Livres et Cédéroms


sur le site Parutions.com,
une présentation des
livres récents concernant l'antiquité,
avec des notes critiques rédigées par des spécialistes.
Régulièrement mis à jour, ce site offre une revue de presse très utile

 

  Hélène Soumet, La Grèce antique, 150 jeux pour apprendre en s'amusant. Cette publication fait partie d'une collection "Cahiers ludiques et savants". ( éditions Eyrolles). L'ouvrage est destiné à des lecteurs adultes, sur le mode des "Cahiers de vacances pour adultes" qui sont à la mode cet été. Le principe est de proposer des questions, de rapporter des anecdotes, de proposer de courtes notices : l'ensemble veut introduire dans l'univers de la Grèce antique : "un concentré de culture sous une forme attrayante", disent les éditions Eyrolles. Mais le cadre éditorial amène à des raccourcis parfois déformants. Et l'ensemble présente certaines erreurs. Reste la part du jeu si l'on aime cette présentation.

 

  

Sophie Cassagnes-Brouquet, Un manuscrit d'Anne de Bretagne, La Vie des femmes célèbres d'Antoine Dufour.
Editions Ouest-France, Conseil Général 44, 23 euros.

Le musée départemental Dobrée à Nantes possède un trésor de l'enluminure française de la première Renaissance, les Vies des femmes célèbres d'Antoine Dufour, un manuscrit commandé en 1504 par Anne de Bretagne. Le feuilleter et découvrir page après page ses superbes peintures est un grand plaisir et une invitation à la décou?verte d'une femme Anne de Bretagne, mais aussi des femmes de la mythologie et de l'histoire.

Une histoire fantastique, rêvée, et mise en couleurs par le talent de Jean Pichore. Le texte, composé par le dominicain Antoine Dufour pour la reine, se présente comme une plaidoirie en faveur des dames. Il veut démontrer le rôle important qu'elles ont joué dans l'histoire. Les Vies des femmes célèbres adoptent une chronologie calquée sur l'histoire biblique, une trame à laquelle Antoine Dufour s'obstine à rattacher les figures mythiques de l'Antiquité. S'il réserve à Marie la première place, il poursuit son récit en commençant par la mère de toutes les femmes, Eve à laquelle succèdent les héroïnes de l'Ancien Testament, de l'Antiquité grecque et romaine et enfin, du Moyen Age. Tel est l'album que la reine Anne de Bretagne se plaisait à feuilleter avec ses dames de compagnie. Une magnifique galerie de portraits de femmes, certes bien peu réaliste, mais n'en offrant pas moins un témoignage tout à fait représentatif de l'imaginaire féminin à l'aube de la Renaissance en France. Si ses textes peuvent parfois paraître un peu désuets et naïfs, la beauté des enluminures de Jean Pichore, demeurées jusqu'ici pour la plupart inédites, nous invite à un voyage dans le temps, celui des «dames du temps jadis».

Sophie Cassagnes-Brouquet enseigne l'histoire médiévale à l'université de Toulouse. Elle a déjà publié, aux Editions Ouest-France, Le Château fort, La Passion du livre au Moyen Age, Vivre en ville au Moyen Age, La Vie quotidienne au Moyen Age, Sur les pas des papes d'Avignon.

 

Christine Proust, Tablettes mathématiques de Nippur, Varia Anatolica vol. XVIII, Istanbul, IFEA - De Boccard, 2007.

Reconstitution du cursus scolaire. Édition des tablettes conservées au Musée Archéologique d'Istanbul, avec la collaboration de Veysel Donbaz et d'Asuman Dönmez. Translittération des textes lexicaux et littéraires par Antoine Cavigneaux. 359 p., XLIX pl. h.t., 1 cdrom.

Quatrième de couverture - Ce livre présente une collection de tablettes mathématiques d'époque paléo-babylonienne (début du deuxième millénaire avant notre ère) qui ont été exhumées à la fin du XIX e siècle par une mission archéologique américaine sur le site de Nippur (Mésopotamie centrale). Ces tablettes sont aujourd'hui conservées dans les musées archéologiques d'Istanbul, de Philadelphie et de Iéna. Le lot d'Istanbul est entièrement édité dans cet ouvrage et dans le CD qui l'accompagne (photos, copies, transcriptions). Les tablettes mathématiques de Nippur sont principalement des brouillons d'écoliers. Sans doute considérées comme trop élémentaires, elles avaient jusqu'à une date récente peu attiré l'attention des épigraphistes et des historiens, et elles étaient restées ignorées dans les réserves des musées. Pourtant, les tablettes scolaires apportent de précieux témoignages sur la vie intellectuelle qui s'est épanouie à Nippur, la grande capitale culturelle de la Mésopotamie, et notamment sur la place qu'y occupaient la langue sumérienne et les mathématiques, dans leurs raffinements les plus abstraits. L'étude des textes scolaires mathématiques, en prolongeant celles qui ont été menées sur les textes scolaires lexicaux et littéraires sumériens, permet une reconstitution remarquablement détaillée du cursus de formation des scribes. Précisément parce qu'ils sont des textes d'apprentissage, ces modestes brouillons d'écoliers donnent accès aux conceptions originales en matière de métrologie, de numération et de calcul qui étaient inculquées aux jeunes scribes et qui donc contribuaient au fond culturel des milieux érudits. Par ailleurs, trois textes mathématiques savants, dont un texte inédit conservé à Istanbul, ont été retrouvés à Nippur. Leur contenu est particulièrement intéressant, car il concerne différents aspects du calcul des volumes et des racines cubiques. Si on les aborde selon les conceptions élaborées par les scribes eux-mêmes, telles qu'elles leur ont été enseignées, et non au moyen de nos outils algébriques et arithmétiques actuels, ces textes livrent toute la singularité et la finesse des mathématiques qui se sont développées à cette époque.

Couverture: http://www.rehseis.cnrs.fr/z-outils/images/divers/Livres/tabletler_kapak.pdf

Commandes: http://www.deboccard.com/francais/Rub/Nouv.htm

 

Tite-Live, Les Origines de Rome, Histoire romaine (livre I)

Folio classique / sous presse - parution septembre 2007.
Édition bilingue présentée et annotée par Dominique Briquel, professeur émérite à l'Université de Paris-Sorbonne. Traduction de Gérard Walter revue par Dominique Briquel.


Alessandro Baricco, Homère, Iliade
Reprise de ce titre dans la collection Folio

   Précisions sur le site Gallimard

 


Anthologie des Humanistes européens de la Renaissance
édition de Jean-Claude Margolin, directeur honoraire du Centre d'études supérieures de la Renaissance de Tours.
Folio Classique 912 pages - 10,30 euros

   Précisions sur le site Gallimard

 

 

Magali Wiéner, A la Rencontre des Romains, Flammarion-Père Castor, 128 pages

"Comment s'habillaient les Romains ? Quel rôle avaient les esclaves ? Qui étaient les gladiateurs qui se battaient dans l'arène ? En combien de temps l'empire romain s'est-il construit?

Ce petit livre répondra à vos questions, en donnant à voir, chapitre après chapitre, la vie quotidienne des citoyens et des esclaves, des femmes et des enfants. Ainsi sont abordés de manière vivante des points essentiels de la civilisation romaine : les différents âges de la vie, le pouvoir politique, l'armée, la religion, les loisirs, etc.

Le propos, nourri d'une documentation de référence, s'appuie sur une frise chronologique, des cartes de l'Empire au fil des conquêtes, des biographies des grandes figures de Rome, et des illustrations variées qui montrent l'influence de la civilisation romaine dans le monde actuel (peinture, sculpture, littérature, et cinéma). Ce petit livre permet d'avoir une vision globale, claire et cohérente, de ce que fut le plus grand et le plus fascinant empire de tous les temps."




Les Bienveillantes de Jonathan Littell… et la tragédie grecque

Ce livre remarquable affiche dans son titre même le rapport très fort qu'il entretient avec la tragédie grecque, avec l'Orestie d'Eschyle, et avec ces Bienveillantes, ces Euménides, qui sont aussi les Erinyes, les grandes déesses qui vengent le sang versé dans la mythologie grecque.

Ce livre fait l'objet d'un dossier très intéressant dans la dernière livraison de la revue Le Débat (n° 144, mars-avril 2007)

  Présentation de ce numéro sur le site de la revue Le Débat :

La publication des Bienveillantes a été un choc, ce qui est devenu rare dans la vie littéraire. Un choc qui ne concerne pas que la littérature. Il regarde tout autant la mémoire collective et la façon d'assumer la part la plus inconcevable de l'histoire du XXe siècle, l'épisode nazi. L'écho énorme que l'ouvrage a rencontré est en lui-même à cet égard un phénomène qui appelle la réflexion. C'est à ce titre et sous cet angle que nous avons voulu scruter cet événement hors norme dans ses différentes dimensions.

  L'auteur, pour commencer. Comment ne pas s'interroger sur les intentions qui ont poussé un homme jeune, inconnu hier encore, à se lancer dans cette œuvre somme et cette entreprise limite pour restituer de l'intérieur une expérience qu'il n'a pas vécue &emdash; et quelle expérience ! Jonathan Littell a bien voulu en discuter longuement avec nous. Nous l'en remercions vivement. Il s'entretient avec Richard Millet, qui a été l'éditeur de son livre, de la création romanesque aujourd'hui, de ses sources d'inspiration, des lectures qui ont nourri la gestation des Bienveillantes. Il revient avec Pierre Nora sur le matériau historique mis en scène dans son roman, sur la relation du romancier à l'histoire, sur la réception du livre.

 Une des originalités frappantes des Bienveillantes réside dans le rapport délibérément noué avec de grandes œuvres du passé, lointain ou proche. Florence Mercier-Leca analyse ainsi le dialogue avec l'Orestie d'Eschyle, qui donne au livre sa trame et son titre, tandis que Georges Nivat examine le réemploi des auteurs russes. Daniel Bougnoux replace le personnage du narrateur, Max Aue, dans la lignée des héros romanesques.

 

Patrick Voisin, ll faut reconstruire Carthage, Méditerranée plurielle et langues anciennes

L'Harmattan, 236 pages, 20 euros 50

Présentation sur le site des éditions L'Harmatan  

La formule de Caton le Censeur a traversé les siècles : " II faut détruire Carthage ". Ainsi la Carthage punique a-t-elle été détruite, rasée même, avant d'être reconstruite en Carthage romaine. Pourquoi dès lors vouloir " reconstruire Carthage " au XXIe siècle ? Et quel sens donner à cet appel ?

L'auteur propose une " refondation " de la pédagogie des langues anciennes dans une perspective à la fois anthropologique et linguistique qui puise son dynamisme dans la diversité des cultures qui constituent la Méditerranée plurielle, notamment dans l'Afrique antique, ainsi que dans la pratique croisée de toutes les langues de l'Antiquité, afin de construire une civilisation euroméditerranéenne.

Confrontation et partage de cultures différentes, pouvant donc aider à réduire la tentation du communautarisme, les Humanités modernes sont indispensables à notre société et à l'Europe de demain. C'est cela, de manière métaphorique, " reconstruire Carthage " !

 

A télécharger,
du même auteur, une efficace présentation des principales ressources en langues anciennes disponibles sur Internet :
Nunc est clicandum (pdf)

 

Plutarque, Sur les oracles de la Pythie
Traduit par Robert Flacelière, Introduction de Sabina Crippa
Les Belles Lettres , Collection "CLASSIQUES EN POCHE" n°78
2007, 7 euros

Présentation de l'éditeur, sur le site des Belles Lettres :

Source fondamentale pour l'étude de la divination antique, les Oracles de la Pythie constituent un véritable « testament delphique » qui permet à Plutarque de poser les fondements de ses équations philosophiques conduisant à une réflexion sur le divin. Comment l'homme peut atteindre par la raison la pensée divine ? Comment se fait le passage d'une réalité spirituelle à une expression verbale concrète (l'oracle) ? Qui permet ce passage du spirituel au matériel ? Qui prononce les vers oraculaires ? La Pythie ? La Sibylle ? Quel rôle a le savoir dans le contact, à Delphes, avec le divin ? À la charnière de deux époques, entre polythéisme et monothéisme, les Oracles de la Pythie nous permettent de comprendre le mécanisme grec de la mantique inspirée, mais aussi la question de la possession, le rôle du médiateur humain dans la transmission du message divin.


