Atlantique : dans les cinq départements, les Journées de l'Antiquité ont été présentes, grâce à des équipes ou des collectifs qui se mettent en place dans chaque départements, en fonction des réalités locales.
Dans chaque département, un programme d'initiatives variées a été proposé (voir le programme 2005). Le bilan est très positif.
2. Un réseau d'initiatives variées et de concours multiples
Le programme 2005 a été fait de plus de soixante initiatives, Nous avons vu avec grand plaisir se consolider des partenariats déjà établis, et se nouer de nouveaux partenariats avec des structures culturelles très diverses.
La soixantaine d'initiatives constituant le programme de cette édition 2005 n'a été possible qu'avec le concours des partenaires et acteurs suivants :
L'objectif de ces Journées est double :
-dans l'institution
scolaire, de l'école primaire à
l'université,
proposer des initiatives qui puissent s'inscrire dans un travail
pédagogique, offrir un prolongement intéressant
à ce travail et lui donner du relief.
-dans le champ
culturel en général,
faire valoir des initiatives prises des institutions aussi
variées que possible, musées, sites
archéologiques, médiathèques, conservatoires de
musique, écoles de beaux-arts.
Il s'agissait ainsi de s'adresser à des publics variés : certaines manifestations étant destinées à des élèves ou des étudiants, la plupart s'adressaient à tout public. Et cette dimension publique, ouverte à tous, était la priorité de ces Journées 2005.
Le résultat est très positif, même s'il y a eu parfois quelques déceptions (en quelques rendez-vous un public peu nombreux, une conférence annulée en raison de la maladie de la conférencière, une autre décevante par son contenu qui ne correspondait pas au sujet annoncé- l'Ulysse de Joyce). Pour la grande majorité des initiatives, le bilan est tout à fait encourageant et l'indice de satisfaction du public se situe à un bon niveau !
Plus de 3000 entrées ont été enregistrées pour les initiatives spécifiquement organisées pour les Journées de l'Antiquité. On en compterait plus de 10000 si l'on intégrait à ce calcul les manifestations que les Journées de l'Antiquité ont efficacement soutenues mais qui auraient eu lieu sans elles (l'exposition Vases en voyage au musée de Tessé au Mans; la présentation du tableau de Claude Gellée -Ulysse remettant Chriséis à son père- au musée des Beaux Arts de Nantes, les représentations de Cléopâtre par la troupe Bel Viaggio).
Ces Journées de l'Antiquité 2005 sont apparues comme un nouveau rendez-vous, permettrant des rencontres intéressantes et fédératrices.
Des exemples (parmi d'autres !) de réussite encourageante :
les initiatives archéologiques prises avec le Service Régional d'Archéologie de la DRAC et avec des représentants très compétents de l'archéologie régionale : au Mans (dans l'Ecole des beaux-arts), à Angers (au musée des beaux-arts), et à Nantes (au musée Dobrée)
En lien avec ces manifestations archéologiques, la revue 303 (revue culturelle de la Région des Pays de la Loire) a publié deux pages de nouvelles archéologiques dans son numéro de mars 2005.
Ces réunions ont été honorées, au Mans, par la présence du maire de la ville et président de Le Mans-Métropole, Jean-Claude Boulard, et à Nantes par la présence d'Alain Gralepois, président de la commission Culture du Conseil Régional.
le stage organisé à Jublains par Alain Gallicé, responsable « Patrimoine » au Rectorat de Nantes, et par Alain Viot, responsable de la coordination Education au patrimoine du conseil général de la Mayenne.
la tournée de la troupe belge des Latini, à Angers, Saumur et Nantes, avec la pièce La Marmite (L'Aululaire), de Plaute : un spectacle plein de dynamisme et de joie ! (plus de mille spectateurs au total).
une belle conférence sur l'Antiquité dans la peinture européenne, du Moyen-âge au XXème siècle, organisée par le musée des beaux-arts de Nantes, et assurée par Claire Gérin-Pierre, conservateur du patrimoine (une centaine de participants).
la série des trois conférences organisées au musée des beaux-arts d'Angers (deux conférences archéologiques données par Jean Brodeur et François Comte et une conférence d'Yves Touchefeu sur Jason et la conquête de la toison d'or).
