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Le bureau de la CNARELA,
élu lors de l'assemblée générale du 15 janvier 2006

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Présidente d'honneur

Odile Mortier-Waldschmidt
25, rue au Maire, 75003 Paris
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Présidente d'honneur

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40 rue Principale
67300 Schiltigheim
Tél-Fax : 03 88 83 27 29
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Présidente

Marie-Hélène Menaut
123, rue de Bègles
33800 Bordeaux
Tél.-Fax : 05 61 57 51 75
mhmenaut[arobase]iaol.com


Vice-Présidente

Isabelle LEJAULT,
14, rue Alfred de Musset 
31200 TOULOUSE
Tél. : 05 61 57 51 75  Fax : 05 61 57 57
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30, rue du Taur
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Tél. : 01 48 40 44
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Information Cnarela    

RENCONTRE de la CNARELA ( I. Lejault, vice-présidente et M.H. Menaut, présidente)
avec l'UNION LATINE ( Jean-Noël Robert)
le 25 novembre 2003

1. Qu'est-ce que l'Union latine ?

Si l'on consulte le site de l'Union Latine (www.unilat.org.fr), on s'aperçoit que l'association regroupe 35 états de langue et de culture néolatines, mais que le latin en tant que langue et culture de l'Antiquité en est absent.

 

2. La place du Latin dans l'Union latine

Jean- Noël Robert , latiniste auteur d'ouvrages sur le monde et la civilisation romaines, a été chargé par X. Darcos d'une mission de direction de l'Agence de coopération européenne sur l'enseignement du latin en Europe ayant pour but de s'adresser à Bruxelles.

Il s'agit de replacer le latin (et le grec accessoirement) comme première langue dans le cadre de la culture européenne. Une première réunion vient d'avoir lieu à Bruges sur la Culture européenne.

La stratégie de J.N. Robert au sein de l'Union latine est la suivante : ce n'est qu 'en passant par le biais culturel que l'on peut réintroduire le patrimoine linguistique, donc l'étude des langues. Cette démarche converge avec celle d'Eurosophia et de la Mission d'H. Wismann sur l'Enseignement des langues et cultures de l'Antiquité. Il pense qu'il faut démarginaliser le latin et le grec de l'intérieur et de l'extérieur d'une part et rendre leur spécificité aux Etudes littéraires en rendant le latin obligatoire

 

3. Les projets à long terme

Si la culture est le premier élément commun de l'Europe, le niveau de reconnaissance de ce patrimoine dépend de l'Europe et un projet d'Université européenne de la Culture sur le modèle de l'Institut du Développement européen de Florence a été voté : le siège serait à Paris rue de la Montagne Sainte &endash;Geneviève. Dans cette université, prendrait place un Institut d'Etudes Classiques. A prévoir : les subventions de Bruxelles…

4. Les projets à court terme

L'Union latine insiste sur la nécessité d'une entente sur des points concrets :

- Information
- Communication et diffusion pour permettre des échanges de manuels, de documents de travail comme des séquences
- Echanges d'élèves du secondaire
- Forum éventuel

 La CNARELA a communiqué toutes les adresses des ARELA , ainsi que les informations sur les publications qui figurent sur le site de la CNARELA. Le pragmatisme de J. N. Robert semble très positif et les relations seront suivies.

  
 
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Information Cnarela  

Entrevue de la CNARELA (représentée par M.H. Menaut, présidente, et I. Lejault, vice-présidente)
avec Anne Armand, IG de Lettres,
plus spécialement chargée du dossier des Langues anciennes

le 25 novembre 2002

1. Anne Armand rend compte rapidement du Colloque de Trévise organisé par l'UNION LATINE ; le colloque avait pour but de faire le point sur les modalités d'apprentissage des langues latines en Europe (horaires, classes, effectifs…) : l'Inspectrice a jugé cet échange fructueux, pensant que certains pays , comme les pays de l'Est , pourraient envisager un renforcement des langues anciennes .(cf. entrevue avec Jean-Noël Robert).

2. Brochure pour les 3°

La CNARELA en fournit un exemplaire à A. Armand qui , bien que conceptrice en grande partie de ce document, ne l'avait pas eu en main. Le document n'avait été prévu que pour 2002 dans la continuité du Colloque de la Sorbonne.

Nous attirons l'attention sur les difficultés et les disparités de diffusion de la brochure ; l'Inspectrice constate " qu'un Recteur fait ce qu'il veut. " et le déplore.