Euripide, Hélène
Traduit par Henri Grégoire, Introduction de Françoise Frazier
Collection "CLASSIQUES EN POCHE" n° 79 (Bilingue)
2007, 9 euros

Présentation de l'éditeur, sur le site des Belles Lettres :

En faisant admettre à un époux, Ménélas, qui a à ses côtés l'épouse reconquise de haute lutte, que cette épouse, Hélène, n'est qu'un fantôme, et que la vraie l'attendait en Égypte, Euripide a composé une tragédie de l'apparence et du prototype des romans d'amour, où la beauté est source de malheur, mais où le couple fidèle des héros finit par triompher. Les jeux de l'apparence et les « mensonges » littéraires, Protée absent, Hélène dédoublée, puis absente, créent un monde poétique qui se nourrit autant de négations que d'affirmations et donnent à ce texte singulier un caractère fascinant.

 

 

L'Odyssée en Foliothèque,

Évanghélia Stead, ODYSSÉE D'HOMÈRE (ESSAI ET DOSSIER), 240 pages - 11,00 euros

 « Il y a plusieurs façons de lire l'Odyssée : les archéologues, les philologues, les érudits, les critiques littéraires nous ont beaucoup aidés à progresser dans notre compréhension du texte et du monde qui l'entoure. Plusieurs de ces approches ont touché à la facture et à la composition du poème sans en garantir l'unité. Mais quelle que soit notre opinion sur l'histoire de sa genèse, ou sur le poète qui l'a composé, il y a d'excellentes raisons pour lire et interpréter le texte que nous avons comme un tout en dépit des anachronismes et de quelques contradictions. En prenant un tel parti, on n'est pas au fond très éloignés de la situation des premiers auditeurs du poème. Étaient-ils en train de se dire en l'écoutant que tel ou tel détail était une variante d'une version antérieure ? Que tel ou tel passage était plus long ou plus court la dernière fois qu'ils l'avaient écouté ? Certainement pas. Ils écoutaient le poème. Celui-ci vient à nous dans la plupart des cas en traduction. Il y en a plusieurs. Mais on fera le pari que, quelle que soit la traduction contemporaine qu'on pratique, et malgré les particularités de chacune, le conteur de l'histoire est le poète, qui la raconte comme il l'a toujours racontée. Le plaisir dont on se priverait, en adoptant un autre parti, serait trop grand. »

Évanghelia Stead.

 

 

  Platon dans la collection «GF» Flammarion

Lancée il y a vingt ans, l'entreprise de retraduction générale des dialogues de Platon s'est achevée avec ces trois publications :

Le Ménexène, traduction de Daniel Loayza,
Les Lois (I-VI) ; Les Lois (VII-XII), traduction de Luc Brisson et de Jean-François Pradeau

Dans Libération, un entretien avec Luc Brisson

 

Couleurs et matières dans l'Antiquité. Textes, techniques et pratiques
Études réunies par Agnès Rouveret, Sandrine Dubel et Valérie Naas

Nos connaissances sur les usages de la couleur et de la polychromie dans la peinture et la sculpture antiques se sont considérablement renouvelées grâce aux découvertes archéologiques récentes, notamment en Macédoine, et au perfectionnement sans cesse accru des méthodes d'analyse physico-chimique des matières colorées. En outre, la littérature descriptive de la Seconde Sophistique a fait l'objet de nombreuses études ces dernières années. Le présent volume prend en compte le résultat de toutes ces nouvelles recherches.

Les textes ici réunis couvrent un large spectre, allant des couleurs de la peinture au sens des couleurs chez les Latins en passant par le jeu des couleurs sur les matières. Idées reçues et évidences sont remises en cause : les couleurs ne se résument pas à des pigments, le jeu des matières et des couleurs exprime des valeurs symboliques et sociales complexes et fluctuantes.

En prenant appui sur l'analyse comparée de textes philosophiques, rhétoriques et techniques, ainsi que d'ecphraseis d'époque hellénistique et impériale, les auteurs tentent de définir le rôle de la couleur et des matières précieuses dans la reconstitution imaginaire de l'œuvre d'art peinte ou sculptée - et d'évaluer, de ce point de vue particulier mais aussi largement polysémique, grâce aux usages métaphoriques " couleur ", certains aspects de la réélaboration du modèle classique entre l'époque hellénistique et l'Empire.

320 pages 19 euros

 

Marie-Anne Marié, Sénèque , De la Clémence, en traduction juxtalinéaire

Une phrase latine n'est pas une énigme, elle se lit, tout simplement.
Dans la présente édition, s'inspirant des juxtalinéaires du XIXe siècle, le découpage en groupes de mots, la mise en regard de leur traduction littérale, l'usage préférentiel du mot français dérivé du mot latin mettent cette lecture à la portée de chacun, s'il connaît les rudiments de la langue latine. Le texte original, dans sa présentation classique, et une traduction plus littéraire viennent compléter cet ouvrage, qui a pour ambition d'être un outil pédagogique et de donner au lecteur un véritable plaisir en accédant plus facilement au texte même.

Editions Calepinus       Présentation de l'ouvrage (pdf)

 

 

Maurice Sartre, Histoires grecques, Seuil, 460 pages, 24 euros.

Présentation de Jean Montenot, dans le magazine Lire, numéro de février 2006 :

Par l'étude de divers documents, Maurice Sartre donne un aperçu original du monde hellène.

On croyait bien connaître le monde grec et son histoire. Le livre de Maurice Sartre, très bon spécialiste de l'Orient antique, montre qu'il faut se méfier des idées préconçues. Ses Histoires grecques fourmillent d'informations qui attestent que «le bien connu n'est pas connu». Le domaine d'investigation porte sur mille ans d'histoire du monde grec et conduit le lecteur jusque sur les bords de l'Amou-Daria, dans l'actuel Afghanistan. Mais l'auteur n'a pas l'ambition de donner une fresque totalisante de l'histoire de cette civilisation. Il se propose de jeter des coups de projecteur sur des documents de natures diverses, connus, moins connus ou même récemment découverts. Maurice Sartre brosse ainsi quarante-trois tableaux vivants en prenant pour points de départ, suivant les cas, l'explication de textes d'Hérodote, de Plutarque, d'Appien ou d'autres auteurs; des inscriptions qui évoquent une loi ou le palmarès d'un athlète à un concours, etc.; et même une pièce de monnaie à l'effigie d'Athéna retrouvée en Palestine. Comme le paléontologue reconstituant l'animal entier à partir de fragments d'os, il met en perspective ces documents, avec l'érudition et la rigueur de l'historien rompu à l'archéologie et à l'épigraphie.

Il nous apprend aussi à remettre en question les clichés scolaires sur le monde grec, respectant la diversité des situations, qu'il s'agisse du caractère exceptionnel du modèle de la cité grecque ou du statut des esclaves: les hilotes de Sparte ne sont pas les banquiers affranchis d'Athènes. La démocratie athénienne, si souvent présentée comme un modèle, était aussi une société close, et avare en matière de droit de cité. Sur la vie des athlètes, sur les rapports entre l'hellénisme et les autres cultures ou sur la signification de certains rituels, le livre de Sartre donne des aperçus originaux. On n'est pas obligé de lire tout d'un trait, chaque chapitre étant indépendant. L'ensemble est écrit dans un style vivant et clair, un lexique vient éclairer le sens de certains termes techniques. Un contrepoint et un complément idéaux à la lecture de L'empire gréco-romain, de Paul Veyne

 

Dictionnaire de l'Antiquité, sous la direction de Jean Leclant, PUF - Quadrige - Dicos Poche 2005, 2389 pages, 49 euros.

Jean Leclant est le secrétaire perpétuel de l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres.
Nous lui sommes très reconnaissants du soutien qu'il apporte aux Journées de l'Antiquité.

Dans le cadre des Journées de l'Antiquité,
Le musée de Tessé du Mans organise une
Rencontre avec Jean Leclant, le samedi 1er avril à 15 h 30.
Cette rencontre sera animée par Françoise Chaserant, directeur des musées du Mans.

Après la publication d'un Dictionnaire du Moyen-Âge en 2002 sous la direction de Claude Gauvard, Alain De Libera et Michel Zink, et la réédition en janvier 2005 du Dictionnaire de la préhistoire dirigé par André Leroi-Gourhan, les Presses Universitaires de France s'attaquent maintenant à l'Antiquité avec un monumental ouvrage édité sous la direction de l'égyptologue Jean Leclant, professeur honoraire au Collège de France. Cet inédit est disponible à la fois en grand format, mais aussi dans la collection de poche Quadrige.

Avec plus de 2400 pages, 3200 articles et 5000 entrées d'index, l'ouvrage a l'ambition de l'encyclopédisme. Plus de 500 auteurs, savants confirmés, mais également jeunes chercheurs, ont participé à l'entreprise, coordonnée par un comité scientifique constitué des plus éminents spécialistes : Jean Andreau pour Rome, Pierre Bordreuil pour le Levant, Anne Jacquemin pour la Grèce, Luce Piétri pour l'Antiquité tardive, Olivier Rouault pour la Mésopotamie, Dominique Valbelle pour l'Egypte, mais aussi Michel Humbert pour les droits grec et romain, Luc Brisson et Monique Canto-Sperber pour la philosophie, ou Monique Trédé pour la littérature gréco-romaine.

Sébastien Dalmon, sur parutions.com :    suite de l'analyse

 

Alessandro Barrico, Homère, Iliade, Albin Michel.

Extrait d'un article de Florence Noiville, Le Monde, édition du 13 janvier 2006

Un texte grec traduit en italien, réadapté en un italien d'aujourd'hui puis transposé en français : le risque était grand d'affadir l'original. Pourtant, si l'on veut bien mettre entre parenthèses nos souvenirs des traductions de Leconte de Lisle ou de Robert Flacelière, si l'on accepte de jouer le jeu, de voir là "un autre texte pour un autre public", on conviendra que la prose de Baricco, nerveuse, limpide, nous embarque dans le torrent de ses images. On y voit le vieux Nestor haranguant les Achéens pour que "nul n'ait hâte de rentrer chez lui avant d'avoir dormi avec l'épouse d'un Troyen et vengé la douleur de l'enlèvement d'Hélène". Ou la Belle, reprochant à Pâris d'avoir déserté la bataille ("Je voudrais que tu sois mort là, comme ce guerrier magnifique qui fut mon premier mari") mais le suivant sans ciller jusqu'à sa couche. Ou la mort d'Hector : "Achille se pencha sur (lui) et avec son couteau lui perfora les deux chevilles, juste sous la malléole. Par le trou il fit passer des sangles de cuir qu'il attacha à son char. (...) Tiré sur la terre, le corps d'Hector levait un nuage de poussière et de sang."

Mais ce qui frappe surtout dans cette épopée, c'est son actualité. Pour Baricco, le moment présent est particulièrement opportun pour relire L'Iliade. "Nous traversons des années de guerre, dit-il. Des années où une certaine barbarie orgueilleuse (batailles, assassinats, tortures), liée pendant des millénaires à l'expérience de la guerre, est redevenue notre lot quotidien. Or, L'Iliade est un monument à la guerre. On y trouve l'horreur mais aussi la "beauté" de la guerre. La grandeur des héros au plus fort du combat, la poésie de la mort, les dépouilles ensanglantées, la splendeur des chevaux, des cuirasses, des épées de bronze cloutées d'argent... Je m'étonne que, pendant des siècles, on ait réussi à censurer ce que ce texte nous dit de cette "beauté"-là. C'est un message inaudible aujourd'hui. Comme si l'on chantait la noblesse d'un marine américain, l'éclat de son uniforme, son fusil étincelant au soleil ! C'est horrible. Or L'Iliade présente la guerre comme un enfer certes, mais un enfer beau. Le lieu du dépassement de soi. Le coeur ardent de l'expérience humaine. Cette leçon, il faut l'écouter, pour la comprendre et, bien sûr, pour la désamorcer."