la collaboration engagée avec l'IUFM (site de Nantes), autour d'un Forum Antiquité Jeunesse, rendez-vous destiné à accueillir des élèves de CM1-CM2 et de collège. Ce Forum Antiquité Jeunesse, soutenu par le CRDP et l'Inspection académique de Loire-Atlantique, a vu la participation de 200 élèves. Il a été conçu en relation avec les Journées Littérature Jeunesse organisées par l'IUFM, les 8 et 9 juin 2005.
les conférences archéologiques assurées à Rezé (dans l'agglomération de Nantes-Métropole) par Ophélie de Peretti, archéologue de la ville.
une conférence sur Orphée organisée par l'Université du temps libre à Cholet, avec Yannick Lauzevis, qui a parlé d'Orphée dans la poésie moderne, et Marie-France Le Strat, qui a présenté des représentations d'Orphée dans la peinture.
les séances de cinéma organisées dans la ville de Mayenne par l'association Atmosphères 53 (la Médée de Pasolini et le Satyricon de Fellini).
la conférence sur la médecine antique, accueillie à Nantes par le muséum d'Histoire naturelle : François Resche, professeur de médecine et président de l'université de Nantes, a évoqué la haute figure de Gallien, et Jackie Pigeaud, professeur émérite de latin à l'université de Nantes, a évoqué des réflexions remarquables d'Hippocrate sur les Européens.
la journée d'études latines organisée par le département de lettres classiques de l'université d'Angers, qui a permis d'entendre Florence Dupont présenter de très riches analyses du théâtre comique des Romains.
l 'exposition de planches consacrées à la Rome antique, dessinées par Gilles Chaillet, dans la salle d'exposition des Galeries Lafayette, à Nantes (avec le concours actif du magasin, et de son directeur, Jacques Siso). Exposition enrichie par les costumes romains confectionnés par le lycée Notre Dame du Roc de la Roche-sur-Yon.
une conférence sur Jules Verne latiniste, organisée par la Bibliothèque municipale de Nantes, dans le double cadre de l'année Jules Verne et des Journées de l'antiquité. La Médiathèque Jacques Demy avait de plus organisé l'exposition d'un certain nombre de livres de la Renaissance et de l'âge classique consacrés à l'architecture.
le développement spectaculaire des initiatives prises à la Roche-sur-Yon, avec :
-une conférence sur Aristophane et ses traductions modernes, préparée par des étudiantes de l'IUT Information-Communication de la Roche-sur-Yon-un repas latin, en costumes romains qui a mobilisé les latinistes avec les sections Restauration et Métiers de la mode du lycée Notre Dame du Roc,
-un jeu de piste dans le centre-ville, invitant des élèves à partir à la recherche d'indices « antiques », organisé par deux professeurs, Martine Bentéjac et Sylvie Guitton.
-une conférence d'Yves Touchefeu sur Achille et Ulysse.
un rendez-vous original sur le site du théâtre romain de Jublains, préparé par Alain Viot et la coordination Education au patrimoine du Conseil général de la Mayenne, et qui a réuni quelque 200 élèves latinistes. Cette initiative concluait les Journées de l'Antiquité à Mayenne, qui ont pris cette année un élan remarquable
Voir le bilan spécifique des Journées de l'Antiquité 2005 à Mayenne

Et il faudrait évoquer bien d'autres manifestations elles aussi très intéressantes dans les cinq départements de la Région
Il faudrait mentionner aussi de nombreuses initiatives prises dans le cadre même des collèges, des lycées, des universités (expositions, concours, préparation d'un voyage, visites sur des sites archéologiques ou dans des musées, conférences, etc )..
3. Des soutiens
importants qui pourront s'élargir
encore
Les
Journées de l'Antiquité se construisent grâce
à des appuis très précieux, qui lui sont
indispensables.
L'édition 2005 a été honorée par le haut patronage que lui a apporté l'Académie des Inscriptions de Belles Lettres,
Le Recteur de l'Académie de Nantes, Bernard Dubreuil, et le Directeur Régional des Affaires culturelles des Pays de la Loire, Jean-Paul Jacob, ont bien voulu signer deux textes de soutien à l'ouverture du Programme général de la manifestation.