Nous insistons sur l'utilité de la brochure et nous informons que nous venons d'écrire dans ce sens au Directeur de la DESCO. A. Armand évoque la possibilité de faire une brochure plus modeste (celle-ci coûte fort cher) qui pourrait être diffusée chaque année.

Nous faisons remarquer que cette brochure aide les parents pour clarifier les possibilités d'orientation et nous posons la question des Conseillers d'orientation ; l'Inspectrice convient qu'ils " parlent du monde extérieur comme des gens qui ne l'ont jamais vu ", mais ne voit pas comment réformer cet état de fait : il est manifestement difficile d'influer sur ce qu'ils peuvent dire : ils réagissent fortement à toutes les critiques.

3. Changement de cap ?

A.Armand commente les effectifs qu'elle doit nous communiquer : si les effectifs de grec, bien que faibles , même en légère progression (de 1, 48% à 1,56%), restent remarquablement stables de la 3ème à la Terminale, l'effondrement des effectifs de latinistes entre la 3ème et la seconde est alarmante.

Elle évoque la remise en cause -douloureuse d'après elle- du projet le latin et le grec pour tous et annonce la nécessité de dissocier deux discours , citant à cette occasion H. Wismann

- latin et grec pour tous à travers l'héritage patrimonial (de la 6° à la 2°) ; héritage qui peut être pris en charge par les lettres et les autres disciplines

- latin et grec -apprentissage de la langue- pour ceux qui veulent faire des études longues : :il faut oser montrer que l'exigence intellectuelle des LA apporte quelque chose.

D'autre part, elle semble évoquer la remise en question de l'enseignement du grec en 3ème, idée dejà évoquée l'an dernier par A. Boissinot lors d'une audience accordée à l'ARELABOR.

4 . Classes préparatoires littéraires

M. Boichaud, IG de physique est chargé d'une mission sur les classes préparatoires . Le Ministre X. Darcos a demandé qu'on fasse "le bilan des moyens des effectifs, des résultats dans les classes préparatoires "ainsi que l'étude des débouchés des concours littéraires d'ULM et de l'ENS LYON : outre l'enseignement, il s'agit d'ouvrir les khâgnes vers les IUT, les Ecoles de journalisme, les IEP., les Ecoles de commerce . Il faudrait réfléchir à l'enseignement du latin par rapport au droit.

5. Les concours de recrutement : A. Armand insiste sur la nécessité de préserver les concours

- L'Agrégation de lettres classiques et l' Agrégation de grammaire seront vraisemblablement fusionnées.

- La refonte des CAPES de Lettres classiques et Lettres modernes est à envisager :

Le latin selon A. Armand devrait être obligatoire au CAPES de Lettres modernes (mais K. Weinland, doyenne de l'IG, y serait hostile).

- L'inspectrice évoque le problème du Capes de Lettres classiques, obtenu avec souvent un niveau très bas dans une des 2 langues anciennes : serait envisagée une langue dominante, puis une langue prise sous forme d'option.

-L'Inspection générale avance que le niveau des Etudiants de Lettres Classiques est inférieur à celui des Lettres modernes ;

La CNARELA émet des réserves sur ces deux points : il ne suffit pas déplorer, de se servir de cet argument pour supprimer éventuellement un Capes de Lettres classiques, mais d'y remédier : la CNARELA suggère d'introduire de la linguistique au CAPES ;

- Hypokhâgne et khâgne pourraient être considérées comme des préparations aux concours (Capes et Agreg), dans le cadre des 3/5/8

 

6. Bac 2004

Les épreuves sont en train d'être discutées ; dix IPR sont chargés de faire des propositions .

En janvier et février, les propositions seront analysées par trois professeurs, trois IPR, trois IG auxquels s'adjoindront J.P.WEILL et M. BACONNET (IG venant de prendre leur retraite)

- Ecrit :
-le principe de la " version sandwich " est retenu
-le descriptif de l'épreuve paraîtra, accompagné des annales 0 pour permettre d'avoir des exemples concrets.

- Oral :viser à éviter des récitations de traductions apprises par cœur
- Traduire un texte déjà étudié

- Improviser sur un texte donné avec la traduction Budé (plusieurs possibilités pour l'élève : commentaire de la traduction, proposition d'autres traductions, questions sur la traduction proposée) ; cette partie donnerait des points en cas de réussite, mais ne serait pas sanctionnée en cas d'échec.

L'oral est suivi d'un entretien.