Ecouter aussi la voix des femmes, leur désir de paix. "Ce côté féminin de L'Iliade, que l'on retrouve partout, imperceptible mais incroyablement tenace." Ces femmes suggèrent qu'on peut construire une autre beauté, infiniment plus douce. "Par cette voix - qui, ensevelie sous un monument à la guerre, dit adieu à la guerre et choisit la paix - L'Iliade laisse entrevoir une civilisation dont les Grecs ne furent pas capables, dont ils avaient eu l'intuition et qu'ils conservaient dans un recoin bien gardé de leur sensibilité." Amener cette intuition à se réaliser, c'est l'héritage qui nous est proposé. A la fois "une tâche et un devoir".

 

L'Antiquité et la musique, Actes du colloque d'Amiens de la CNARELA (octobre 2004)
Le volume est publié par les Belles-Lettres

        Bon de commande et sommaire

 

 

Pierre Cosme, Auguste, Perrin, 2005, 345 pages, 21,20 euros

« Fondateur de l'Empire romain, Octave devenu Auguste en 27 avant J.-C., a suscité beaucoup de travaux pour au moins trois raisons : il a eu un long règne, il a su marquer son époque de son empreinte (on peut parler d'un « siècle d'Auguste », comme il y eut un « siècle de Louis XIV ») et il a créé un nouveau régime, une monarchie qui mettait fin à un siècle de désordres et de guerres civiles. Parmi les derniers auteurs qui ont écrit sur ce prince, il est possible de mentionner J. Williams, Augustus (2003) et surtout W. Eck, The Age of Augustus (2003 également). Il faudra désormais tenir compte de P. Cosme qui nous donne un livre personnel, très biographique donc très attaché à la chronologie (remarque qui, pour nous, est un compliment) et qui privilégie la période antérieure à l'empire, à laquelle il consacre la moitié des pages qui lui ont été imparties. »

Yann Le Bohiec, sur parutions.com   suite de l'analyse

 

 

Anthologie de la littérature latine, Édition et trad. du latin par Jacques Gaillard et René Martin, préface de Jacques Gaillard, Folio-Classique Gallimard, 576 pages, 6,20 euros

sur le site Librarius.com :

De Plaute (IIe siècle avant J.-C.) à Apulée (IIe siècle après J.-C.), en passant par Cicéron, Virgile, Sénèque, Tacite, que de grands noms ! Tant de grandes œuvres et de grandes pages ont pu peser sur la littérature latine. Il est vrai qu'on y voit triompher l'éloquence, et que la sagesse n'en est point absente : mais on y rencontre aussi la force, le charme et la beauté, la puissance de l'imaginaire épique, la grâce des chansons d'amour et la fantaisie des épigrammes ou du roman.

Cette anthologie se veut avant tout littéraire, au vrai sens du terme : elle n'entend point ressasser l'histoire de la littérature latine, fût-ce en l'illustrant. Elle a pour principe le plaisir du texte, et pour ambition de rendre sensible, autant que faire se peut, le talent particulier des plus grands écrivains de Rome. Elle s'adresse d'abord au goût du lecteur, en lui proposant des traductions originales et suggestives, aussi fidèles que possible, en vers comme en prose, à la saveur et au style des textes latins.

 

Marcel Detienne, Les Grecs et nous - Une anthropologie comparée de la Grèce ancienne, Perrin 2005, 214 pages, 19 euros.  

Marcel Detienne a fait quelque peu scandale dans les cénacles historiens en publiant en 2000 Comparer l'incomparable (Le Seuil), où il chantait les louanges d'une anthropologie ouverte sur le monde et intelligemment comparatiste face à une corporation historienne prisonnière de ses origines nationales, voire nationalistes. Malgré un ton parfois plus proche du pamphlet que de l'essai documenté, il y esquissait des pistes de recherches fructueuses et novatrices.

Certaines sont reprises dans l'ouvrage qu'il nous offre aujourd'hui aux éditions Perrin, mais entre temps celui qui est devenu professeur à l'Université Johns Hopkins aux Etats-Unis -après avoir été longtemps Directeur d'études à la Section des Sciences Religieuses de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes- a publié d'autres livres, dirigé d'autres ouvrages collectifs (notamment le stimulant Qui veut prendre la parole ?, Le Genre Humain, n° 40-41, Le Seuil, 2003). Les Grecs et nous offrent ainsi une sorte de condensé de ses recherches.

Sébastien Dalmon, sur parutions.com   suite de l'analyse

Hervé Inglebert , Gilles Sauron et Pierre Gros, Histoire de la civilisation romaine,
PUF - Nouvelle clio 2005 /  48 euros / 512 pages

De manière pénétrante, les auteurs montrent comment Rome, à partir du critère juridique de la cité, sut forger une identité double, combinant appartenance impériale et appartenance locale.
présentation sur parutions.com

Patrick Le Roux, L'Empire romain, PUF, « Que sais-je ? », 2005, 128 p., 8 euros.

Sur le site de la revue L'Histoire :

Il fallait bien du talent (et non moins d'audace) pour présenter l'Empire romain dans le cadre contraignant de la célèbre collection de poche. Pari tenu, pari gagné grâce à une qualité d'écriture exceptionnelle, à la fois dense et lumineuse, qui permet de ne jamais s'égarer hors de l'essentiel et invite à prolonger chaque affirmation par de nouvelles lectures.

Rien n'est omis, même si l'accent est mis, à juste titre, sur les éléments les plus neufs : le pouvoir impérial, la gestion de l'empire, les structures sociales et économiques, les identités locales, qu'elles soient culturelles ou religieuses.

Mais cela n'a conduit à négliger pour autant ni l'histoire politique et militaire, ni le rôle de l'armée, ni l'administration des provinces. Il est rare de pouvoir recommander sans réserve une synthèse aussi courte sur un aussi vaste sujet, mais quand le plaisir de la lecture vient s'ajouter à une science aussi magistralement maîtrisée, on ne peut que souhaiter que les débutants y trouvent les éléments indispensables au progrès de leurs connaissances. Et l'on est sûr que les spécialistes sauront y déceler les perspectives originales, les angles neufs, les formulations éclairantes. Un petit bijou.

 

Façons de parler grec à Rome, sous la direction de Florence Dupont  et Emmanuelle Valette-Cagnac, Belin, L'antiquité au présent 2005, 286 pages, 24 euros.

Cet ouvrage collectif rassemble sept contributions qui ont été présentées au cours de séminaires du Centre Louis Gernet-EHESS, de 2000 à 2002, sous le titre général Façons romaines de faire le Grec.
analyse d'Agnès Bérenger-Badel, sur Parution.com

 

Autour de l'exposition Mélancolie. Génie et folie en Occident,
dirigée par Jean Clair, aux Galeries nationales du Grand Palais, jusqu'au 16 janvier.

Dans le Catalogue de l'exposition

I. La mélancolie antique
- La mélancolie dans l'Antiquité : de la maladie au tempérament, Paul Demont, professeur de langue et littérature grecques à l'Université de Paris-Sorbonne (Paris IV)
- Tristesses et mélancolies dans l'art grec, Alain Pasquier, conservateur général chargé du département des Antiquités grecques, étrusques et romaines, musée du Louvre
- Ajax, George Ortiz

Robert Burton, Anatomie de la mélancolie
Choix et traduction nouvelle établis sous la direction de Gisèle Venet, Gallimard «Folio classique»,
464 pp., 5,30 euros

Hélène Prigent, Mélancolie, Les métamorphoses de la dépression
«Découvertes» Gallimard/Réunion des musées nationaux, 160 pp., 13,90 euros

Patrick Dandrey, Anthologie de l'humeur noire,
Ecrits sur la mélancolie, d'Hippocrate à l'Encyclopédie,
Le Promeneur, 796 pp., 39 euros

Yves Hersant, Mélancolies, De l'Antiquité au XXe siècle
«Bouquins» Robert Laffont, 990 pp., 29 euros.

Maxime Préaud, Mélancolies,
Livre d'images Klincksieck,
222 pp., 26 euros

  


Dans les sélections proposées par le Concours des Incorruptibles

Dans la sélection proposée pour le niveau 5ème/4ème

Jean-François Nahmias,
Titus Flaminius, La Fontaine aux Vestales, Albin Michel, 14 euros

 

Titus Flaminius est un jeune avocat désoeuvré, riche et frivole ; sa mère vient d'être mystérieusement assassinée, il décide alors de démasquer et punir le coupable.

Cela se passe en 59 avant JC dans une Rome grouillante de vie et d'intrigues politiques et amoureuses. Sur les pas de Titus, fils de grande famille patricienne, nous croisons des célébrités: César, Brutus, Cicéron, Lucullus... Au fil de l'enquête, nous entrons dans les luxueuses villas aux immenses jardins des beaux quartiers, nous explorons les bouges des banlieues surpeuplées comme Subure, nous découvrons les zones hantées où les pauvres sont enterrés dans les fosses communes ; et la pire laideur n'est pas où Titus le croyait dans son insouciance et sa naïveté.

Nous assistons aux fêtes innombrables, souvent sanglantes, aux représentations sportives ou théâtrales. Cependant, l'assassin frappe à plusieurs reprises et le mystère s'épaissit lorsque Licinia, très belle vestale sensible au charme de Titus, est impliquée. Aimer une vestale est un crime puni d'une mort atroce: notre héros résistera-t-il? À la fin de l'enquête labyrinthique (vous ne saurez vraiment tout que dans les dernières lignes), Titus décidera de changer de vie ; il se consacrera aux pauvres, comme enquêteur: c'est une excellente nouvelle pour les amateurs de bons romans policiers et pour les amoureux de l'Antiquité romaine, remarquablement mise en scène, familière et vivante. [M.P.]

sur le site Sitartmag des présentations des romans de Jean-François Nahmias :
Les Mystères d'Eleusis (2005), La Fontaine aux Vestales (2004), La Gladiatrice (2003)

Dans la sélection pour le niveau CM2/6ème, un autre livre à sujet antique :
Katia Sabet,
Rubis d'Anubis, Gallimard Jeunesse

Présentations de l'éditeur

Rami et Hammouda passent leurs vacances en compagnie du grand archéologue Alain Dupré dans la propriété que leur a offerte le khédive. Mais d'étranges phénomènes se produisent. Et s'ils étaient liés aux découvertes du nouveau chantier où il est question d'un culte étrange et d'un bijou aux pouvoirs maléfiques ? Ce dernier a été volé par un dangereux trafiquant. Comment retrouver le bijou et mettre fin à ses sortilèges ?

Une aventure pleine de suspense au cœur de l'Égypte et de ses trésors archéologiques. Un roman à l'atmosphère envoûtante.

Ce livre est le troisième de la série Les Sortilèges du Nil

Le premier volume de cette série est intitulé Le trésor d'Hor Hotep (niveau CM2 sixième)
Rami, onze ans, habite un petit village égyptien au pied de la pyramide de Sakkara. Son plaisir est de vagabonder dans les rues ou à travers les collines. Au hasard des rencontres, il se lie d'amitié avec le directeur d'un chantier de fouilles archéologiques et surtout avec Ringo, son chien. L'homme lui fait découvrir les merveilles de son métier, lui apprend que le désert recèle des trésors inestimables. Un jour, il disparaît sans laisser de trace. Rami ne retrouve que son chien. Ensemble, ils partent à sa recherche et se lancent à la poursuite de dangereux trafiquants.

