Expositions, Spectacles et Conférences

 

 

 

 

    Très intéressante exposition au musée des Beaux-Arts d'Angers :
du 25 mai au 2 septembre 2012

La dernière nuit de Troie,
Histoire et violence autour de la Mort de Priam de Pierre Guérin décembre 2010

   Précisions sur le site du Musée 

 

 

 

L'Antiquité sur les scènes de la Région des Pays de la Loire,

pendant la saison 2010-2011

Cléopâtre, Compagnie Bel Viaggio

St Gilles Croix de Vie, Conserverie
Jeudi 16 Décembre 2010 à 10h45 et à 15h

http://www.belviaggio.eu/

 

janvier 2011

Bérénice, d'après Bérénice de Racine
(avec Tartuffe d'après Tartuffe de Molière)
Répertoire du Théâtre permanent d'Aubervilliers 

Nantes, Théâtre universitaire
lundi 17 janvier 2011, mardi 18, mercredi 19, jeudi 20, vendredi 21 janvier, à 19 h 30.
durée : 3h (entracte compris)

http://www.tunantes.fr/

 

Le Viol de Lucrèce, opéra de Benjamin Britten (1946),
Texte de Ronald Duncan, d'après la pièce d'André Obey, Le Viol de Lucrèce
Opéra Nantes Angers

Nantes Théâtre Graslin,
vendredi 14 janvier, dimanche 16, mardi 18, jeudi 20 ; samedi 22 janvier 2011
(en semaine à 20h, le dimanche à 14h30)

Angers, Le Quai
vendredi 28 (20h ) dimanche 30 janvier (14h30)

http://www.angers-nantes-opera.com/lucrece.html

 

Electre, de H.V Hofmannsthal
par le Théâtre de l'Enfumeraie

Allonnes, Théâtre de Chaoué
26, 27, 28 et 29 janvier à 20h30

http://www.theatre-enfumeraie.fr/compagnie-theatre-de-lenfumeraie/creations/en-tournee/220-electre

 

février 2011

Une Antigone de papier Tentative de défroissage du mythe
spectacle de marionnettes de Brice Berthoud
Ce spectacle est un petit miracle. C'est l'histoire d'Antigone, avec des marionnettes en papier. Il y a aussi un volatile qui fait office de choeur, un maçon, des gardes, le fiancé d'Antigone et, « last but not least », le roi, Créon. Ajoutez la bande-son ininterrompue de deux violoncelles, une interprétation habitée, et vous obtenez la recette idéale d'un spectacle à la fois exigeant et grand public, un mélange incroyablement réussi de thèmes sérieux et d'interprétation comique.

À savoir « un défroissage de mythe » comme le signale la compagnie Les Anges au Plafond. En tout cas un spectacle inventif autour du personnage d'Antigone, une jeune fille d'un autre temps qui décide d'ignorer l'Interdit pour enterrer son frère. Un mur qui rappelle d'autres frontières contemporaines

Pornichet, Quai des Arts
Mardi 15 février , mercredi 16 et jeudi 17, à 20h

Ancenis, Quartier
samedi 19 février à 20h30, dimanche 20 à 17h et lundi 21 à 19h

Châteaubriant, Théâtre de Verre
Mercredi 23 février à 18h30, jeudi 24 et vendredi 25 à 20h45

http://www.legrandt.fr/Une-Antigone-de-papier-Tentative.html

 

mars 2011

Andromaque, de Racine
Mise en scène d'Anne Théron

Nantes TU Théâtre universitaire
Lundi 14 mars, mardi 15, mercredi 16, jeudi 17 et vendredi 18 mars

http://www.tunantes.fr/

 

Bérénice, de Racine
mise en scène de Laurent Brethome

La Roche sur Yon , Le Grand R
vendredi 25 mars, à 20h 30
séance scolaire à 14h 15

http://www.legrandr.com/spip.php?article385

 

avril 2011

Une Odyssée, d'après Homère
Adaptation et mise en scène : Christophe Bihel

Carquefou, La
vendredi 1er avril 2011 ; 20h 40
Durée : 1h10

« Raconte-nous Muse, raconte-nous, l'extraordinaire histoire d'Ulysse, l'homme aux mille ruses. » En adaptant cette oeuvre d'Homère en une joyeuse promenade théâtrale, Christophe Bihel voit se concrétiser un de ses plus vieux rêves de metteur en scène mais surtout d'enfant. Son Odyssée, interprétée par des comédiens singuliers et très touchants est une version intime dans laquelle il a su rester fidèle à l'histoire tout en s'amusant de façon poétique et inventive. Un spectacle aussi original qu'inclassable !