La CNARELA attire l'attention sur la lourdeur des programmes en Seconde et en Première pour les Grand débutants en grec. L'Inspectrice invite à éviter l'écueil de demander un allégement des programmes : cela nuirait à la crédibilité de la matière ; la solution est d'individualiser la liste de bac

Pour l'élaboration des épreuves, A Armand invite à faire des suggestions : tant que le texte n'est pas définitif, la discussion est ouverte. La CNARELA a remis à Anne Armand les travaux des ateliers d'Aix en Provence.

La Cnarela n'a pas été invitée à faire partie du groupe d'élaboration des sujets car il aurait fallu inviter alors toutes les associations.

Nous apprenons cependant que font partie du groupe d'étude: B. Poirot-Delpech (Sauver les Lettres).et René Rémond !

Problème de l'élaboration de nombreux sujets pour les académies d'Outre-mer : peut-être pourrait-on en réduire le nombre.
La qualité des sujets de Grec est saluée par l'inspection ; on pourrait les centraliser.

- Contrôle en cours de formation (CCF) ? A. Armand évoque la possibilité de l'introduire pour l'évaluation de la version. ; ce serait, dit-elle, la réponse à une version trop difficile. Il pourrait alors constituer une partie de l'évaluation au bac (dans des proportions qui restent à définir : 50/50 ?). L'avantage serait de ne pas trop pénaliser les élèves en version là où le substrat culturel est pauvre…

 

7. Rapport Belloubet

Seraient regroupées dans un même pôle (ou lycée ?) les séries L, ES et STT de façon à rétablir un équilibre.
Rien n'est bien net encore. Actuellement, la série S serait en danger (manque de scientifiques)

En série L, on avance sur certaines idées : l'Histoire est mise en avant avec l' introduction de l'histoire des arts, des institutions, du droit. Les Langues anciennes trouveraient leur place dans l'étude de l'héritage de l'humain et sur sa façon d'agir sur le monde…

Les matières artistiques ont le vent en poupe : on envisage en classes préparatoires littéraires des options théâtre, arts plastiques, cinéma …
Dans une structure Langue et culture" on pourrait voir enseigner la littérature comparée et les langues anciennes.

Question :Rétablissement des mathématiques comme spécialité ? Elle est envisagée.

 8. Programmes de collège

Ils sont actuellement relus horizontalement et verticalement (lien avec école primaire et entre les différents niveaux). Trois groupes d'experts travaillent sur les Science, la Technologie, les Humanités ; A. Armand intervient dans ce dernier.

9. TPE

La CNARELA met en évidence les dangers que représentent les TPE pour les options : même coefficient que la 1° option (2) et double de la 2° (1) avec un travail sur un semestre. L'évaluation dans l'établissement par les professeurs de l'établissement. est très contestable et crée une inégalité par rapport aux évaluations des autres options.

A Armand prend note et signale qu'elle n'avait pas pris conscience de ces difficultés. Elle connaissait en revanche les difficultés d'organisation des TPE ; elle laisse entendre que les Ministres Luc Ferry et X. Darcos ne se battront pas pour sauver les TPE ;

Solution proposée : : affecter les TPE d'un coefficient 1 et la 1° option d'un coefficient 2.

10. Manuels de grec

La CNARELA met en avant la nécessité d'avoir un manuel de grec répondant aux nouveaux programmes. Dans le second cycle.

Il existe une instance , le Comité de l'Edition, dont A. Armand est membre ; ce Comité regroupe le CNDP et le Président du Syndicat des Editeurs publics ( Hatier) ; un manuel est annoncé , édité par Bordas ; le CNDP est favorable à la parution d'un manuel en grec.

 CONCLUSION

Entretien ouvert, qui a duré près de 2h.

Nous avons été écoutées, et nous avons informé Anne Armand de dangers qu'elle ne soupçonnait pas (TPE par exemple) : elle a pris note des aménagements souhaitables). Mais un certain nombre de choses échappent aussi à son pouvoir (CIO, réforme du Capes). Elle souhaite rester en contact avec nous, et nous a incitées à l'informer et à faire des propositions (le mail est dans ce cas-là un outil très pratique).

Il reste que nous devons nous mobiliser
- sur la place de l'étude de la langue
- sur l'enseignement du grec au collège
- sur le contrôle continu au baccalauréat,
- sur les concours de recrutement où les langues anciennes doivent apparaître,
- sur l'ouverture des débouchés aux concours littéraires où la langue ancienne peut être évaluée.