Katia Sabet, auteur égyptien, nous fait partager une aventure palpitante, à l'époque des grandes découvertes archéologiques du début du XXe siècle.

sur ce livre une fiche pédagogique Gallimard

 

 

Entretien avec John Scheid, professeur au Collège de France
sur le site parutions.com
à l'occasion de la publication de son dernier ouvrage,
Quand faire, c'est croire. Les rites sacrificiels des Romains (Aubier, janvier 2005),
Un long entretien, très intéressant.

sous la direction de Claude Mossé, Une Histoire du monde antique
Larousse, Bibliothèque historique,  2005, 479 pages, 19 euros
       
présentation sur parutions.com


Claude Mossé, Les Grecs inventent la politique
Complexe, 2005, 157 pages, 8,90 euros
        présentation sur parutions.com

 

Pierre Sauzeau, Les Partages d'Argos - Sur les pas des Danaïdes
Belin - L'antiquité au présent 2005, 395 pages, 26 euros  

Pierre Sauzeau présente ici une version remaniée de sa thèse consacrée aux recherches sur l'imaginaire de la Cité rayonnante d'Argos
présentation sur parutions.com

 

Hervé Inglebert , Gilles Sauron et Pierre Gros, Histoire de la civilisation romaine,
PUF - Nouvelle clio 2005 /  48 euros / 512 pages

De manière pénétrante, les auteurs montrent comment Rome, à partir du critère juridique de la cité, sut forger une identité double, combinant appartenance impériale et appartenance locale.
présentation sur parutions.com

L'Empire romain, par Patrick Le Roux, Paris, PUF, « Que sais-je ? », 2005, 128 p., 8 euros.

Sur le site de la revue L'Histoire :

Il fallait bien du talent (et non moins d'audace) pour présenter l'Empire romain dans le cadre contraignant de la célèbre collection de poche. Pari tenu, pari gagné grâce à une qualité d'écriture exceptionnelle, à la fois dense et lumineuse, qui permet de ne jamais s'égarer hors de l'essentiel et invite à prolonger chaque affirmation par de nouvelles lectures.

Rien n'est omis, même si l'accent est mis, à juste titre, sur les éléments les plus neufs : le pouvoir impérial, la gestion de l'empire, les structures sociales et économiques, les identités locales, qu'elles soient culturelles ou religieuses.

Mais cela n'a conduit à négliger pour autant ni l'histoire politique et militaire, ni le rôle de l'armée, ni l'administration des provinces. Il est rare de pouvoir recommander sans réserve une synthèse aussi courte sur un aussi vaste sujet, mais quand le plaisir de la lecture vient s'ajouter à une science aussi magistralement maîtrisée, on ne peut que souhaiter que les débutants y trouvent les éléments indispensables au progrès de leurs connaissances. Et l'on est sûr que les spécialistes sauront y déceler les perspectives originales, les angles neufs, les formulations éclairantes. Un petit bijou.

 

Pompéi, de Robert Harris, éd. PLON, Trad. de l'anglais par Nathalie Zimmermann, 420 pages, 19,5 euros

présentation du livre par Anne Berthod sur le site de l'Express



Pierre Vidal-Naquet, L'Atlantide, Petite histoire d'un mythe platonicien, Les Belles Lettres, 196 pages, 18 euros. 

Sur le site des Belles-Lettres :

Ce livre, dont Pierre Vidal-Naquet nous dit qu'il le portait en lui depuis un demi-siècle, commence aux environs de 355 av. J.-C., lorsque Platon rédige le Timée et le Critias. Assurément Platon a puisé dans la culture de son temps, d'Homère à Hérodote et Thucydide, mais le mythe du continent perdu, inséparable d'une Athènes également imaginaire, est son œuvre propre. Il n'y a pas à chercher l'Atlantide ni dans les profondeurs du temps ni dans celles de la mer.

Reste que le mythe a connu d'incroyables développements, dans l'Antiquité d'abord, grecque, romaine, et proto-byzantine, et a littéralement explosé à la Renaissance, singulièrement après la découverte de l'Amérique, rapidement identifiée par certains au continent imaginé par Platon. D'autres, peu nombreux, résistèrent, dont le plus remarquable est Michel de Montaigne. Les nationalistes s'emparèrent du sujet, de l'Espagne à la Suède et de l'Italie à l'Allemagne, singulièrement à l'époque hitlérienne. Les savants cherchèrent à expliquer par le continent perdu tantôt l'histoire de la planète, tantôt la préhistoire minoenne de la civilisation grecque. Les personnages de Jules Verne la visitèrent ou la reconstruisirent. Dans le " ghetto modèle " de Theresienstadt, un poète et un musicien identifièrent avec l'empereur de l'Atlantide le despote qui les incarcérait avant de les tuer. Il était temps que cette longue histoire fût écrite en français.  

Timothy Gantz, Mythes de la Grèce archaïque, Belin, « L'antiquité au présent », 2004,  50 euros  1423 pages.
La collection « L'Antiquité au présent » de Belin a eu la bonne idée d'éditer enfin en français l'ouvrage majeur de Timothy Gantz, déjà une Bible pour les hellénistes familiers de la langue de Shakespeare.

présentation sur parutions.com.

 

dans la collection [Re]découverte, nouvelle publication du livre de Florence Dupont, Le Plaisir et la loi, du Banquet de Platon au Satiricon, La Découverte, 16 euros.

 

Jean-François Nahmias : deux romans policiers à sujet romain à partir de 11-12 ans (Albin Michel, 13,5 euros chacun)

     

Titus Flaminius, La Fontaine aux Vestales «  Titus Flaminius, un jeune avocat, voit son existence basculer le jour où sa mère est assassinée. Dans la Rome du Ier siècle avant Jésus-Christ où il n'existe pas de police criminelle, il doit mener lui-même l'enquête. De la Regia où réside le consul César aux miséreux quartiers de Subure, son parcours tumultueux le conduit à Licinia, une des vestales gardiennes du feu sacré. Bien qu'il sache que l'amour est interdit à ces prêtresses sous peine de mort, Titus se laisse troubler par sa rare beauté...» (4ème de couverture)

Ce livre, publié en septembre 2003, fait partie de la sélection du Concours "J'ai lu, j'élis", Prix Littéraire des Ados de la Ville d'Angers, édition 2004-2005, organisé par la Bibliothèque Municipale d'Angers, en lien avec les CDI des Collèges et Lycées Professionnels. Jean-François Nahmias a été invité à la bibliothèque municipale d'Angers le jeudi 10 février.

Titus Flaminius, La Gladiatrice (Publication : juin 2004) : « Rome, 58 av. J.-C. Une femme rousse habillée en gladiatrice sème la terreur en commettant une série de meurtres. Titus Flaminius, jeune patricien qui a décidé de vouer sa vie à la justice, se met à la poursuite de ce mystérieux assassin. Ses recherches le conduisent à Pompéi, où il décide de se faire lui -même gladiateur afin d'infiltrer les coulisses des jeux du cirque ... Titus découvre alors l'univers de « ceux qui vont mourir », où règnent à la fois une cruauté impitoyable et une bouleversante fraternité. » (4ème de couverture)

 

Aux Belles Lettres,
Jean Malye, le petit-fils du premier dirigeant des Belles Lettres est l'auteur d'une série pour la jeunesse: Les Manuscronautes (Format 15 x 22,5 cm).

Sur le site des Belles Lettres (> précisions) :

   
 Marie et Nicolas, deux adolescents d'aujourd'hui, voyagent dans le passé grâce à des manuscrits aux pouvoirs magiques. Ces manuscrits puisés dans la bibliothèque de leur grand-père leur permettent d'assister en direct aux grands événements historiques.
    Nos deux « manuscronautes » accompagnés de ces textes qu'ils gardent en mémoire dès la première lecture, vont rencontrer César, Alexandre, Hannibal, Achille, Ulysse, Christophe Colomb…
   Plus que des « romans jeunesse », la série « Les Manuscronautes » fait vivre à ses lecteurs de véritables aventures initiatiques. Elle permet une découverte des textes antiques, véritables trésors du passé grâce à de larges extraits traduits du latin et du grec insérés dans la trame de l'histoire. 

   De retour de chaque aventure, le grand-père réunit ses petits-enfants dans sa bibliothèque et choisit des passages d'autres manuscrits pour préciser l'événement, faire un portrait des personnages et poser des devinettes. En fin d'ouvrage sont cités les sources, textes originaux et ouvrages utilisés, ainsi qu'un large choix de livres, de jeux vidéos et CD Rom.

Quatre titres parus :
I.
Le Secret de Gueule d'Or
II.
Alexandre le Grand et la Reine des Amazones
III.
Alexandre le Grand et les pouvoirs du masque
IV.
Achille et le manuscrit maudit 

 

 

Jean-Pierre Vernant, La Traversée des frontières, Seuil, 189 p. , 18 euros. 

 

 


Huit albums  d'Astérix traduits en latin, disponibles sur le site de la Librairie Librarius.net. > voir

 

Bertrand Ferrier, Rome, mon histoire, Hachette, 312 pages, 12 euros
En soixante chapitres, Rome raconte ses Mémoires.
Un livre qui séduira bien des lecteurs, et ravira en particulier de jeunes lecteurs (disons de 9 ans à 14 ans) .
Le découpage dynamique en chapitres brefs et rythmés permet une lecture facile. Le ton est original, impertinent, joyeusement insolent, et touchant. L'information historique est rigoureusement (mais allègrement) assurée, et les questions en débat sont rapidement désignées quand il le faut, mais dans la même concision discrète et tonique.

Pour respecter la règle du jeu, on dira avec l'éditeur que le livre est écrit avec la collaboration de Bertrand Ferrier (qui se dévoile un peu à la fin de l'ouvrage)

Quatrième de couverture :

« Depuis trois mille ans, des milliards d'humains ont inventé, étudié, appris ma biographie. Ils savent comment je suis née. Ce que j'ai ressenti. Pourquoi j'ai disparu. Certaines choses sont vraies, d'autres délirantes. J'ai donc décidé de faire le tri et de révéler ma vraie vie en rédigeant mes mémoires.
Dans ce livre, je raconte trois mille ans d'histoires et d'Histoire. Je dénonce des mensonges. Je révèle des scoops. Je parle de mes émotions de ville-héroïne. Je me dévoile. Parce que derrière les histoires de louve et de gladiateurs, il y a un cœur qui bat au rythme des hommes et de l'éternité. Ce livre n'est pas une énième histoire de Rome -de la Rome que vous croyiez connaître. C'est une histoire. Mon histoire. »

Nous remercions Bertrand Ferrier qui nous annnonce qu'il participera au Forum Antiquité Jeunesse, organisé à Nantes le mardi 5 avril et le mercredi 6 avril 2005, dans le cadre des Journées de l'Antiquité.


  Danila Comastri Montanari, Cave Canem et Morituri te salutant, collection « Grand Détectives » 10/18
(Information et présentation communiquées par Philippe Joussain)

                                

 

Ces romans sont tout à fait lisibles par des adolescents (à partir de la 4ème à mon avis). Évidemment de jeunes lecteurs plus mûrs, ou mieux informés quant aux realia antiques, peuvent toujours s'y lancer. Il s'agit de deux fictions historiques traduites de l'italien. Un appendice documentaire accompagne chacun des deux ouvrages.

L'auteur, Danila Comastri Montanari, est née à Bologne en 1948. A la suite de ses études de pédagogie et de sciences politiques, elle a enseigné durant une vingtaine d'années un peu partout dans le monde, avant de se consacrer à l'écriture de polars historiques. La traduction française est de Nathalie Bauer. 

Les histoires se déroulent dans la Rome antique du Ier siècle après Jésus-Christ et ont pour personnage principal le sénateur Publius Aurelius Statius.

Cave Canem est le premier roman de la série. L'on y retrouve le perroquet dressé à crier « Cave canem », la localisation de l'histoire dans la région des Champs Phlégréens confère un certain mystère sulfureux à l'intrigue. Voici le texte de la 4ème de couverture :

Dans la Rome antique du Ier siècle après Jésus-Christ, le sénateur Publius Aurelius Statius nourrit une insatiable curiosité pour les énigmes. Épicurien convaincu, ce séducteur impénitent n'hésite pas à mettre son intuition au service de ses amis pour déjouer crimes, vengeances et complots. Secondé par Castor, un esclave aussi rusé qu'insolent, et par l'excentrique Pomponia, il promène sa toge blanche dans l'intimité d'une pax romana pas si paisible que ça. Parti pour quelques jours de vacances chez un riche ami pisciculteur, Publius Aurelius arrive dans une maisonnée en deuil: le corps sans vie du fils aîné vient d'être repêché dans le bassin des murènes. Au sein de cette famille gangrenée par les secrets et les rancœurs, Aurelius pressent que le crime a un parfum de vengeance....