La Compagnie de l'Oiseau-Mouche est une troupe permanente qui compte vingt-trois comédiens professionnels en situation de handicap mental

http://www.carquefou.fr/Les-loisirs/Culture/Theatre-de-la-Fleuriaye/Une-Odyssee-Compagnie-de-l-Oiseau-Mouche

 

mai 2011

Athalie, tragédie de Jean Racine

Nantes, Le Grand T
Mercredi 18 mai 2011 à 20h30
Jeudi 19 mai 2011 à 20h

Coproduction Les Philomathes et l'Académie Bach d'Arques-la-Bataille (76), avec le soutien du ministère de la Culture et de la Communication/DRAC de Haute-Normandie.
durée : 2h
En coréalisation avec le Printemps des arts

Depuis les années soixante-dix, des gens de théâtre, à l'instar d'Eugène Green, ont entamé des recherches passionnantes sur la manière dont était joué le théâtre baroque, sa déclamation, sa gestuelle...

Dans cette optique, la dernière tragédie de Racine, ici représentée avec ses intermèdes musicaux d'origine, est une expérience théâtrale fascinante. Réunissant sur la scène musiciens et acteurs comme pour un étrange rituel codifié, la metteur en scène Alexandra Rübner compose un portrait saisissant d'Athalie, reine sanglante, infanticide et idolâtre… Un drame sombre et antique dans une version remarquable.

http://www.legrandt.fr/Athalie.html

 

   Brest, 29-30 septembre 2006 : Colloque international Musiques et danses dans l'Antiquité

organisé par Marie-Hélène Delavaud-Roux et l'équipe d'accueil "Littératures et langues" de l'Université de Bretagne Occidentale (UBO), Faculté Victor Segalen à Brest, avec concert de l'orchestre KERYLOS.

Avant-programme du colloque «Musiques, rythmes et danses dans l'Antiquité

VENDREDI 29 SEPTEMBRE

8h30 : accueil des participants

Conférence inaugurale :

9h-10h : A. Bélis (CNRS, et Univ. de Paris IV), Les mouvements des instrumentistes

1. L'emploi de la musique et du rythme métrique dans la danse ? les réponses des métriciens et des spécialistes de la musique grecque traditionnelle

10h-10h25 : M. Steinrück (Univ. de Fribourg, Suisse) Antistrophe et mélodie: le critère des accents

10h25-10h50 J. Päll (Univ. de Tartu, Estonie), Les odes monostrophiques de Pindare ont-elles été dansées?

10h50-11h05 QUESTIONS

11h05 -11h15 PAUSE

11h15-11h40 Emmanuel Lascoux (Docteur en Grec, Rouen, ERIAC), La faiblesse du temps fort : sculpture mélodique de la durée dans le rythme du grec ancien

11h40-12h05 Giorgos Bellos (musicien spécialiste de musique grecque traditionnelle, CID), Traces de l'Antiquité dans les musiques grecques traditionnelles d'Epire

12h05-12h30 U. Buchheld (Théâtre Dora Stratou, Athènes), La sikinnis, a satyric dance

12h30-12h45 QUESTIONS

12h45-14h REPAS AU RESTAURANT UNIVERSITAIRE

2. Le rôle de la musique et du rythme dans la danse ?

14h-14h25 Ph. Brunet (Univ. de Rouen), Socrate musicien : l'expérience de la mimèsis

14h25-14h50 Elias Tsimbidaros (Univ. Paris VII), Platon et la musique d'après le Pseudo Plutarque

14h50-15h15 Paloma Otaola (Univ. de Lyon III), L'ethos des rythmes dans la théorie musicale grecque

15h15-15h40 François Cam (Musicien du théâtre Demodocos, doctorant à l'Univ. De Rouen), La musique des anciens Grecs : une source éternelle d'inspiration.

15h40-15h55 QUESTIONS

15h55-16h05 PAUSE

16h05- 16h 30 Eléonore Salm (Doctorante à l'Univ. de Strasbourg), Rhétorique et musique dans l'œuvre de Denys d'Halicarnasse

16h30-16h55 Anne-Gabrièle Wersinger (Univ. de Paris I), La danse et la pudeur : Platon, Lois, VI, 771e5-772a4

16h55-17h20 S. Emerit (IFAO, Le Caire), Un métier polyvalent de l'Égypte ancienne : le danseur instrumentiste

3. Les modèles pour la danse, le rythme et la musique ?

17h20-17h45 F. Naerebout (Univ. de Leyde, Pays-Bas), Quelle contribution l'étude de l'épigraphie apporte-telle à l'étude de la danse grecque antique ?