 


   
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Audience de l'APLAES et de la CNARELA
au Ministère de l'Education Nationale
(21 juin 2002)
Marie-Hélène Menault, présidente de la Cnarela, nous communique ce compte-rendu :

 

Sur demande conjointe de l'APLAES (Association des Professeurs de Langues Anciennes de l'Enseignement Supérieur) et de la CNARELA, une audience nous a été accordée le 21 juin 2002. Nous avons été reçus durant une heure un quart par M. Nembrini, Conseiller commun au Ministre de l'Education Nationale et au Ministre délégué à l'Enseignement scolaire ; il est lui-même Doyen de l'Inspection Générale d'Histoire. Notre délégation était composée pour l'APLAES de Michel Perrin, Président, et de Bernard Jacquinod, vice-président, et pour la CNARELA de Mme Marie-Hélène Menaut, Présidente, et de Mme Mireille Ko, Chargée de la pédagogie et des relations avec le ministère.

Nous avons présenté nos associations respectives et remis Monsieur le Conseiller les motions du Congrès de Poitiers de l'APLAES, le bulletin n° 60 de la CNARELA ainsi que la brochure du Rectorat d'Amiens sur les langues anciennes.

 

Collèges

Mme Ko a parlé de la situation des langues anciennes dans les collèges, s'inquiétant des options de langues anciennes et du maintien du grec. Nous voudrions, dans un souci culturel et pédagogique (expériences sur l'utilité du latin dans la réussite des études) et démocratique, offrir les langues anciennes à tous les élèves. Mme Ko cite pour exemple le cas de son établissement où il y a 47 collégiens intéressés par le latin et où manquent les heures pour assurer cet enseignement. Le cas est répandu et certains rectorats disent ne pas pouvoir répondre aux demandes en Langues Anciennes par manque d'heures. Pas de réponses précises ni d'engagement sur ce point.

Nous nous réjouissons de la parution de la brochure confectionnée par la DESCO et destinée normalement à tous les élèves de troisième " Les langues anciennes au lycée ", mais nous regrettons une diffusion très lacunaire ; nous souhaitons une nouvelle diffusion massive en 2003, notamment pour contrecarrer la déperdition entre collèges et lycées, avec peut-être une lettre aux recteurs. M. Nembrini nous demande de ne pas voir là de mauvaises intentions à notre égard.

Nous souhaitons que les intentions exprimées par le Ministère dans le B.O. du 18 avril 2002, qui incitait notamment à ne pas donner systématiquement des horaires dissuasifs aux langues anciennes soient traduites dans les faits. 

Lycées

Mme Menaut se charge plus spécialement des problèmes concernant les lycées. Tout d'abord, elle s'inquiète du fait que les TPE (BO du 9 mai 2002) deviennent obligatoires en terminales, même s' ils ne sont pas présentés au baccalauréat ; ils représentent une charge de travail qui risque d'écarter les lycéens du latin et du grec. Nous souhaitons qu'ils aient le statut d'une option facultative.

Sans répondre précisément sur ce point, M. Nembrini fait savoir qu'il veut revoir la grille des lycées, et parle de la place de la culture scientifique en termes très généraux.

Dans cette perspective, nous demandons une revalorisation de la filière littéraire avec rétablissement de l'option mathématique forte.

Le programme de terminale est paru au BO; il reste à définir les épreuves à l'examen. La CNARELA souhaite être associée à leur définition.

Enfin Mme Menaut rappelle l'intérêt suscité auprès des collègues invités par le Séminaire National sur les langues anciennes des 16 et 17  janvier organisé par le Ministère ; elle interroge M. Nembrini sur la parution des actes de ces journées et sur le suivi de ce séminaire dans les différentes académies. La CNARELA informe qu'il y a eu un suivi sérieux seulement à Amiens (2 jours) où le recteur a publié une très bonne brochure, une journée à Besançon, à Strasbourg et à Lille. En ce qui concerne les actes, M. Nembrini nous dit que ce séminaire était la charge de H. Wismann, que c'était là sa mission et qu'elle est accomplie.

Supérieur

M. Perrin s'est d'abord réjoui de la tenue à Paris, en octobre 2001, du colloque sur " Le grec et le latin aujourd'hui : rencontre autour d'une passion ", mais il reste à traduire les propositions en actes. L'exemple de l'académie d'Amiens, qui a réuni 200 personnes durant deux jours, reste trop rare.