Morituri te salutant est le second volume. Voici le texte de la 4ème de couverture :

A Rome, en 45 après Jésus-Christ, le gladiateur Chélidon, champion de l'arène, s'effondre au beau milieu d'un combat, victime d'une mort inexplicable. L'affaire menace le fragile équilibre du pouvoir car la plèbe gronde et soupçonne les jeux d'être truqués. L'empereur Claude charge alors le sénateur Publius Aurelius Statius de l'enquête tandis qu'en coulisses les crimes de gladiateurs se multiplient. Sur son chemin, il trouve la sulfureuse Nisa, reine des nuits romaines et célèbre actrice de pantomime. Du sable de l'arène aux ors du pouvoir, il n'y a qu'un pas qu'Aurelius devra franchir à ses risques et périls.

Cet ouvrage contient en outre en appendice une courte nouvelle, où l'on retrouve le personnage de Publius Aurelius. Elle s'intitule Une déesse pour Publius Aurelius Statius. Le héros est initié au culte d'Isis.

La parution de la traduction du troisième tome de la série, Parce sepulto, est annoncée pour le mois de mars.

 

Bernard Sergent, Celtes et Grecs / I Le livre des héros, Collection Bibliothèque scientifique, Payot, 22, 80 euros.

Mot de l'éditeur : Les travaux de mythologie comparée dans le domaine indo-européen permettent de découvrir un grand nombre de parentés entre mythologies celtique et grecque. Dans ce premier volume, qui explore les mythes portant sur les héros, Bernard Sergent dévoile ainsi progressivement un grand pan de mythologie, de poétique et de théologie indo-européennes.

Le plus célèbre des héros irlandais, Cúchulainn, présente des points communs nombreux et précis avec trois héros grecs : Achille, Bellérophon et le roi légendaire athénien Mélanthios. Avec le premier surtout, le parallélisme est tel qu'il permet la comparaison des épopées respectives, la Tain Bo Cualnge et l'Iliade : il a existé en somme une « pré-Iliade » dont le héros, ancêtre à la fois d'Achille et de Cúchulainn, était déjà le personnage principal.

Une autre comparaison porte sur deux figures plus obscures, l'Irlandais Celtchar et le Grec Képhalos. Tous les éléments qui les définissent sont identiques, quoique leurs mythes soient différents, et Celtchar/Képhalos se révèle à l'analyse semblable au grand dieu impulseur du soleil connu dans la théologie indienne.

Bernard Sergent est agrégé d'histoire, docteur en histoire ancienne et archéologie, certifié d'anthropologie biologique, chercheur au CNRS et président de la Société de mythologie française.

 

 

 

Cicéron, De la Divination / De divinatione, édition bilingue, traduction, introduction notes et bibliographie de José Kany-Turpin, GF Flammarion.

Quatrième de couverture :

« Pourquoi lire aujourd'hui ce traité latin écrit en 44 avant Jésus-Christ ?
D'abord parce qu'il nous renseigne sur les différents types de divination pratiqués à Rome et en Grèce ainsi que dans tout le monde méditerranéen: il en éclaire l'origine et le fonctionnement, mais surtout il analyse les croyances et les théories liées à ces pratiques.
Ensuite, parce que de nombreux documents, historiques, philiosophiques et littéraires, notamment des fragments de poèmes latins, ne subsistent que grâce à lui.
C'est enfin une œuvre novatrice. Rebelle aux explications métaphysiques, Cicéron s'attache à déchiffrer les codes qui informent la diviniation antique : sémiologie de Stoïciens ou des augures romains, symbolique des rêves, etc. Et voilà un beau témoignage de liberté, car Cicéron s'y opppose seul à la croyance universellement admise à son époque. »
 

 

 

Après le succès de la version latine du premier volume des aventures d'Harry Potter, la traduction en grec ancien (par Andrew Wilson) :

 

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« Les 20 000 vers de l'Iliade, une passion italienne »

Lu sous ce titre dans Le Monde du 21 octobre un article de Jean-Jacques Bozonnet, qui nous apprend que l'écrivain Alessandro Barrico a publié une version de L'Iliade un peu modernisée et un peu raccourcie :

« Contre toute attente, le livre a franchi le cap des 150 000 exemplaires et supplanté le Da Vinci Code de Dan Brown en tête du box-office en Italie. L'engouement pour le texte-fleuve d'Homère est phénoménal. Fin septembre déjà, au cours du festival de création contemporaine Romaeuropa, 2 600 personnes avaient rempli la plus grande salle de l'Auditorium de Rome, trois soirées de suite, pour entendre pendant douze heures une lecture publique de L'Iliade par Alessandro Barrico.

  Le vendredi 8 octobre, plus de 200 personnes, venues d'horizons divers (professeurs, élèves, artisans, soldats, quelques élus locaux, mères de famille, retraités...), étaient montées sur scène, dans une caserne de Vérone, et s'étaient relayées pendant vingt-quatre heures, sans discontinuer, pour déclamer les 20 000 vers de L'Iliade ! (…)

 C'est l'actualité de ce texte vieux de trois mille ans qui a incité Alessandro Barrico à s'en emparer. Sa résonance avec les interrogations de l'opinion italienne sur la guerre en Irak explique sans doute le succès inattendu de son livre. "Ce poème est un monument à la guerre et à ses infernales beautés", écrivait récemment Eugenio Scalfari dans La Repubblica. »

 

  Du critique-écrivain italien Pietro Citati : La Pensée chatoyante, Ulysse et l'Odyssée, L'Arpenteur, 394 p., 24 euros (titre italien : La Mente colorata, formulation qui est elle-même une traduction de l'adjectif grec poikilo-métis qui vient souvent qualifier Ulysse dans le texte homérique).

 

Réédition du livre de Jean-Pierre Vernant, Mythe et société en Grèce ancienne, La Découverte-Poche, 2004, 9 euros.
Présentation sur le site Parutions.com

Le Roman de Catulle, Traductions et commentaires par Olivier Sers, Les Belles Lettres 2004, 344 pages, 22 euros.  
Précisions sur le site parutions.com

 

Catherine Salles, La Vie des Romains au temps des Césars, Larousse - L'Histoire au quotidien, 2004, 192 pages, 31 euros.

Sur le site Parutions.com :
Il s'agit d'un ouvrage de consultation agréable, généralement bien informé, qui plaira sans nul doute au public cultivé et pourra aussi rendre des services aux étudiants qui se penchent plus fréquemment sur les subtilités de l'histoire politique que sur les realia.

> Précisions

 

Gérard Fry, Récits inédits sur la Guerre de Troie, Les Belles Lettres, La roue à livres, 2004, 25  euros, 412 pages
       
Pour en savoir plus…

  Pierre Brunel, Aeneas Bastian, Sisyphe, Le Rocher,Figures & mythes, 2004, 15 euros, 173 pages
« Du mythe de Sisyphe, on ne retient souvent comme postérité littéraire que le célèbre essai d'Albert Camus. Le mérite du livre de Pierre Brunel et d'Aeneas Bastian est d'aller au-delà de cette figure imposée, sans pour autant l'ignorer.»
     
 Pour en savoir plus…

Françoise Frontisi-Ducroux, L'Homme-cerf et la femme araignée, Figures grecques de la métamorphose, Gallimard, collection « Le Temps des images» 300 pages, 30 euros.

Ce livre présente des études d'iconographie, ordonnées en 6 chapitres :

Dieux de la mer, métamorphoses et hybrides
Circé, le temps de la métamorphose
Actéon, ou les tremblements du regard
Les amours de Zeus
Niobé, la pierre et l'invisible
Procné et Arachné, les malheurs de la tisserande.

 

Peter Garnsey, Conceptions de l'esclavage - D'Aristote à saint Augustin, Les Belles Lettres, 412 pages, 29 euros. Sur www.parutions.com, une présentation de ce livre (par l'historien Yann Le Bohec) :

«  Peter Garnsey s'est posé la question de savoir si des anciens ont envisagé de mettre en cause l'esclavage, s'ils l'ont condamné ; en effet, on pouvait légitimement attendre une attitude critique de la part des philosophes et des hommes de Dieu.  » > plus

Vivre au temps des Romains - Anthologie, Flammarion, Etonnants classiques, 2004, 3,35 euros, 160 pages, Présentation et dossier par Christine Garcia.

Sur
www.parutions.com, une présentation de ce livre (par l'historien Yann Le Bohec) :

« C'est un livre sympathique et intéressant que nous propose Christine Garcia, dans une collection qui s'adresse en priorité aux jeunes gens, mais qui n'ennuiera pas les moins jeunes. Après une introduction générale, qui donne quelques "repères historiques", et qui présente les principaux auteurs utilisés, elle a divisé sa matière en sept chapitres : la maison, la ville, les spectacles, l'amitié, les femmes, les enfants et, pour finir, les personnes âgées comme on les appelle de nos jours (les Romains, qui les respectaient davantage que nous, les appelaient tout simplement "les vieillards", senes; ils pensaient sans doute que l'emploi d'un autre mot ne les rajeunirait pas !). »

 C'est dans cette même collection qu'avait été publié en 2003 l'excellent livre Les Métamorphoses d'Ulysse, Réécritures de l'Odyssée, présentation et dossier par Agathe Entanaclaz.

Pierre Laurens, Anthologie de la poésie lyrique latine de la Renaissance, en édition bilingue, dans la collection Poésie-Gallimard


Catherine Salles, Les Bas-fonds de l'Antiquité, Payot, Petite Bibliothèque, 2004, 9 euros,365 pages

Sur www.parutions.com, une présentation de ce livre : « Dans cette réédition, C. Salles invite le lecteur à une promenade dans ce que l'on n'a pas l'habitude d'imaginer en pensant à l'Antiquité gréco-latine. Non l'éclat supposé du Parthénon, non pas la philosophie grecque ou la Majesté du Peuple romain, mais le tripot, le bordel, les voyous. »
  
> analyse critique de Michel Blonski



Amandine Marshall, Mythes de la Grèce antique, éditions du Panthéon, 240 pages. ISBN 2-84094-766-8. 17 Euros.
     Ce livre se présente sous la forme d'un recueil de 80 légendes avec quelques légendes connues permettant aux lecteurs moins avertis de se familiariser avec les acteurs principaux de ces mythes et quelques cartes leur permettant de mieux se situer dans l'espace. Il s'adresse à tous les passionnés, jeunes (à partir du collège) ou moins jeunes.

 

John Scheid, Religion, institutions et société de la Rome antique, Fayard - Leçons inaugurales du Collège de France 2003, 8 euros, 60 pages.
Sur
www.parutions.com, une présentation de ce livre : « L'élection de J. Scheid au Collège de France a porté à cette vénérable institution celui que les étudiants en histoire ancienne connaissent comme le grand spécialiste de la religion romaine, et l'un des plus célèbres historiens de Rome en général. Sa leçon inaugurale, donnée le 7 février 2002, et publiée récemment, permet à tous de mieux saisir les implications de la discipline, et de trouver, en un texte court et fertile, d'importants éléments de réflexion, accessibles tant à l'étudiant qu'à l'honnête homme soucieux de comprendre les sociétés anciennes. Ce petit livre introduit à une présentation générale des perspectives de l'historien, ainsi qu'à un résumé de l'esprit de ses travaux et des conclusions qu'il en a tirées. »
Voir la suite



Nathalie de Chaisemartin, Rome. Paysage urbain et idéologie - des Scipions à Hadrien (IIe siècle avant J-C - IIe siècle après J-C), Armand Colin, "U", 2003, 23 euros, 269 pages.
Sur
www.parutions.com, une présentation de ce livre : « …une étude fort bien informée sur les dernières tendances de la recherche, présentée de façon claire et synthétique, et qui rendra sans doute de grands services. »
Voir la suite

Guy Ducourthial, Flore magique et astrologie de l'Antiquité (Belin, L'antiquité au présent, 2003,29.90 euros, 652 pages).