17h45-18h QUESTIONS

19h BUFFET REPAS

20h30 CONCERT DE l'ORCHESTRE KERYLOS

SAMEDI 30 SEPTEMBRE

8h30 accueil des participants

3. Les modèles pour la danse, le rythme et la musique ? (suite)

9h00-9h30h T. J. Smith (Univ. de Virginie), From Pots to Performance: Assessing the relationship between image and dance in black-figure komast scenes

9h30-10h Anna Lazou (Univ. d'athènes), The diachronic character of the dionysian

10h-10h30 M.-H. Delavaud-Roux (Univ. de Brest), Rythmes, musiques et danses dans les vers 209 à 220 des Grenouilles d'Aristophane

10h30-10h45 QUESTIONS

10h45-10h55 PAUSE

10h55-11h20 Brigitte Sabattini (Univ. de Provence), Les pratiques musicales en Arcadie : réflexions de Polybe sur les causes de la sauvagerie des Kynaithéens

4. La musique, le rythme et la danse face au christianisme

11h-20-11h45 A. Le Coz (M2 à l'Univ. de Brest), Danse et factions dans l'Empire chrétien : l'exemple des danseurs emmaloi dans la Chronographie de Malalas.

11h45-12h10 B. Lançon (Univ. de Brest), Le chant, arme offensive et défensive des chrétiens de l'Antiquité (Ier-VIe s. ap. J.-C.)

 

Nouveau Théâtre d'Angers : Andromaque & Bérénice de Jean Racine

ANDROMAQUE : mardi 8 et jeudi 10 novembre 2005
BÉRÉNICE : mercredi 9 novembre 05

Nouveau Théâtre d'Angers 12 place Imbach BP 10103 49101 Angers cedex 02
tél. 02 41 88 90 08 fax 02 41 88 37 80

Accueil ouvert du lundi au samedi de 11h à 19h - tél. 02 41 88 99 22
contact@nta-angers.fr

mises en scène Philippe Delaigue

Deux tragédies de Racine sur le thème du trio amoureux. Pyrrhus, Hermione, Oreste dans Andromaque ; Titus, Bérénice, Antiochus dans Bérénice. Deux pièces à confronter avec pour fil conducteur la passion. Menée par une équipe de jeunes comédiens, une aventure ardente au cœur de la langue française.

Si Racine avait été musicien, on aurait pu dire de Bérénice et Andromaque, qu'elles sont deux variations pour trio sur un même thème. Un trio qui reste classique dans le théâtre contemporain et même sur les boulevards : un roi doit épouser une princesse. Il change d'avis, le mariage est rendu impossible. Tout cela sous le regard de l'ancien amant de la princesse toujours épris d'elle. Si le roi renonce au mariage, c'est soit qu'il aime ailleurs, soit pour des raisons politiques, des raisons de devoir… « Racine engage sur ce thème deux projets d'écriture radicaux et opposés, remarque Philippe Delaigue. Séparés de trois ans dans sa biographie, ils le semblent de plusieurs siècles et milliers de kilomètres dans leurs propos :

La première, Andromaque, est "furieuse"". « Comme une vraie tragédie, elle va à la fin vers un amoncellement de cadavres, la folie. On a le choix entre la mort et la folie… »

Si Andromaque est une pièce d'adolescents, Bérénice s'approche d'une maturité, d'un effort vers une espèce d'harmonie. « Il n'y a pas de morts dans Bérénice, c'est une espèce d'élégie, une tragédie élégiaque, une longue plainte magnifique. »

Ce n'est pas seulement l'histoire d'Andromaque et Bérénice que Philippe Delaigue a eu envie de raconter. « L'intérêt pour moi, ajoute le metteur en scène, c'est véritablement la confrontation avec cette langue qui est la nôtre. C'est essentiellement ce qui me donne envie de voir ces deux pièces représentées et de les voir jouées, y compris devant des jeunes gens. D'ailleurs elles vont être jouées par des acteurs plutôt très jeunes, qui sortent de l'ensatt, qui ont 25 ans et qui en sont passionnés. »

Philippe Delaigue a choisi un dispositif unique qui permet de représenter les deux pièces en diptyque.

la presse

Le projet de la Comédie de Valence fait donc entendre ces deux tragédies d'une manière particulière. Nouvelle et singulière. Elle fait aussi résonner les alexandrins comme une langue vivante, libre dans son rythme. La troupe de jeunes comédiens s'empare de ces vers avec délectation ; elle s'appuie sur leur musicalité sans emphase ni déclamation. « Vouloir faire entendre la musique à tout prix, c'est jouer la redondance », assure le metteur en scène qui s'attache plus au fond qu'à la forme. Cette langue rigoureuse et magnifique, souvent perçue comme distante, devient ainsi plus proche, car elle porte le sens plus que le son. Elle n'est plus seulement la langue de la représentation théâtrale, mais celle de la vie car elle retrouve le souffle. Et l'énergie.