Ont apporté leur soutien :
Nous
remercions très vivement les personnalités, les
institutions, les collectivités locales qui permettent de
construire les Journées de l'Antiquité comme un
événement de la vie culturelle, ouvert à
tous.
4. Une communication qui a pris une dimension nouvelle
Les progrès assurés pour cette édition 2005 ont permis d'assurer une bonne communication.
La réalisation technique (maquette et impression) du programme général ont été confié à une agence spécialisée, qui a effectué un beau travail, avec une plaquette claire et élégante, tirée à 3500 exemplaires.
Cette plaquette a été accompagnée par une affichette tirée à 1350 exemplaires dans le format A3 et à 300 exemplaires dans le format 40x60.
Les contacts avec les médias ont grandement facilité à Nantes, par le concours de trois étudiants en BTS de communication au lycée Carcouët (Elodie Fresneau, Héloïse Lenain et Anne Rivier).
Le partenariat apporté par le Journal OUEST-FRANCE a permis la publication de deux encarts publicitaires, dans toutes les éditions de la Région. L'annonce des Journées de l'antiquité a été assurée dans le magazine d'information de la ville de Nantes, de la ville de la Roche sur Yon.
Ces Journées
sont apparues sur de nombreux sites Internet (Académie de
Nantes, Inspection académique de Loire Atlantique,
université de Nantes, université d'Angers, ville de
Nantes, Le Cinématographe, ville de Rezé, Centre
Régional de Documentation Pédagogique, le Magazine
littéraire, Le Café pédagogique, Fabula
Dans la presse comme sur la Toile, les Journées de
l'Antiquité ont été beaucoup visibles cette
année que les années passées.
5. Cap sur les éditions 2006 et 2007 !
L'organisation de ces Journées de l'Antiquité engage évidemment beaucoup d'énergie. Pour assurer dans la durée ce rendez-vous régional, il faut qu'il soit pris en charge de plus en plus largement.
Dans
l'institution scolaire,
les Journées de l'Antiquité sont là pour
soutenir et faire valoir des initiatives pédagogiques. Le
concours des professeurs (de lettres classiques mais aussi de toutes
disciplines) doit pouvoir se renforcer.
Des initiatives comme le Forum Antiquité Jeunesse, ou les séances de cinéma autour de films sur des sujets antiques appellent des engagements collectifs, que nous essaierons de préparer à plus longue distance.
De l'école primaire à l'université, bien des choses sont possibles. Avec des concours élargis.
Dans l'espace
culturel,
L'objectif est de faire valoir de plus en plus des initiatives qui
seront assumées par des structures diverses (musées,
médiathèques, théâtres, cinémas,
conservatoires de musique, écoles des beaux-arts,
etc).
L'APLG peut proposer et assumer elle-même quelques actions. Mais pour se développer comme un grand rendez-vous culturel, les Journées de l'Antiquité doivent fédérer des énergies très variées.
Un financement à stabiliser
Le financement des Journées de l'Antiquité reste à consolider :
Nous avons fait le choix de passer à une communication professionnelle : cela représente un coût élevé. Nous publierons prochainement (sur le site Internet de l'APLG) le bilan financier de cette édition 2005.
Ce bilan financier demande encore à être précisé sur certains points. Mais il est maintenant établi dans ses grandes lignes :
Les subventions diverses devraient approcher cette année 8500 euros.
Les dépenses s'élèvent environ à 10500 euros (dont plus de la moitié pour l'impression du programme et de l'affiche) .
L'APLG apportera donc environ 2000 euros sur ses fonds propres, en vidant presque ses (petites) réserves pour assurer l'équilibre. Notre capacité de financement est donc très liée à la force de l'association et le soutien apporté par les adhésions reste fondamental. Mais nous devons trouver des subventions complémentaires pour continuer l'aventure dans de bonnes conditions.
C'est avec détermination, confiance et lucidité que nous préparons donc dès maintenant les éditions 2006 et 2007 des Journées de l'antiquité, qui se dérouleront dans le mois précédant les vacances de printemps,
en 2007, du lundi 5 mars au samedi 31 mars.
Merci à tous ceux qui apporteront leur concours à ces nouveaux rendez-vous !