Sur www.parutions.com, une présentation de ce livre : « Botanique, magie, astrologie et médecine se trouvaient intimement liées dans l'Antiquité, et s'associaient même, aux premiers siècles de notre ère, dans un système cohérent, bien que fort éloigné de nos conceptions scientifiques ».
Voir la suite


Nouvelle publication dans la collection Points-Seuil du livre de Paul Veyne, L'élégie érotique romaine, L'amour, la poésie et l'Occident. Ouvrage publié une première fois en 1983 (Seuil).
Compte-rendu du livre par Yann Le Bohec
sur le site www.parutions.



Dominique Bonnin-Comelli, Les Esclaves de Rome, Milan Poche, Histoire (5 euros).

« Lorsqu'il arrive à Rome, Syram n'a plus rien. Ni famille, ni argent, rien. Vendu comme esclave au riche et puissant Crassus. Il doit apprendre la langue de ses maîtres, obéir aux ordres, oublier qui il était. A Rome, il n'existe plus ... Jusqu'au jour où il rencontre un certain Cicéron. »

L'auteur, professeur d'histoire dans l'Académie de Nantes, nous a aimablement adressé ce livre qui se lit avec plaisir : emportés par une écriture à la fois vivante et élégante, nous suivons le jeune Syram, arraché à l'Asie pour être vendu comme esclave à Rome, vers 70 avant J-C. Il change de nom, s'appelle désormais Apollonios, entre dans la maison de Crassus, puis est prêté à Cicéron. Il lui faut de l'intelligence et de la perspicacité, pour vivre d'abord, et plus encore pour alléger le joug de l'esclavage. Nous l'accompagnons avec sympathie dans son parcours douloureux, courageux, émouvant. L'information historique est sûre, discrète, efficace : la grande histoire est évoquée par touches rapides, car il n'appartient pas à de jeunes esclaves de la connaître : ils entendent parler de Spartacus, ils croisent Catilina sur le champ de Mars, une rumeur évoque un complot de Crassus, César et Catilina pour renverser la république… Le lecteur a le sentiment d'être pris dans un climat authentiquement romain. C'est un livre réussi, propre à susciter l'intérêt des jeunes lecteurs.

 

 

Jean-Claude Golvin, L'Antiquité retrouvée, Errance 2003, 29 euros, 191 pages

 Présentation de Christophe Badel, sur le site Parutions.com

Directeur de recherches au CNRS, Jean-Claude Golvin présente le triple intérêt d'être à la fois architecte, archéologue et historien. Sa passion conjointe pour le dessin et pour l'Antiquité l'a amené depuis une douzaine d'années à tenter de reconstituer l'aspect des paysages, villes et monuments antiques dans de beaux albums solidement documentés. L'originalité de sa démarche réside dans le fait qu'il ne s'agit pas de simples plans mais de véritables "restitutions" ressuscitant ces sites en élévation et en couleur selon la technique picturale de l'aquarelle. (…)

Suivant un plan géographique influencé par la chronologie - car les premières régions abordées sont celles des plus anciennes civilisations - le plan du livre commence par le Proche-Orient et l'Égypte avant de traiter la Grèce et les régions de l'Occident latin, en débutant par l'Afrique et en terminant par la Gaule. Dans la majorité des cas, le site est totalement reconstitué sous la forme d'une planche en double page, accompagnée d'une représentation plus réduite du même plan portant la numérotation des principaux monuments. La seconde carte sert en quelque sorte de légende à la première. Mais à d'autres endroits, lorsque les découvertes archéologiques ont été par trop lacunaires, l'auteur se contente de présenter le monument le plus célèbre de la ville, comme le Mausolée d'Halicarnasse par exemple. Dans tous les cas, les dessins sont éclairés par un texte rappelant l'histoire de la cité et de son évolution urbanistique.

   sur le site Parutions.com,
 

la présentation du livre d'Etienne Wolff, Pline le Jeune ou le refus du pessimisme - Essai sur sa correspondance
Presses universitaires de Rennes, 2003, 16 euros, 122 pages

la
présentation des Suppliantes d'Eschyle, dans la collection "Classiques en poche" des Belles Lettres.

 

Harry Potter en latin, et bientôt en grec :  Harrius Potter et philosophi lapis

 

 

Le Canard Enchaîné du mercredi 14.01 :

MY HOMERE IS RICH. Comment dialoguer avec Platon ("Le Point", 9/1) ?
"A la grande surprise de l'éditeur Assimil, sa méthode de langue de grec ancien, sortie le 29 novembre dernier, fait un tabac. En un mois 2300 exemplaires en ont déjà été écoulés. Le livre, publié seulement à 3000 exemplaires, devrait être réimprimé prochainement."

Le livre en question : Le GREC ANCIEN sans peine (Assimil) de Jean-Pierre Guglielmi
 « Destiné à l'autodidacte, ce manuel propose une découverte progressive et attrayante du grec ancien, selon les principes qui ont fait le succès de la méthode Assimil. Les curieux prendront aussi plaisir à lire les notes d'étymologie et de civilisation qui figurent dans chaque leçon. Signalons que l'auteur a choisi d'utiliser la prononciation restituée du grec ancien comme on peut l'entendre dans les pièces jouées par le Théâtre Démodocos (Paris). C'est certainement une des originalités de cette méthode que de tenter de redonner ses couleurs sonores et son rythme propre à la langue grecque des Ve et IVe siècles avant J.-C».

Le livre seul : 20 euros, avec 4 CD audio 76.00 euros.
>
Voir ce livre sur le site de la Librairie Librarius
 
 

  Le numéro de Janvier 2004 du Magazine littéraire est consacré à Homère. Son contenu est passionnant !

  « Homère, le vieil Homère, ne s'est jamais si bien porté. On psalmodie les vers de l'0dyssée durant des nuits entières (Paul Veyne, dans l'entretien qu'il nous a accordé, en récite de mémoire les trois cents premiers), on monte des expéditions maritimes sur les traces d'Ulysse, on tisse inlassablement de nouvelles histoires sur la trame de l'épopée originelle. Après Virgile, Goethe, Joyce, Giono et tant d'autres, les métamorphoses du mythe se perpétuent à l'infini. Kundera s'empare aujourd'hui d'Ulysse pour dire la nostalgie de l'exil, Irina Brook met en scène une Odyssée destinée aux enfants, tandis qu'au cinéma les frères Coen confrontent Ulysse aux tourments de la modernité. Autant de visages contemporains d'un héros si considérable qu'il éclipse Homère lui-même. Homme de réflexion, Ulysse découvre la force de la pensée sans pour autant se risquer à s'affranchir des dieux. Voyageur malgré lui, il vit l'expérience de toutes les limites. Nous sommes voués à toujours l'attendre : Ulysse revient de loin, il est le premier à avoir fait le tour de la condition humaine.»

SOMMAIRE
« Ulysse, voyageur malgré lui », un entretien avec François Hartog, propos recueillis par Aliette Armel
« Qui était Homère ? » par Pierre Carlier
Ismail Kadaré : « Quand l'épopée homérique rencontre l'épopée albanaise », par Minh Tran Huy
« Une grande encyclopédie tribale », un entretien avec Luciano Canfora propos recueillis par Michel Delon
« Naviguer dans le sillage d'Ulysse », par Jean Cuisenier
« Le chemin vers Ithaque », par Jacques Lacarrière
Traduire Homère
« Une confirmation du pouvoir de la poésie », un entretien avec Philippe Jaccottet, propos recueillis par Hélène Monsacré
Le rêve d'une langue mesurée par Philippe Brunet
Ulysse, l'homme de la réflexion par Marcel Conche
Multiples Pénélopes par Eva Cantarella
La douleur d'Achille par Hélène Monsacré
D'Homère à Virgile un entretien avec Paul Veyne, propos recueillis par Hélène Monsacré
Du classicisme au romantisme par Michel Delon
Homère dans l'art par Emmanuel Schwartz
Les Métamorphoses du mythe
Goethe par Michel Delon, Joyce par Robert Louit, Giono par Gérard de Cortanze, Giraudoux par Louis-Georges Tin, Borges par Robert Louit, Moravia par Fabio Gambaro, Kundera par Florian Zeller
Homère au théâtre, entretiens avec Bruno de La Salle et Irina Brook, propos recueillis par Gilles Costaz
Retour aux sources par Philippe Brunet
Homère revu par Offenbach par Jean-Paul Morel
Homère au cinéma
Théo Angelopoulos par Aliette Armel
Les frères Coen par Frédéric Astruc

Bibliographie

(décembre 2003) Jean Cuisenier. Le Périple d'Ulysse. 452 p., 100 cartes et dessins, 16 planches hors texte couleur, tables, index, glossaire. Paris, Fayard, septembre 2003, 34 euros. L'auteur, qui signe un article dans le numéro du Magazine littéraire mentionné ci-dessus, présente ainsi son ouvrage (très intéressant, roboratif, et qui fait réfléchir) :

« Dans le sillage d'Ulysse, partir ! Avec l'auteur et ses collègues hellénistes, linguistes, historiens et navigateurs, embarquer pour une expédition de recherche sur un grand voilier moderne ! Depuis Ithaque et la Mer Ionienne, traverser la Mer Egée, comparer les routes possibles pour parvenir jusqu'à Troie, débarquer sur les sites archéologiques, repérer les ports des Achéens au pied des tombes-tumulus. Puis rembarquer pour la mer de Thrace, descendre toutes voiles dehors jusqu'au Cap Malée et, comme Nestor, retrouver la Pylos des Sables. Ulysse, lui, a été poussé par la tempête jusqu'au pays des Mangeurs de Lotus, sur les côtes libyques. Lors d'une autre expédition, chercher en Méditerranée occidentale les sites hantés par les Cyclopes, par les Lestrygons, par Eole, par les monstres Charybde et Skylla. Retrouver les lieux habités par les déesses et les princesses, par Circé, par Calypso, par Nausicaa, et revenir enfin à Ithaque, dans les tempêtes du détroit d'Otrante !

L'Odyssée n'est pas seulement une belle fiction : c'est la mémoire des routes maritimes à l'époque où les princes grecs du XIII° siècle avant Jésus-Christ lançaient leurs premières expéditions de découverte et de commerce, une mémoire dont Homère fixe la forme écrite au VII° siècle en vers inoubliables. Cartes des courants et des vents sous les yeux, texte grec en mains, on s'en convainc : l'Odyssée est plus qu'une une belle histoire pleine de bruit et de fureur, c'est aussi et surtout un périple, un flot torrentiel d'informations ethnographiques et nautiques à déchiffrer ».

L'auteur de ce livre : « Après avoir enseigné la philosophie et mené des recherches de terrain variées en Tunisie et en Turquie, Jean Cuisenier a dirigé à Paris, pendant vingt ans, le Musée national des arts et traditions populaires et le Centre d'ethnologie française du Centre national de la recherche scientifique. De ses travaux personnels sur le domaine français et sur l'Europe centrale, il a tiré de nombreux ouvrages, dont Mémoire des Carpathes (Plon Terre humaine, 2000). Il dirige la revue trimestrielle Ethnologie fançaise et la collection Ethnologies aux Presses Universitaires de France. Des cinquante années de recherches et de navigations conduites en Méditerranée, des deux expéditions en voilier qu'il a dirigées en 1999 et en 2000 pour une nouvelle interprétation de l'Odyssée d'Homère, il rassemble les résultats dans ce Périple d'Ulysse ».

Jean Cuisenier vient d'accepter de donner une conférence à Nantes, le lundi 22 mars, dans le cadre des Journées de l'Antiquité. Nous l'en remercions vivement !

Le livre Le Périple d'Ulysse a reçu le Prix Albatros 2003 décerné par l'Association Sail the World.

Voir le site personnel de Jean Cuisenier, où l'on trouve une présentation des expéditions maritimes de 1999 et 2000.

Parmi les articles parus sur le livre Le Périple d'Ulysse, -dans le Nouvel Observateur, -sur le site Parutions.com

  

dans la collection « Classiques en poche » des Belles Lettres, deux nouveaux titres :
-Les Suppliantes d'Eschyle, traduction de Paul Mazon, introduction et annotations de Jean Alaux;
- L' Apologie de Socrate de Platon, traduction de Maurice Croiset, introduction et annotations de François L'Yvonnet.