Nathalie Mauret.Théâtres

 

avec Yves Barbaut, Anne Comte, Philippe Delaigue, Juliette Delfau, Cédric Michel, Anthony Poupard, Hélène Viviès, collaborateur à la mise en scène Laurent Hatat, collaborateur artistique Yves Barbaut, créatrice décors et costumes Cécile Léna, réalisation costumes Patricia Depetiville, lumières Thierry Opigez, création musicale Philippe Gordiani - Production Comédie de Valence-Centre dramatique national Drôme-Ardèche, avec la participation artistique de l'ensattc

 

Dans le cadre des Journées Littérature Jeunesse,
organisées par l'IUFM de Nantes,
sur le thème
Histoire et mémoire dans le livre de jeunesse, les mercredi 8 juin et le jeudi 9 juin 2005
Espace Recteur Schmitt, 23 rue du Recteur Schmitt, Amphithéâtre

deux événements, auxquels
l'APLG est associée (en résonance avec le Forum Antiquité Jeunesse qui s'est tenu pendant les Journées de l'Antiquité) :

le mercredi 8 juin, à 18h, spectacle Du Chaos à l'Olympe, par le conteur Marc Buléon (compagnie Mots et couleurs)


le mercredi 8 juin, à 19h, découverte de l'exposition
Zeus et compagnie, proposée par Mots et couleurs.
Cette exposition est présentée dans les locaux de l'IUFM pendant une semaine, du 1er au 9 juin. salle 6001
Exposition active et ludique sur des figures de la mythologie grecque.
Des classes peuvent venir la découvrir, du 1er au 9 juin. Prévenir
Françoise Claquin

Lieu : IUFM des Pays de la Loire, Recteur Schmitt.

Programme général de ces deux journées, organisées par Françoise Claquin, professeur de lettres à l'IUFM.

 

 

  mardi 21 octobre 2003
Plus de 400 personnes, parmi lesquelles un très grand nombre d'étudiants, ont assisté à la conférence de Jacqueline de Romilly, invitée par l'Association Iségoria, de l'Ecole de Supérieure de Commerce, Audencia. Jacqueline de Romilly a parlé de la notion d'iségoria et de l'invention de la démocratie en Grèce ancienne
. Elle a été très appréciée (et très applaudie) par un auditoire séduit par la passion, la culture, l'étonnante énergie, et l'humour de cette grande helléniste. Jacqueline de Romilly, malgré son grand âge, n'avait pas hésité à répondre à l'invitation de cette association qui avait choisi de prendre pour nom ce très beau mot Iségoria venu de la Grèce antique.

  Est toujours disponible sur le site Canal-U, une conférence de Jacqueline de Romilly, L'actualité des études grecques (53 minutes). -Sélectionner Les Amphis de France 5, puis littérature dans la liste des disciplines, puis conférences sur la littérature, et choisir enfin la conférence de Jacqueline de Romilly.
 
mardi 25 mars 2003 , dans le cadre des Journées de l'antiquité dans la Région des Pays de la Loire, Audencia, Nantes, Conférence de Jean-Pierre Vernant
          professeur honoraire au Collège de France
Pandora : piège et séduction
-le mythe de la première femme dans la civilisation grecque
 

 

Cette conférence était organisée par Iségoria, association d'étudiants de l'Ecole de management (Sup de Co) de Nantes, Audencia. Nous sommes heureux de voir une grande école de commerce accueillir une initiative de ce genre. Audencia, dont la devise est "Humanisme et modernité", souligne l'importance qu'elle accorde à la culture générale et à l'ouverture d'esprit de ses étudiants.

L'amphithéâtre d'Audencia était plein : près de 400 personnes, parmi lesquelles beaucoup d'étudiants, étaient là pour écouter Jean-Pierre Vernant. Après une présentation sympathique et élégante, assurée par Claire Glorieux, la jeune présidente d'Iségoria, Frédéric Leroy, professeur à Audencia et responsable des formations générales, a rapidement évoqué les travaux de Jean-Pierre Vernant.

La conférence elle-même fut passionnante, chaleureuse, émouvante. Avec simplicité et humour, Jean-Pierre Vernant a fait comprendre à chacun les enjeux de ce mythe de la première femme, Pandora, et il a fait percevoir comment ces anciens récits pouvaient encore nous toucher : non pas parce que nous nous y reconnaitrions directement, mais parce que nous sommes sensibles aujourd'hui encore à l'importance et la gravité des questions que se posaient les anciens Grecs en s'enchantant de ces récits mythiques.
Le propos de Jean-Pierre Vernant avait toujours autant de clarté que de profondeur, autant d'élan que de passion réfléchie. Chacun a été impressionné par le témoignagne humain apporté par ce grand savant, qui, à 89 ans, évoquait la Grèce antique avec autant d'intelligence, de simplicité et de générosité.

mardi 15 avril 2003, dans le cadre des Journées de l'antiquité dans la Région des Pays de la Loire,
Nantes, Auditorium du Musée Dobrée

La troupe étudiante des Latini joue le Curculio, de Plaute.