Un de nos soucis est la formation des maîtres en IUFM. N'est pas prise en compte la nouvelle pédagogie qui s'appuie sur des textes authentiques et donne une place importante à la vie privée des Anciens (par exemple). La formation dans les IUFM est assurée en français, mais l'enseignement de la pédagogie des langues anciennes est le parent pauvre, la formation étant réduite à une journée sur l'enseignement et la pédagogie du latin et du grec dans les collèges et à une journée pour l'enseignement et la pédagogie du latin et du grec dans les lycées. Il faut absolument que des Professeurs de Lettres Classiques soient " Professeurs associés " aux IUFM et que les stagiaires aient la formation qu'ils réclament.

M. Perrin fait part de notre inquiétude sur l'application des normes Sanremo, qui sont telles que les Présidents d'Université ont intérêt à supprimer les sections à petit effectif (problème du H/E). Or, si la chute des effectifs se prolonge, compte tenu des départs en retraite dans les années qui viennent, on n'aurait plus assez de licenciés dans les disciplines fondamentales, aussi bien en sciences qu'en lettres, pour recruter les enseignants nécessaires au secondaire.

Sur le même plan est abordé le problème de l'introduction d'une initiation obligatoire à une langue ancienne dans les Hypokhâgnes indifférenciées. La mesure avait été préparée par le précédent ministère, mais le texte n'était pas encore signé. Nous n'obtenons aucune information sur ce sujet.

Dans les nouvelles orientations pour les maquettes des cursus du supérieur, il est prévu des passerelles, il est prévu des langues anciennes en philosophie, en histoire, dans les langues romanes, il faut satisfaire aux besoins des grands débutants : pour tous ces enseignements, il faut absolument des moyens.

Dans ce même domaine, alors que pour les DEUG nous avons été alignés sur les LEA (à cause de la nécessité d'enseigner trois langues : français, latin et grec), la même chose n'a pas été faite pour la licence.

Enfin, nous demandons quelles suites vont être données à l'idée d'université européenne de la culture ; nous demandons aussi qui sont nos interlocuteurs au Ministère et nous souhaitons être consultés sur l'évolution des concours de recrutement. M. Nembrini se dit notre principal interlocuteur pour le secondaire et pour le supérieur. Pour le supérieur, nous pouvons nous adresser plus spécifiquement à Josy Reiffers.

 

Pour le reste, nous n'avons obtenu aucune réponse précise. M. Nembrini s'est surtout étendu sur le problème très préoccupant des futurs recrutements. Le dossier des concours sera prochainement abordé, mais il n'a pas encore été ouvert. Il n'y a pas à l'heure actuelle de texte de projet. M. Nembrini suivra personnellement ce dossier. A notre demande du maintien de la place des langues anciennes, il est seulement répondu qu'il ne faut pas compliquer le système. Il faut s'attendre à une vraie refonte des concours dans les années à venir.

M. Nembrini veut reprendre, semble-t-il, l'effort pour revaloriser la filière littéraire dans les lycées, mais sans s'engager sur l'option mathématique. Il semble considérer, à la suite d'une demande de B. Jacquinod, comme fondée l'ouverture (au niveau de la licence) de la mention FLE aux Lettres Classiques.

 

Nous avons été accueillis très courtoisement, nous avons été écoutés ; serons-nous entendus ? Au bout du compte, nous n'avons obtenu aucun engagement, la nouvelle équipe est en train de " s'approprier " les dossiers et ne se sent pas liée par les démarches de la précédente. Un interlocuteur très prudent ; peut-être était-ce un peu tôt. Toutefois il était utile de l'informer vite des nos préoccupations et de nos propositions, de bien situer nos souhaits.

  
 
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Campagne d'information

La CNARELA, en partenariat avec Thalassa, a lancé en 2000-2001 une campagne d'information pour promouvoir le latin et le grec.

Quatre affiches ont été éditées, avec ces formules joliment mises en page :

Grec, latin, français, ça coule de source
Latin, Grec, le lait de la réussite scolaire
Latin, Grec, valeurs en hausse
Latin, Grec, éclairez votre esprit, éclairez votre vie

  

  

 

    Ces affiches sont destinées à être placées dans les salles de professeurs ou dans les salles où se déroulent des cours de Latin ou de Grec, ou des cours concernant les classes de 6ème.

   Une carte postale est aussi éditée (Latin, Grec, le lait de la réussite scolaire): elle est destinée aux élèves et à leurs parents.

  

Contacter l'association THALASSA
par courrier : BP 164  30103 Alès Cedex.
par fax : 04 66 30 81 45
par téléphone : 04 66 30 66 66
par courriel :
contact@thalassa.asso.fr

http://www.thalassa.asso.fr/

   

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