Jean-Claude Belfiore, Dictionnaire de mythologie grecque et romaine, Éditions Larousse, 2003, 704 pages, 350 illustrations, 48 euros.
Jean-Claude Belfiore est professeur de lettres à Nantes.
      
>présentation du livre par l'helléniste Christine Vandenberghe (L'Humanité)


Catherine Salles, Quand les dieux parlaient aux hommes - Introduction aux mythologies grecque et romaine, Tallandier 2003, 25 euros, 563 pages.
          > 
présentation du livre par l'historien Yann Le Bohec.

Dans la collection « Points-Seuil », Edmond Lévy, Sparte, Histoire politique et sociale jusqu'à la conquête romaine (inédit).

Dans la collection « Bibilothèque Gallimard », à destination des collégiens, sous le titre Rome, une anthologie bilingue de 70 textes sur la Rome antique, par Hélène Tronc, ancienne élève de l'ENS.

Juin 2003
Disponible en ligne, un livre de Jean-René Jannot, professseur honoraire d'histoire ancienne à l'université de Nantes,
A la Rencontre des Etrusques (éditions Ouest-France-Université).

 

mars 2003, Publication du numéro 6 de la revue Atala : Approcher l'Antiquité aujourd'hui

Vient de paraître le numéro 6 d' Atala, revue annuelle du Lycée Chateaubriand de Rennes, qui a pour thème : Approcher l'Antiquité aujourd'hui.

« Nous avons voulu nous interroger sur les rapports qu'en ce début du XXlème siècle, nous entretenons avec l'Antiquité et les textes des Anciens, car ils semblent non seulement ne plus aller de soi, mais encore être devenus problématiques, en tout cas à interroger. Mais il ne s'agit pas pour nous de regretter un "bon vieux temps" mythique ou de nous affliger d'une certaine évolution de la société, sur le mode atrabilaire.

Ce numéro, nous l'avons intitulé Approcher l'Antiquité aujourd'hui, conscients que la réalité antique est difficile à appréhender et qu'il ne saurait y avoir sur elle, comme sur tout objet scientifique, de savoir définitif. Mais en même temps, ce titre affirme notre conviction que les Anciens ne sont pas voués au tombeau, fût-il appelé mémorial, et qu'ils peuvent et, à notre sens, doivent, être partie prenante dans l'élaboration d'un humanisme moderne, ce qui pose le problème de leur transmission.

Fidèle à l'esprit d'Atala, cette livraison vous invite à rencontrer des auteurs d'une grande diversité par l'origine géographique, l'expérience, l'âge, la notoriété, etc. C'est en effet l'une des originalités de la revue, et sa fierté, de faire se côtoyer des auteurs chevronnés et des néophytes (jeunes enseignants et jeunes chercheurs), dont certains publient pour la première fois. »

Le Sommaire de ce numéro 6

Avant-propos (Armelle Clatin et Jean-François Picaut)

LOINTAINE ANTIQUITÉ

* Pierre Brulé (professeur d'histoire grecque à l'Université de Rennes 2) : « Beau comme l'Antique ! » Idéalisation et quête d'histoire

* Françoise Berretrot (conservatrice au Musée de Bretagne à Rennes) : Rennes dans l'Antiquité au musée. Quelles expositions pour quel public ?

* Luciano Canfora (professeur de philologie grecque et latine à l'Université de Bari) : Comment on est lié par les archétypes


VERS UN NOUVEL HUMANISME : UN PRÉSENT QUESTIONNÉ

* Lucien Jerphagnon (membre correspondant de l'Académie d'Athènes) : D'un espace-temps à tous les autres

* Vinciane Pirenne-Delforge (chercheur au Fonds national belge de la Recherche scientifique, professeur à l'Université de Liège) : Les Grecs, leurs dieux et tous les autres. Réflexions pour aujourd'hui sur une religion d'hier

* Nicole Belayche (directeur d'études à l'École Pratique des Hautes Études) : L'histoire des religions du monde romain ou une manière de faire de l'histoire… contemporaine

* Paolo Scarpi (professeur d'histoire des religions à l'Université de Padoue) : Polythéisme et « globalisation ». L'anomalie de le religion grecque antique face au monde contemporain


VERS UN NOUVEL HUMANISME : UNE ARCHÉOLOGIE DU SAVOIR

* Christian Boudignon (maître de conférences en linguistique et littérature grecques à l'Université de Provence) : La terre et le pain. Archéologie d'une lecture « matérialiste » du « Notre Père »

* Dominique Martinetti-Lhuillier (professeur au collège Émile Zola à Rennes) : Cousin, cousine : la juge et l'évêque. Enquête dans le droit romain et la patristique

* Serge Meitinger (professeur de langue et littérature française à l'Université de la Réunion) : Cratylus redivivus. Postérité et modernité du cratylisme

COMMENT TRANSMETTRE L'ANTIQUITÉ ET LES TEXTES ANCIENS ?

* Annabelle Blache (professeur au collège de Pecquencourt, Nord) : Énée chez les Ch'tis ou comment enseigner les Lettres classiques en R.E.P.

* Odette Touchefeu-Meynier (professeur honoraire de l'Université de Nantes) : Images de l'Antiquité. Quels regards ?

* Geneviève Bodet (professeur au collège de la Binquenais à Rennes) et Pierre Campion (professeur de Lettres) : Enseigner les textes de l'Antiquité. La notion de texte fondateur en sixième

* Pierre Flobert (professeur honoraire de l'Université de Paris Sorbonne) : La lexicographie latine en France. Avant et après Félix Gaffiot

PLAISIR DE LA RECHERCHE : LA PASSION DE L'ANTIQUITÉ

* Laurent Piolot (chercheur au CRESCAM, Université de Rennes 2) : Mystères à Andanie. Une pierre dans le jardin de Pausanias

* Béatrice Duval-Nicolas (professeur au Lycée de Kerneuzec à Quimperlé, chercheur au CRESCAM) : Pour un voyage olfactif en pays grec.

12,20 euros, port compris chèque à l'ordre de "Agent comptable cité scolaire des Gayeulles
Commandes : CDI du Lycée Chateaubriand, 136 bd de Vitré,
BP 1113 ,35014 Rennes Cedex 7  

Atala sur le site internet du Lycée Chateaubriand 
Informations, sommaires, compléments...
Et toujours des articles publiés en texte intégral : 2 ou 3 articles par numéro, sous les deux formats au choix : html ordinaire et Acrobat (ce dernier reproduisant exactement la présentation de la revue).


Plutarque, Les Vies parallèles, Quarto Gallimard : un volume remarquable, sous la direction de François Hartog : une nouvelle traduction d Anne-Marie Ozanam, de riches annotations, un dictionnaire «Plutarque» sous la direction de Pascal Payen. 2296 pages, 30 ¤.

Jean-Charles Moretti, Théâtre et société dans la Grèce antique, Livre de poche, Références.

Florence Dupont et Thierry Eloi, L'Erotisme au masculin dans la Rome antique, Belin, 352 p., 129F. (compte-rendu de Maurice Satre dans le Monde des livres du vendredi 30 novembre).

 

Le Monde des livres du vendredi 16 novembre 2001 consacre une page à la réédition, dans la collection « L'Evolution de l'humanité » (Albin Michel) de la grande thèse de Louis Gernet, Recherches sur le développement de la pensée juridique et morale en Grèce (publiée en 1917). Claude Mossé consacre un long article à cette thèse qui ouvrait un champ totalement nouveau pour les études grecques. Jean-Pierre Vernant souligne tout ce qu'apportait cette relecture du monde grec dans la perspective neuve de l'anthropologie historique. Est aussi présenté le livre de Pierre Vidal-naquet, Le Miroir brisé, tragédie athénienne et politique, que les éditions Les Belles Lettres offrent à tout acquéreur de deux volumes de leur collection Histoire.

Cassettes Vidéo sur l'antiquité.
Cassettes de 52 minutes éditées par une association subventionnée par la Mairie de Paris : Arts et Education, présidée par H. Carrère d'Encausse. Cette association produit une émission hebdomadaire sur la chaîne Paris
Au catalogue, une collection "Antiquité" qui comporte les titres suivants :

1. La Grèce antique et nous par J.-P. Vernant
2. Apollon le bel assassin de Delphes par M. Détienne
3. L'actualité des études grecques par J. de Romilly
4. Boire avec Dionysos par F. Lissarrague
5. Rome si proche et si lointaine par F. Dupont
6. Antiquité : sexe, mystère et religion par P. Veyne et F. Frontisi-Ducroux
7. Carthage, légende et réalités par A. Beschaouch

Les conditions générales de commande
120,00 F la cassette (18,29 euros) (Frais de port par envoi : 30,00 F )
Prix global pour toute la collection Antiquité :
499,00 F &emdash; 76,08 euros (+ 30,00 F de port)

Bon de commande ET paiement sont à adresser à :
Arts et éducation
service des commandes
42 rue du Louvre
75001 Paris
Tel: 01 40 26 60 32 - fax : 01 40 26 19 03
arts.education@wanadoo.fr


Jean-Pierre Vernant, La mort héroïque chez les Grecs, texte de la conférence donnée à Nantes en décembre dernier. Editions Pleins Feux, 38 F. (voir sur ce site le compte-rendu de cette conférence)

Florence Dupont, L'insignifiance tragique, Le Promeneur, 2001. Une lecture nouvelle des Choéphores d'Eschyle et des Electres de Sophocle et d'Euripide.

François Charpin, Le Féminin exclu, essai sur le désir des hommes et des femmes dans la littérature grecque et latine, préface de Julia Kristeva, édité par la Librairie Calepinus et les éditons Michel De Maule, 90F.

Plutarque, Les Vies parallèles, traduction de Robert Flacelière et Emile Chambry, présentation par Jean Sirinelli, « Bouquins », Robert Laffont, deux volumes.  

Hésiode, Thégonie et autres poèmes, suivi des Hymnes homériques, présentés, traduits et annotés par Jean-Louis Backès, Folio.

Dans les « Classiques en poche » des Belles Lettres :

Apulée, Apologie (texte établi et traduit par Paul Valette, introduction et notes de Jackie Pigeaud)
Lucien, Alexandre ou le faux prophète (texte établi et traduit par Marcel Kaster, introduction et notes de Pïerre-Emmanuel Dauzat)

Le Voyage de Marcus, de Christian Goudineau, professeur au Collège de France, Actes-Sud, 2000 (392 p., 149F).

« Fils d'un magistrat de la Gaule Aquitaine, un enfant de douze ans accompagne sur les routes son père, engagé dans une campagne électorale susceptible de lui conférer le sacerdoce suprême, le culte de l'empereur, à Condate, près de Lyon. De ville en ville et de découverte en découverte, le jeune Marcus complète son instruction, sous l'égide de son précepteur Philodoros. Mais voici que des aventures inattendues -et parfois sanglantes- viennent bouleverser le tranquille voyage prévu. »
   Le livre est enrichi par des illustrations de Jean-Claude Golvin, directeur de recherche au CNRS.
   Le commentaire de Maurice Sartre, dans le Monde des Livres : « L'information historique est bien sûr impeccable et ceux qu'ennuient les livres d'histoire trouveront là, sous forme de récit de voyages et d'aventures, un tableau séduisant de la Gaule au IIème siècle. »

Christian Goudineau, Le Dossier Vercingétorix, Actes Sud/Errance, 2001, 346 p., 149 Voici la présentation de ce livre que l'on trouve sur le site de la revue L'Histoire.