   Depuis dix ans, la troupe des Latini monte chaque année un spectacle inspiré de l'antiquité. Cette troupe est constituée par des élèves (de la Seconde à la Terminale) du Collègue Saint Augustin, à Enghien (Belgique) et est animée avec une inlassable passion par Cécile Burgaux, professeur de grec. Les Latini étaient déjà venus plusieurs fois à Angers, à l'invitation de Dominique Longrée et de la section de lettres classiques de l'université d'Angers.

   Les Latini étaient invités aussi cette année par le Musée Dobrée, à Nantes, et par l'APLG. L'auditorium du Musée Dobrée était plein pour les deux représentations qui ont eu lieu le mardi 15 avril (pour les scolaires à 14h, pour tout public à 20h). Trois cents spectateurs ont pu ainsi découvrir ce spectacle réjouissant, joué avec énergie, gaieté et enthousiasme par les jeunes comédiens. Beaucoup de trouvailles de mise en scène contribuaient à la bonne humeur de cette représentation.
   
    Tous les types et les ingrédients de la comédie romaine -et de la nouvelle comédie grecque- joyeusement réunis par Plaute dans cette comédie, étaient heureusement interprétés :

  • le couple des amoureux, éplorés et passionnés à souhait;
  • le marchand de filles, le leno, avec son élégance suspecte de mafioso;
  • un remarquable soldat fanfaron, qui envahissait l'espace avec une réjouissante grandiloquence;
  • le parasite, Curculio, en clown rebondissant, glouton et astucieux;
  • le banquier joliment cupide et pourtant berné (qui, changeant d'identité, devenait à l'occasion le chef de la troupe).
  • Ajoutons l'esclave du jeune homme amoureux : Palinure se dédoublait en deux serviteurs jumeaux qui rappelaient le couple Dupond et Dupont de Tintin;
  • et puis les portes de la maison du leno qui prenaient vie… et titubaient sous les effets du vin que répandait l'amoureux pour les amadouer (version comique de la-lamentation-devant-la porte-clause, le paraklausithuron des Grecs…).
  • Pour respecter la règle comique, Plaute s'amusait à introduire une bague qui devait permettre une reconnaissance finale délicieusement convenue : la jeune fille sous la coupe du leno se révelait être une jeune fille libre, sœur du soldat fanfaron qui la disputait au jeune homme amoureux.

   La jeune troupe des Latini a redonné fraîcheur et éclat à cette pièce. Malgré la distance des temps (quelque 2200 ans…), le comique de Plaute retrouvait son énergie et sa gaieté tout à fait communicative. Les spectateurs (jeunes et adultes) ont été séduits par l'élan inventif et la passion généreuse de cette jeune troupe. Le texte de Plaute adapté par Charles Cordier -avec un certain de transformations et d'adjonctions ponctuelles- sonnait bien sur la scène.

   Un an de travail (avec un rythme de 4 heures de répétition par semaine, pendant l'année scolaire), un petit périple dans la Région des Pays de la Loire (financé par les jeunes comédiens eux-mêmes) : et au bout du compte des représentations qui furent des moments très heureux.

   Merci et bravo aux Latini et à ceux qui les accompagnent !

Les Latini ont joué aussi le Curculio à Saumur (le lundi 14 avril, devant les élèves des Collège et lycée Saint-Louis), à Cholet dans le cadre du off du Festival des Arlequins (le mercredi 16 avril, à l'Hôtel de Ville, salle Paul Valéry, davant un public scolaire), et à Angers (à l'Amphigouri), le jeudi 16 avril. Chacune de ces trois représentations a réuni une petite centaine de spectateurs.

mai 2002 : Une comédie de Plaute à l'Auditorium du Musée du Louvre

Lecture-Théâtre : Pseudolus (L'Imposteur) de Plaute (mise en scène de Brigitte Jaques, traduction inédite de Florence Dupont, musique de Marc-Olivier Dupin), en coproduction avec la compagnie Pandora

Vendredi 24 et et samedi 25 mai à 20h30, dimanche 26 mai 2002 à 16h

"Calidore aime Phénicie, une jeune fille que Ballion, marchand d'esclaves, a vendue à un soldat. Pour l'arracher à son sort, Pseudolus - l'ingénieux esclave de Calidore et de Simon, son père - monte un stratagème au terme duquel Phénicie, rachetée, échappe à la servitude, tandis que Ballion est grugé et Simon contraint de se plier aux désirs de son fils Calidore qui épouse Phénicie.

Dans cette comédie de l'imposture, caustique et dévergondée, l'une des plus achevées de Plaute (vers 254-184 av. J.-C.), l'humiliante déconfiture du marchand de chair humaine s'accompagne du triomphe de l'esclave, champion de l'intelligence et de la morale. "

Les Bacchantes d'Euripide, spectacle joué en français (avec quelques fragments de grec ancien) par la troupe du Théâtre Universitaire Liégeois, qui fête par la même occasion son soixantième anniversaire, du 28 septembre au 7 octobre 2001 à Liège, ensuite possibilités de tournées.

Programme détaillé sur le site de l'Université de Liège:
www.ulg.ac.be/tulg

Des rendez-vous passés …

Langue et littérature dans les siècles barbares
compte-rendu (par notre collègue Dominique Lartigaud) de l'intervention du professeur Jean Meyers, Cinquième Journée d'études latines, 21 avril 2001, Angers.
 

Conférence de Louis Holz (mardi 20 février 2001)

Conférence de Jean-Pierre Vernant (le jeudi 14 décembre 2000)

 
Conférence de François Lissarrague (le 12 avril 2000)

 Saint-Nazaire :
Œdipe roi, Antigone  (le 7 avril 2000)

Exposition "D'après l'Antique", Le Louvre.


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« La Renaissance carolingienne »
une conférence de Louis Holtz


   Le mardi 20 février 2001, à l'invitation de l'institut des Lettres Anciennes de l'Université de Nantes, Louis Holtz, ancien professeur de l'Université de Nantes, directeur honoraire de l'Institut de Recherches sur l'Histoire des Textes, a présenté une très intéressante conférence sur "La Renaissance carolingienne".

   Il a expliqué comment les premiers Carolingiens se sont employés à restructurer l'Eglise et le réseau scolaire destiné aux enfants de l'aristocratie. Pour doter le Royaume, qui devient Empire, d'une administration compétente, Charlemagne veille à la qualité de cette éducation. Les carolingiens veulent retrouver ce qui a été perdu au VIème et VIIème siècles, ils veulent remettre en forme pour améliorer : reformatio in melius. Ils entendent retrouver une vraie connaissance du latin, pour que le latin redevienne une grande langue commune pour les lettrés de cet Empire qui a la dimension de l'Europe. Dans ce but, le pouvoir politique impulse un effort remarquable de copie de tous les anciens manuscrits (non seulement les textes religieux, mais aussi les lexiques, les grammaires, et les lettres littéraires eux-mêmes : Virgile, Horace, Lucain, Térence, etc). Grâce à cette "renaissance carolingienne", beaucoup de textes antiques ont ainsi été sauvés. De grands lettrés préparent les chemins de la philologie et de l'édition critique. Renaît une création littéraire en latin. La renaissance du XVIème n'aurait pas été possible si elle n'avait été précédée dans ces temps plus anciens par cette remarquable reformatio.

 Page Actualité

 

Jean-Pierre Vernant à Nantes :
un grand moment


   A l'invitation des classes préparatoires scientifiques des lycées Clemenceau, Vial et Livet, à Nantes (et avec le soutien de l'APLG !), Jean-Pierre Vernant est venu à Nantes le jeudi 14 décembre 2000, pour parler de la mort héroïque en Grèce ancienne. Ce fut une conférence remarquable, qui laissera un souvenir profond.

   L'assistance était nombreuse. Plus de 800 personnes (la salle "800" de la Cité des Congrès s'est révélée trop petite...), 500 ou 600 étudiants de classes préparatoires scientifiques, mais aussi beaucoup d'enseignants et d'étudiants d'autres classes. Et pendant une heure et demie, une attention de qualité.

    Comme l'a rappelé Jacques Ricot, professeur de philosophie au lycée Clemenceau, Jean-Pierre Vernant est un homme exceptionnel. Reçu premier à l'agrégation de philosophie, mais aussi engagé pendant la guerre contre le fascisme de façon très active (et responsable de la Résistance pour le Sud-Ouest), Compagnon de la Libération, Jean-Pierre Vernant n'a cessé de conjuguer un travail d'enquête passionnante dans le domaine de la Grèce antique et une présence vigilante dans les débats d'aujourd'hui. En 1964, il fonda le Centre Louis Gernet (Centre de recherches comparées sur les sociétés anciennes), qu'il dirigea pendant vingt ans. Il fut élu au Collège de France, et son œuvre est considérable. Autour de lui se sont fédérées des énergies, des compétences et des amitiés.

    Jean-Pierre Vernant est aujourd'hui âgé de 86 ans, et comme il nous l'a dit au début de son propos, il se sent désormais "en fin de course". C'est la loi de l'âge, c'est la loi de la condition humaine. Malgré le poids de cet âge, Jean-Pierre Vernant maintient une activité étonnante. Il revenait de Russie, où il avait donné des conférences...

    Pendant plus d'une heure, sans aucune note, avec une concentration constante, dans une parole généreuse, énergique et réfléchie, simple et dense, Jean-Pierre Vernant nous a donc conduits devant ce problème de la belle mort en Grèce ancienne.