« Rien de moins facile à étudier qu'un mythe national ! Christian Goudineau le sait mieux que personne, et, chemin faisant, il rappelle combien jusqu'à aujourd'hui, en dépit de preuves incontestables, des amateurs convaincus récusent avec entêtement la localisation d'Alésia et de Gergovie. Le dossier qu'il consacre à Vercingétorix a donc dû intégrer non seulement l'étude des documents historiques, mais aussi faire sa place à la naissance du mythe. C'est d'ailleurs par là que commence le livre. En près de deux cents pages, l'auteur brosse un tableau étourdissant et passionnant de la "naissance" de Vercingétorix au XIXe siècle, lorsqu'on s'avise que l'histoire de France ne commence pas avec Clovis et mérite de faire leur place aux Gaulois "braves, intelligents et gais", selon le portrait d'Ernest Lavisse. Il cite de larges extraits des textes, ceux des historiens (comme Augustin Thierry), mais aussi ceux des hommes de théâtre (l'exécrable Vercingétorix, drame héroïque en cinq actes et en vers d'Henri Martin), les conteurs (on relira avec plaisir le récit des origines de la France dans Le Tour de la France par deux enfants), sans oublier de décrire les sculptures, peintures, gravures. Parmi les premières, on accordera une mention spéciale à une Velléda du jardin du Luxembourg et au couple Vercingétorix-Jeanne d'Arc, main dans la main, autour du drapeau français, au musée de Clermont-Ferrand ! Mais, si l'envie de rire nous prend souvent devant tant de candeur, Christian Goudineau utilise les ressources de son extraordinaire érudition pour mettre en relief l'ambiguïté du mythe, les oppositions farouches entre partisans du "celtisme" et ceux qui reconnaissent dans la défaite de Vercingétorix les conditions même de l'accès à la civilisation.
    La seconde moitié de l'ouvrage présente de façon très vivante, parfois sous forme d'interviews, l'état actuel des recherches sur le sujet. L'auteur met toutes les pièces sur la table, en quelque sorte, non seulement les textes (finalement peu nombreux) sur lesquels se fondaient ses prédécesseurs au XIXe siècle et encore Camille Jullian en 1901, mais aussi les monnaies, les trouvailles archéologiques de nombreux sites, essentiellement Gergovie et Alésia. Il en ressort un portait épuré du chef arverne, une analyse peut-être moins romantique mais sûrement plus exacte des conditions de la révolte des Gaules et de leur échec. Vercingétorix perd sa moustache mais retrouve un contexte historique qui donne un sens à son aventure.
Une lecture à compléter par celle du Vercingétorix de Paul M. Martin (Perrin, 2001, 139 F). Cette solide étude historique commence par un panorama des sources disponibles et établit la chronologie de la guerre des Gaules entre 54 et 51 av. J.-C. La thèse de l'auteur ? Que Vercingétorix était une piètre politique mais un grand stratège, alors qu'on a le plus souvent pensé

  Christian Goudineau, César et la Gaule
    
Points-Histoire, 224 p.

« En s'appuyant sur les travaux les plus récents des historiens et des archéologues, Christian Goudineau, professeur au Collège de France, montre que nos impressions et nos souvenirs sont fondés sur des simplifications idéologiques héritées du XIXème siècle. Non, César n'avait pas projeté cette conquête et c'est, au contraire, l'insurrection générale des peuples gaulois dirigée par Vercingétorix qui lui fournit l'occasion d'un coup de génie qui fut aussi un coup de dés. »(Quatrième de couverture)

Rome, l'idée et le mythe, Du moyen-âge à nos jours, par Andrea Giardina et André Vauchez, Fayard, 228p., 260F. Un livre très riche, qui s'attache à montrer non pas ce qu'a été Rome au fil de l'histoire, mais comment ont évolué les images de la Ville dans les représentations religieuses, esthétiques, politiques. Comment Rome a-t-elle été pensée, rêvée, comment l'idée de Rome a-t-elle évolué au fil des siècles, du moyen-âge à nos jours ? L'enquête est passionnante.

La Vénus de Milo, art et Histoire, par Hélène Bromberg et Ludovic Laugier, Réunion des musées nationaux, Cédérom MAC et PC, 99F.

Pierre Vidal-Naquet,  Les Grecs, les historiens, la démocratie, Le grand écart, La Découverte, 288 p., 160F. Neuf articles ou conférences déjà publiés, mais quelquefois peu accessibles.

Pierre Vidal-Naquet,  Le Monde d'Homère, Perrin, 169 p., 119 F. Un livre à la fois savant et simple, destiné « aux lecteurs de tous âge », très richement illustré.

 La Documentation photographique, dossier daté de février 2000 (n° 8013):

Homère, un héritage, par Odette Touchefeu-Meynier

« Comment expliquer qu'aujourd'hui encore de nombreux ouvrages soient consacrés à l'analyse des messages de l'Iliade et de l'Odyssée ? Comment expliquer que cet attrait dépasse le cercle des amoureux d'humanités classiques pour atteindre la dimension patrimoniale ?

Certes, le mystère qui entoure Homère et la qualité littéraire de l'œuvre ne sont pas étrangers à cet intérêt. Surtout, Homère est un immense conteur et ses « histoire » ont le pouvoir de faire surgir des images. Ce numéro témoigne de la riche tradition iconographique et littéraire inspirée d'Homère, des temps antiques au XXe siècle &endash; quelques jalons parmi les centaines d'œuvres possibles. Enfin, Homère propose une vision de l'homme dans l'univers et chaque époque peut y trouver les signes et symboles qui conviennent à sa sensibilité ou répondent à ses préoccupations. Ici encore, il a fallu se limiter à quelques figures et péripéties essentielles, qui, cependant, rendent bien compte de la richesse et de la profondeur de l'œuvre d'Homère… »

  Revue "Documentation photographique" no 8013
Le Dossier, 64 pages, avec des documents iconographiques de grande qualité, très variés.
20,8 x 29,7 cm
Réf. : 08012/8-8013 / ISSN : 080128801 / 59F 04

 Le Dossier est accompagné de Projetables (12 diapositives, 6 transparents, huit pages proposant des travaux sur les transparents).
20 pages, 21x29,7 cm 
Réf. : 08010/1-8013 / ISSN : 0419-536 /  75,44 FF

Le Dosssier et les Projetables, 118F 07.

Commandes :
La Documentation française,
123 rue Henri-Barbusse, 93308 Aubervilliers Cedex
01 40 15 70 00
http://www.ladocfrancaise.gouv.fr


A la Rencontre d'Ulysse
    L'APLG republie ce fascicule (élaboré sous la direction d'Odette Touchefeu-Meynier), qui avait été coédité en 1997 par l'APLG et l'Association Hermès, et qui était épuisé. Ce Dossier propose des pistes pédagogiques pour un travail en classe de Sixième. Il présente le déroulement d'une séquence et aussi douze images grecques, qui peuvent être facilement reproduites (sur transparent par exemple pour utilisation avec le rétroprojecteur). Ces images sont commentées.

Pour commander ce dossier, écrire à Odette Touchefeu,
107 avenue de la Baraudière 44800 Saint-Herblain.
Le dossier coûte 8 euros (frais d'envoi inclus).
Chèque à l'ordre de l'APLG.

Les Aventures d'Ulysse, racontées par Jean-Pierre Cassel (à partir de 7 ans)- un CD, (149 F) proposé par les éditions Frémeaux et associés. Ce même éditeur a aussi donné une lecture de l'Iliade et de l'Odyssée, dans la traduction de Leconte de Lisle (10 CD avec livret, 499F).

Mireille Kô, Enseigner les langues anciennes, Hachette, « Didactiques Second degré », 176 p. 112F.

La Cité de Dieu, de saint Augustin, dans la Bibliothèque de la Pléiade -Œuvres de saint Augustin, t. II, sous la direction de Lucien Jerphagnon, 1344p. 340F. 

Frédérique Ildefonse, Les Stoïciens, I, Les Belles Lettres, « Figures du savoir », 226 p., 75 F.

Manuel d'Epictète, traduit du grec, présenté et annoté par Pierre Hadot, Le Livre de poche « Classiques de la philosophie, 226 p. 33F.
   Cette nouvelle traduction "accompagnée d'un ample et lumineux commentaire, deviendra vite indispensable." (R-P.Droit, Le Monde)

Démocratie, Citoyenneté et héritage gréco-latin, par Elisabeth Brisson, Jean-Paul Brisson, Jean-Pierre Vernant, Pierre Vidal-Naquet, aux éditions Liris (diffusion Nathan), 65F.

Elisabeth Brisson présente des entretiens de grande qualité que lui ont accordés le latiniste Jean-Paul Brisson, et les hellénistes Jean-Pierre Vernant et Pierre Vidal-Naquet. Les réflexions sont riches et denses : c'est un livre à recommander !

Florence Dupont, L'Orateur sans visage, Essai sur l'acteur romain et son masque, PUF, avril 2000, 245 p., 138F. Florence Dupont qui a écrit des livres majeurs sur le théâtre romain publie ici une nouvelle étude de très grand intérêt.

Ménandre, Théâtre, texte présenté, traduit et annoté par Alain Blanchard, Le livre de poche classique, 2000, 48F.

Pour l'amour du Grec, sous la direction de Jacqueline de Romilly et Jean-Pierre Vernant, Bayard, 200p., 79F. Une trentaine de personnes présentent chacune une page de la littérature grecque qui les a touchées et marquées. Parmi ces contributions, certaines sont signées par des lycéens et étudiants, et beaucoup d'autres par des personnalités très connues (Elisabeth Badinter, Yves Bonnefoy, Philippe Jaccottet, François Jacob, Jacques Le Goff, Jean d'Ormesson, Geneviève Page, Jean-François Revel, Michel Tournier, etc. Une introduction de Jacqueline de Romilly et une conclusion de Jean-Pierre Vernant complètent ce volume.

Urbi et Orbi, etc. Le latin est partout ! de Jacques Gaillard et Anne Debarède, Plon, 144 p. 79F. y.

Nouveauté « Points-Histoire » : Jean-Michel David, La République romaine, De la deuxième guerre punique à la bataille d'Actium. 218-31. 

Deux nouveaux titres dans la collection « Etudes anciennes » des Presses Universitaires de Rennes (70 F chacun) :

Jean-Michel Fontanier, Lectures des Confessions I-IV de saint Augustin.
Etienne Wolff, La poésie funéraire épigraphique à Rome.
 

  Giulia Sissa, L'âme est un corps de femme

    Editions Odile Jacob, 224 p. 140F

Une étude sur l'image de la femme dans la philosophie grecque. Alors que les femmes sont obstinément définies, dans le discours grec, comme inférieures aux hommes, alors que le logos philosophique aime à se présenter comme arrachement au corps et au féminin, les Grecs jouent avec « la métaphore maternelle de l'âme » et Socrate se présente comme un « accoucheur ». Et les corps demeurent théâtralement présents dans les dialogues platoniciens.
Compte-rendu de ce livre dans Le Monde des livres du vendredi 21 avril

 François Lissarrague, Vases grecs, Les Athéniens et leurs images.
    Hazan Editions, 239 p., 595 F

« Dans un livre remarquable, François Lissarrague célèbre l'habileté, le génie et l'intelligence des peintres athéniens. (...) A l'intelligence des interprétations s'ajoute la splendeur des œuvres, que l'on n'avait jamais montrées d'aussi près. »
Philippe Dagen, Le Monde
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Cédéroms :

 Rome, le testament de César

Montparnasse Multimédia, PC, 199F

Un jeu d'aventures qui plonge dans les remous de la Rome antique, un an après la mort de de César. Hercule doit sauver la belle Aurélia... La reconstitution en trois dimensions de la Ville est très efficace. On revit cette atmosphère de guerre civile qui caractérise la fin de la République et les débuts de l'empire et l'on est le spectateur de l'assassinat de Cicéron.

 Pompéi : la colère du volcan 

Cryo (éditeur français) et Réunion des musées nationaux
PC (Pentium 200) ou MAC (PowerPC 200), 299F.

Jeu éducatif d'aventures.
Projeté dans le temps, le héros se retrouve à Pompéi, quatre jours avant l'éruption du Vésuse, en août 79. Reconstitution très fidèle de Pompéi, beaucoup d'informations sur la vie quotidienne et des animations de qualité.
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Une présentation des cédéroms consacrés à l'antiquité
se trouve sur le site pédagogique de l'Académie de Rouen :

http://www.ac-rouen.fr/pedagogie/equipes/lettres/cederom/cdlatgrec.html


 
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