    Le héros en Grèce ancienne est celui qui accepte de s'engager totalement dans l'action, dans l'action guerrière, qui accepte de mettre en jeu, en tout moment, ce qu'il a de plus précieux et d'irremplaçable : sa vie. Cette existence ne s'inscrit plus dans l'ordre des compromis, ni des honneurs d'institution. Nous sommes là devant une exigence absolue, qui requiert du héros une droiture totale. Une telle exigence conduit le héros à la mort. Il le sait. Il l'accepte parce qu'il choisit ainsi une belle mort. Une mort qui viendra le prendre dans le plein éclat de sa beauté et de sa force.
   Tel est ce motif obsédant dans la culture grecque : le motif de la belle mort.

   Mais de quoi s'agit-il ? Le héros ne meurt pas pour rejoindre un au-delà divin. Il ne se sacrifie pas non plus pour une cause qui le dépasserait. Il meurt pour que reste de lui une image glorieuse, pour que demeure dans la mémoire des hommes un nom lumineux. Il meurt de cette belle mort, pour ne pas mourir de cette mort anonyme et souvent triste qui est notre lot commun. Car le destin des hommes est de grandir, d'atteindre un moment la plénitude de leur maturité, avant d'être abîmés par la vieillesse et conduits à une mort parfois laide. Le héros choisit cette belle mort pour échapper à la mortalité.
  Jean-Pierre Vernant montre ainsi la résonance métaphysique de cette belle mort. Comme le dit dans l'Iliade le héros Sarpédon, si les hommes ne connaissaient pas la vieillesse et la mort, pourquoi les héros devraient-ils aller chercher cette mort glorieuse dans la fleur de leur âge ? Sarpédon choisit l'inflétrissable gloire pour échapper à ce qui abîme la condition humaine, la vieillesse et la mort. Le héros aime trop la vie pour accepter qu'elle soit dégradée par le temps qui passe et meurtrie par la mort qui vient. Il meurt ainsi pour protester contre la mort. Pour exalter la vie. Pour donner une valeur absolue à l'amour de la vie.

   Ce résumé très rapide ne peut rendre la richesse de l'exposé de Jean-Pierre Vernant, librement déroulé et toujours d'une grande intensité.

   Il était particulièrement impressionnant d'entendre Jean-Pierre Vernant mettre en jeu ces questions si profondes, alors qu'il est lui-même désormais habité par la vieillesse qui lui impose, comme à tous, ses douleurs et ses tristesses. En nous invitant à méditer le sens de cette mort héroïque pour les Grecs, Jean-Pierre Vernant nous faisait sentir à tous qu'il demeurait habité par la passion de la réflexion, et par la passion de la vie.
    Au delà même du propos qui était le sien, mais dans une relation pourtant sensible avec l'objet de sa réflexion, Jean-Pierre Vernant nous invitait ainsi à méditer cette option héroïque grecque. Nous sentions, en l'écoutant, que la dignité des hommes est aussi de suivre jusqu'en son terme naturel le chemin de la vie. La grandeur et l'éclat peuvent être aussi du côté dUlysse...

  … Voilà pourquoi cette conférence fut un grand moment.

 

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Deux pièces antiques, présentées par le Fanal,
Scène Nationale de Saint-Nazaire, 
au Théâtre Jean-Bart, Saint-Marc sur mer

Centre culturel, 33 boulevard Victor Hugo,
BP 150 44600 Saint-Nazaire
Billetterie 02 40 22 91 36


 Le 7 avril, le théâtre du Lierre est venu jouer à Saint-Nazaire
deux de ses créations, Œdipe-roi et Antigone de Sophocle,
dans une mise en scène de Farid Paya.


  Farid Paya dirige le théâtre du Lierre depuis sa création en 1980. Il a réalisé vingt et un spectacles, qui ont été diffusés dans une centaine de villes françaises, et vingt-six pays étrangers.
  Farid Paya a mis en scène Les Troyennes et Thyeste de Sénèque (que nous avions pu voir aussi à Saint-Nazaire). Il vient de jouer pendant plusieurs mois Sophocle : Oedipe, Oedipe à Colonne, Antigone. Le metteur a ajouté à ces trois pièces un Laïos de sa création : ces quatre pièces ont parfois été jouées en continuité : 11 heures de théâtre (8 heures de spectacles et 3 heures d'entracte) : c'était un événement d'une exceptionnelle intensité.

   Le texte de Sophocle est adapté, dans une réécriture à la fois fidèle et inventive, qui est très belle et théâtralement très efficace. Farid Paya donne une grande place à la musique (chœurs polyphoniques a cappella, monodies). C'est une façon de retrouver la dimension chorale de la tragédie grecque. C'est aussi pour le metteur en scène une façon d'intégrer une beauté un peu "étrange" dans ces pièces grecques, sur lesquelles il pose des couleurs venues de l'Orient, du Maghreb, de l'Afrique.

  C'est un spectacle très intéressant, d'une vraie beauté, singulière et parfois saisissante. (Y.T.)

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« Les Dieux dans les images grecques »

une conférence de François Lissarrague

 

   Cent cinquante personnes ont assisté le mercredi 12 avril 2000, au CRDP de Nantes, à une remarquable conférence de François Lissarrague. Cette conférence était organisée solidairement par le CRDP, l'APLG et l'APHG (Association des Professeurs d'Histoire et de Géographie).

   François Lissarrague, directeur d'études à l'Ecole des Hautes études en sciences sociales, est l'un des meilleurs spécialistes des images grecques. Il travaille depuis longtemps avec l'équipe du Centre Louis Gernet, fondé par Jean-Pierre Vernant, qui est l'un des lieux les plus féconds de réflexion sur l'antiquité grecque et romaine. François Lissarague a publié de nombreux livres, a participé à de multiples colloques, expositions, ouvrages. Il vient de signer un livre remarquable : Vases Grecs. Les Athéniens et leurs images (voyez en page
Livres).
  
   Dans un parcours en images, François Lissarague nous a invités à méditer cette présence du divin dans le monde grec, et dans les images des Grecs. L'anthromorphisme est la règle dominante, mais pas absolue. Il faut faire une place à ces statues d'Hermès (les herméia) qui sont faites d'un poteau de pierre, quadrangulaire, animé par la présence d'une tête et d'un sexe. Hermès, le dieu des frontières et des passages, s'impose ici de manière saisissante. Dionysos, le dieu de l'ailleurs, est l'objet de représentations comparables : des poteaux, revêtus d'un vêtement, d'un masque. La présence du dieu peut se montrer dans des têtes de pierre ou dans des sortes de masques de terre cuite. Le sacré excède ainsi la représentation anthormorphique. Il la déborde. D'autres exemples nous le montrent aussi. On voit traditionnellement dans ce que les Grecs appellent des xoana des statues grossières de bois, des statues qu'on imagine archaïques, primitives. Il faut élargir cette représentation : les xoana sont des statues de bois ou de pierre qui sont en effet grossièrement grattées (le verbe xeô signifie gratter), mais qui n'en sont pour autant essentiellement primitives. Ces statues disent que le divin peut être là, dans cette matière presque brute. Et l'on voit alors coexister cette présence presque sauvage du sacré, et ces images célébrant une beauté divine anthromorphique. Le sacré est ainsi doublement défini : dans cette proximité qu'il entretient avec la beauté humaine, avec notre humanité, mais aussi dans cette part d'étrangeté.

  François Lissarague nous invite à poursuivre cette exploration en distinguant les espaces de représentation. Le sacré n'a pas pas la même présence dans les bas-reliefs votifs des sanctuaires et sur les images des vases célébrant le plaisir de la vie, les bonheurs du banquet.

  Les dieux peuvent apparaître dans cette majesté qui les éloigne des hommes : les bas-reliefs que l'on trouve dans les sanctuaires mettent en scène cette supériorité qui fait que les dieux sont plus grands que les hommes. Différentes sont les images des vases que l'on installe dans les maisons, que l'on admire dans les banquets, que l'on offre à des amis, à des parents. Sur ces vases, c'est plutôt la proximité des dieux et des hommes qui se trouve mise en images. Se révèle aussi cette liberté qu'ont les peintres de décliner à leur manière le système très complexe et très ouvert du polythéisme grec.

  Dans la beauté de ces images, une sagesse se donne ainsi à voir, une sagesse grecque qu'on peut dire humaniste, une sagesse légère et grave, gaie et profonde, qui célèbre à la fois la liberté des hommes et l'excellence des dieux.
  
  Dans la matinée de ce même mercredi, François Lissarague avait assuré une première conférence, pour des étudiants en classes préparatoires littéraires au lycée Gabriel Guist'hau, à Nantes. Cette conférence a concerné les rituels de la vie sociale (funérailles, mariage, sacrifice), tels qu'ils sont interprétés dans les images. Ce fut là aussi une séance passionnante !

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« D'après l'antique »

« D'après l'antique », Exposition, 20 octobre-15 janvier 2000. Le Louvre (01 40 20 51 51).

      Le Louvre a réuni une dizaine de chefs d'œuvres antiques (comme la Vénus de Milo ou le Gladiateur Borghèse) et les échos qu'ils ont trouvés au fil des temps dans la sculpture, la peinture, la photographie. Trois cents pièces au total pour donner à voir comment s'est décliné le dialogue avec ces œuvres antiques.

En liaison avec cette exposition,
la publication d'un joli petit livre, La Vénus de Milo, un mythe,
par Dimitri Salmon, Découvertes Gallimard, 49 F.


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